Lisée et St-Pierre Plamondon officiellement en lice

Le militant souverainiste Paul St-Pierre Plamondon a récolté les 1500 signatures nécessaires pour officialiser sa candidature.
Photo: David Afriat Le Devoir Le militant souverainiste Paul St-Pierre Plamondon a récolté les 1500 signatures nécessaires pour officialiser sa candidature.

C’était au tour des candidats à la direction du Parti québécois Jean-François Lisée et Paul St-Pierre Plamondon de lancer officiellement leurs campagnes respectives, dimanche. Tandis que le premier a abondamment évoqué ses convictions souverainistes dans son discours, le second s’est davantage attardé à la lutte contre l’« austérité libérale » et à la nécessité pour le PQ de regarnir ses rangs.

M. Lisée avait choisi de lancer sa campagne dans sa ville natale, Thetford Mines, tandis que c’est devant la permanence du PQ, avenue Papineau à Montréal, que M. St-Pierre Plamondon a fait son entrée en scène. Si le député de Rosemont a déjà dépassé les 1500 signatures nécessaires et versé les 20 000 $ exigés par la formation d’ici à la fin août, l’avocat et auteur de l’essai Les orphelins politiques a pour sa part reconnu qu’il lui restait toujours à amasser les fonds nécessaires.

Dans son discours, M. Lisée a notamment fait allusion à ses convictions souverainistes, qui sont devenues de plus en plus fortes au fil du temps. Il a expliqué qu’elles l’ont poussé à en arriver à un grand constat. « Je me suis dit que l’expérience québécoise ne peut être complètement admirable que si elle se libère de ses sabots de Denver que sont l’appartenance au Canada, le compromis constant », a-t-il martelé.

Dans un même élan, il a indiqué que « la chose la plus porteuse, la plus libératrice » pour le Québec serait de devenir « son propre patron ».

La fin de l’austérité

Il a été très peu question d’indépendance dans le discours de Paul St-Pierre Plamondon, qui a affirmé qu’il était « primordial » pour le PQ et le Québec de « retrouver » leurs valeurs sociales-démocrates. « On va revenir aux valeurs traditionnelles du PQ, a-t-il promis. Parce que l’héritage de René Lévesque a été trahi ces dernières années. »

« Il faut se ressaisir et reconnecter le PQ aux Québécois. »

Celui qui se fait surnommer « PSPP » s’est engagé à être à l’écoute de la population, notamment dans l’élaboration de sa plateforme politique. Il est ainsi possible de se prononcer sur différents aspects de celle-ci au moyen d’une application mobile mise en ligne dimanche.

L’ex-députée Suzanne Tremblay a elle aussi pris la parole afin de soutenir le candidat, qui se présente contre les ex-ministres Martine Ouellet, Alexandre Cloutier, Véronique Hivon et Jean-François Lisée pour succéder à Pierre Karl Péladeau. « C’est très rare au PQ qu’on voit [aussi] peu de cheveux blancs dans une foule. Je suis très fière. Je souhaite que cela suscite de l’adhésion », a-t-elle déclaré.

L’ancienne élue a déploré la tenue de seulement deux débats dans la présente course, jugeant qu’il aurait été préférable pour le bien du parti d’en organiser davantage. Le prochain chef du PQ sera élu en octobre prochain.

 

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