Les turbulences du Brexit ne nuisent pas au projet souverainiste, dit Ouellet

La députée de Vachon Martine Ouellet
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La députée de Vachon Martine Ouellet
Les turbulences liées au Brexit ne nuisent pas au projet de référendum dans un premier mandat, a déclaré jeudi la candidate à la direction du Parti québécois Martine Ouellet.

Mme Ouellet a affirmé que l’impact de la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne (UE), source d’instabilité politique et économique, est temporaire.

Selon la candidate, la courte victoire de la campagne du «Leave», avec 52 % des votes, ne provoque pas de turbulences supplémentaires.

Mme Ouellet a estimé que la population de Grande-Bretagne a su s’affranchir du discours corporatiste des milieux financiers qui prônaient le statu quo.

La candidate a fait valoir que la banque centrale britannique avait prévu des réserves de liquidités pour absorber les turbulences des marchés financiers.

Mme Ouellet a rencontré la presse, jeudi, pour présenter son plan d’action préélectoral qui servirait à préparer le terrain pour un référendum sur la souveraineté dans le premier mandat d’un gouvernement péquiste.

Aucun des autres candidats ne s’est engagé, jusqu’ici, à consulter la population sur l’indépendance du Québec après la prochaine élection.

Mme Ouellet a souligné jeudi la force économique de la Grande-Bretagne pour passer à travers le processus de sortie de l’UE.

«Je pense que tout ça va se placer, je pense que les différents acteurs qui ont des intérêts à protéger se manifestent actuellement, comme ils se sont manifestés», a dit Mme Ouellet dans un point de presse dans les jardins de l’Assemblée nationale.

À la Bourse de Londres, l’indice FTSE 100 était en hausse, jeudi, après avoir rebondi mercredi et réalisé sa plus forte performance en près de cinq ans.
 
9 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 30 juin 2016 14 h 24

    Martine devrait nous donner son point de vue sur les traités de libre-échange

    Au lieu de commenter une joute extérieure, pourquoi Mme Ouellet ne nous donne-t-elle pas son point de vue sur les traités néolibéraux de libre-échange dont le PQ a été un des principaux acteurs lors de la signature de l'ALÉNA et qu'il voulait maintenir lors du référendum de 1995?

    Ces traités néolibéraux qui réduisent la souveraineté des États et le pouvoir démocratique des citoyens au profit d'ententes commerciales supra-nationales.

    Christian Montmarquette

    Référence:

    COURSE À LA DIRECTION DU PQ :

    Qui a peur de dénoncer les mégatraités de néolibre-échange?

    14 juin 2016 | Jacques B. Gélinas - Le Devoir

    " Quels sont les enjeux criants de la conjoncture actuelle ? Trois nous sautent à la figure : 1) notre habitat terrestre fragilisé par le réchauffement climatique et la dégradation de l’environnement ; 2) l’État social et les services publics en voie de démantèlement par les affairistes au pouvoir ; 3) la justice et la paix sociale mises en péril par le creusement des inégalités au sein de la nation et entre les nations.

    Ces problèmes affichent une cause commune : le néolibéralisme. Le néolibéralisme, c’est la primauté du marché sur le politique.."

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/473315/qu

    .

  • Gilles Théberge - Abonné 30 juin 2016 14 h 52

    C'est ça la turbulence des... fluides!

    Voilà! : «À la Bourse de Londres, l’indice FTSE 100 était en hausse, jeudi, après avoir rebondi mercredi et réalisé sa plus forte performance en près de cinq ans».

    Les bonhommes sept heures peuvent aller se rhabiller.

  • Colette Pagé - Inscrite 1 juillet 2016 09 h 20

    Le Brexit = Inquiétude grandissante des électeurs québécois !

    Se pourrait-il que le nombre des électeurs inquiets des conséquences d'un vote en faveur de l'indépendance du Québec ne fasse qu'augmenter en constatant les turbulences découlant du Brexit sans oublier le résultat des prévisibles difficiles négociations de sortie et des négociations de des deux ans avec l'UE ?

    Déjà l'UE a manifesté son intérêt à agir vite pour se débarrasser de son turbulent partenaire. Ce qui n'augure rien de bon pour le Royaume Uni qui, tout en coupant ses liens, espère retirer le maximum de l'UE.

    Par contre au Québec, face à la détermination de Martine Ouellet, une interrogation se pose : au risque de devenir la risée de la planète les Québécois peuvent-ils refuser à trois reprises de prendre leurs affaires en mains et d'accéder au rang d'État ? À cette question, la réponse est négative.

    Delà l'importance de ne pas agir avec précipitation et de suivre la voie proprosée par JF Lisée. Une proposition reposant sur la raison et le gros bon sens et qui prépare le changement.

    Autrement, il ne faut pas se leurrer : le PLQ aiguisera à nouveau ses couteaux de la Peur. Dans ce contexte et sans obligation de rendre compte de son mandat, il est raisonnable de penser que le Gouvernement Couillard sera réélu avec à la clé la CAQ comme partie d'opposition.

    Avec la proposition Ouellet du référendum dans le premier mandat, le PQ peut-il sans coup férir accepter de devenir la troisième opposition ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 1 juillet 2016 09 h 34

      À Claude Gélinas,

      "Face à la détermination de Martine Ouellet, une interrogation se pose : au risque de devenir la risée de la planète les Québécois peuvent-ils refuser à trois reprises de prendre leurs affaires en mains et d'accéder au rang d'État ? À cette question, la réponse est négative." - Claude Gélinas

      Cette prémisse est purement spéculative et ne sert encore que de repoussoir référendaire.

