Délais d’attente: Barrette augmente la pression sur les médecins spécialistes

Le ministre a affirmé que si les médecins spécialistes n’obtempèrent pas et n’atteignent pas les cibles, ils s’exposeront aux pénalités financières prévues dans la loi, soit une réduction de 30 pour cent de leur rémunération.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le ministre a affirmé que si les médecins spécialistes n’obtempèrent pas et n’atteignent pas les cibles, ils s’exposeront aux pénalités financières prévues dans la loi, soit une réduction de 30 pour cent de leur rémunération.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, accentue la pression sur les médecins spécialistes afin qu’ils atteignent les cibles de réduction de l’attente avant l’échéance de janvier 2018.

Tableaux à l’appui, le ministre Barrette a fait le point mercredi, en conférence de presse, sur les cibles imposées aux médecins spécialistes dans le cadre de la loi 20 en vue de faciliter et d’accélérer l’accès aux spécialistes.

Il remarque que des progrès ont été enregistrés depuis l’entente signée avec la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) en janvier dernier, mais qu’ils demeurent insuffisants pour crier victoire. Il les exhorte donc à accélérer le pas et à redoubler d’efforts.

L’application de la loi 20, décriée par les médecins spécialistes, a été suspendue jusqu’en 2018, pour leur laisser le temps requis de modifier volontairement leur pratique d’ici là, en fonction des exigences de Québec.

Le ministre a réaffirmé mercredi que si les médecins spécialistes n’obtempèrent pas et n’atteignent pas les cibles, ils s’exposeront aux pénalités financières prévues dans la loi, soit une réduction de 30 pour cent de leur rémunération.

Les exigences portent sur quatre volets: la réduction du délai de consultation à l’urgence, l’augmentation du taux de prise en charge à titre de médecins traitants des patients hospitalisés, la priorité à donner aux patients en attente d’une chirurgie depuis plus d’un an et un accès privilégié à assurer aux patients en fonction des priorités cliniques.

Les premiers résultats indiquent que, du 1er janvier au 30 juin, le nombre de patients en attente d’une chirurgie depuis plus d’un an est passé de 7009 à 4995.

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2 commentaires
  • Francois Cossette - Inscrit 17 août 2016 14 h 21

    Un systeme malade et non pas pour ceux-ci

    Attente d'une chirurgie depuis plus d'un an

    W O W on est vraiment le tier monde. Et le pire c'est ou on veut aller et non pas d'ou on part. Une mechante de bonne publicite pour la medecine privé.

  • François Dugal - Inscrit 17 août 2016 22 h 53

    Le nouvel orthographe médical

    Pression devient Pre$$ion.