Les provinces se rencontrent à Victoria

Québec - Les premiers ministres provinciaux se rencontreront à Vancouver lundi et mardi prochains en vue de peaufiner une stratégie commune susceptible de convaincre le gouvernement fédéral d'assurer aux provinces un financement stable et accru en santé.

Cette rencontre des premiers ministres provinciaux, annoncée officiellement hier, sera tenue dans le cadre du nouveau Conseil de la fédération, mis sur pied à l'initiative du Québec en décembre dernier à Charlottetown.

Hormis la rencontre fédérale-provinciale du 30 janvier dernier, ce sera la première rencontre entre les chefs de gouvernement provinciaux depuis la création de ce conseil.

Vieille revendication et priorité absolue, les provinces veulent qu'Ottawa assume une plus grande part des frais du système de santé, conformément aux revendications du rapport Romanow, et leur garantisse qu'elles n'auront plus à quémander au gouvernement fédéral des sommes ponctuelles pour boucler leur budget chaque année.

Actuellement, pour chaque dollar dépensé dans les soins de santé par les provinces, 16 ¢ proviennent du fédéral. Les provinces souhaitent que cette part grimpe à 25 %, comme le recommandait le rapport Romanow. Pour obtenir gain de cause, les provinces feront valoir qu'Ottawa engrange des surplus qui se comptent désormais par milliards de dollars.

Lors de leur rencontre avec le premier ministre Paul Martin, le 30 janvier, les premiers ministres des provinces n'avaient pas réussi à convaincre leur homologue fédéral d'augmenter dès maintenant le financement d'Ottawa aux soins de santé.

Au moins deux autres points seront à l'ordre du jour de la rencontre de la semaine prochaine: la création d'un secrétariat du déséquilibre fiscal (alors qu'Ottawa nie l'existence d'un tel déséquilibre) et l'élimination des barrières commerciales interprovinciales.

En substance, le nouvel organisme a un double mandat: servir de forum pour permettre aux provinces de régler leurs différends entre elles et, surtout, tenter de leur donner une force de frappe en vue de négocier désormais d'égal à égal et d'une seule voix avec Ottawa.