      On a déjà deux référendums au Québec, et on parle d'un troisième.

      - Qu'est-ce qui nous empêcherait d'en faire 5 ou même 10 s'il le faut?

      Peut-être que justement le problème a été d'être demeuré 20 ans sans en faire, et sans relancer immédiatement la chose en 1996 après avoir été si près du but?

      - Ne dit-on pas, qui risque rien n'a rien?

      Et bien rien.. C'est exactement ce que nous avons.

      - Ne vous fiez donc pas au No 2 du faussoyeur de l'indépendance Lucien Bouchard et ses conditions gagnantes pour vous forger une opinion.

      Christian Montmarquette

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 2 juillet 2016 01 h 09

      - Qu'est-ce qui nous empêcherait d'en faire 5 ou même 10 s'il le faut?
      ( M. Montmarquette ).

      Si tu es rendu au 10ième référendum en quelques décennies, c'est parce que tu en as perdu déjà neuf.

      Ça donnerait le message que le Canada attend, que ce serait devenu hors d'ordre, obsolète, rejetée sans plus de discussions nécessaires, la sécession du Québec.

      Vaut mieux peaufiner encore plus l'argumentation indépendantiste avant d'en appeler de nouveau au peuple. Là dessus M.Lisée et M. Cloutier ont raison.

      Et ce qui préoccuppe les peuples occidentaux, c'est malheureusement presque juste l'économie. Alors il faut d'abord démontrer qu'un Québec souverain ne touchera pas au train de vie consumériste des ses citoyens. C'est...ainsi.

      Ensuite la culture française spécifique à nous et la différence du québécois avec un Canada à la Harper et Trudeau seront prises en compte.

      Les indépendantistes québécois s'accordent sur le principe de pays, mais malheureusement se divisent à savoir si l'avènement du pays passe en premier, et pour d'autres si la défense du 99% passe avant l'idée d'un pays, ou si les deux doivent passer en même temps, ou si un seul de ces principes prévaut pour dans un premier temps faire notre pays.

      Nous en sommes là dans nos divisions. En attendant nous sommes canadiens, ce qui n'est '' quand même pas le goulag'' comme disait René Lévesque. Prenons le temps de bien faire la chose.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 2 juillet 2016 07 h 06

      «Vous forger une opinion.»
      Forgez votre propre opinion.
      Ça fait deux fois qu'on est d'accord. Y a de l'espoir.

      Brian Miles ce matin écrit que ceux qui dénigrent les deux côtés du vote de Brexit se trompent, que ce n'est que du salissage. Quand la poussière et la boue tomberont, nous verrons mieux ce qui se passe. À tête reposée, nous constaterons que, finalement, le lancée de boue et l'éparpillage de poussière n'est pas constructif. Il semble même que la «jeunesse» s'est plus abstenue que de voter pour rester. Je jurerais tout autant que dans les gros lards buveurs de bière et joueurs de golf, il y en a qui ont voté pour partir.
      Ah ! Ces anglais, ils ont toujours quelque chose à nous apprendre.
      Moi... si j'avais les sous, j'irais faire un tour en Angleterre pour leur demander individuellement «Avez-vous fait votre choix personnellement, ou si vous avez suivi quelqu'un sans y penser ?»
      «Avez-vous agit ou réagit ?» «Avez-vous mené ou suivit ?»

      Il semble enfin de plus en plus clair et évident que des «blocs monolithiques à une seule idée et une seule raison» ça n'existe pas chez les humains et que malgré qu'il y ait des «groupes» qui supporte ce genre de philosophie, nous n'y sommes pas obligés. Y a un truc, qui a été inventé il y a fort longtemps, qui se nomme le «libre arbitre» et qui fonctionne en toutes occasions et sur tous les sujets. Quelqu'un pourra vous dire à l'infini que vous avez tort, mais ce ne sera toujours qu'à «son point de vue»; qui n'est finalement pas plus valable et n'a pas plus de poids que le vôtre.

      Merci et bonne journée. Ce fut un plaisir.
      (Pourquoi je vous réponds si souvent M. CM ? Parce que je n’ai pas besoin de votre permission. Et je ne me souviens pas de vous avoir dit de ne plus écrire. La liberté de presse, vous connaissez ? Moi, j'y crois.)

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 juillet 2016 12 h 58

      " Vaut mieux peaufiner encore plus l'argumentation indépendantiste avant d'en appeler de nouveau au peuple. " - Jean-Guy Mailhot

      - Hahaha!

      Nous en serons à 25 ans minimum sur le bouton d'attente avec le PQ avant d'en avoir un autre! Si le PQ n'est pas argumenté sur son Article Un après 50 ans d'existence, il ne le sera jamais!

      - Que le PQ commence donc nous expliquer donc pourquoi il n'a ni constesté le référendum volé de 1995, ni relancé la joute alors qu'il était si près du but!

      Comme dit le proverbe, il n'y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir!

      - Cm

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 juillet 2016 13 h 02

      " Pourquoi je vous réponds si souvent M. CM ? " - Pierre Lefebvre

      Je ne vous empêche pas de me parler. Je vous ai demandé pourquoi vous me lisez et entrenez sans cesse la discussion avec moi, alors que vous prétendez que mes écris vous endorment ?

      - Cm

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 2 juillet 2016 15 h 55

      «entrenez sans cesse la discussion avec moi, alors que vous prétendez que mes écris vous endorment ?»

      Je vous ai même écrit l'Histoire humaine depuis 8000 ans et vous tiquez sur «Zzzzz» ?

      Quand on fixe le doigt qui pointe la lune, on manque le spectacle céleste.

      PL