Hivon veut un Québec libéré du pétrole d’ici 2050

Véronique Hivon jette les bases d’un vaste programme visant à affranchir le Québec de sa dépendance au pétrole pour 2050.

Candidate à la direction du Parti québécois (PQ), la députée de Joliette a choisi la Maison du développement durable, au centre-ville de Montréal, pour dévoiler le premier volet de son plan qui met l’accent sur la qualité de vie des familles, dimanche.

Mme Hivon ne souhaite rien de moins que de « réinventer nos milieux de vie », en plaidant pour une révision en profondeur des aménagements urbains, en concertation avec les villes. L’objectif sera de réduire les déplacements en automobile, si l’on veut, selon elle, réussir la transition et s’affranchir du pétrole. Celle qui est contre des projets pétroliers comme celui en cours à l’île d’Anticosti favorise plutôt des projets en transport en commun ou transport alternatif, et l’implantation de mesures concrètes dans le monde du travail.

« Nous mettrons en place, a affirmé Mme Hivon, une norme pour permettre aux personnes dont les emplois s’y prêtent de pouvoir faire du télétravail au moins une journée par semaine à la maison, ce qui réduira les déplacements. Et quand on aura tous les pouvoirs d’un pays, on pourra obliger les entreprises de communications à déployer des réseaux à large bande sur tout le territoire québécois, ce qui d’ailleurs facilitera le télétravail », a-t-elle ajouté.

Réduire la facture de transport

Mme Hivon prend aussi parti pour les petits commerces et des services publics de proximité. « Nous soutiendrons également l’établissement de commerces de proximité (pour éviter les déplacements systématiques vers les grandes surfaces) tout en misant sur la localisation des édifices de services publics au coeur des villes et villages », a-t-elle insisté.

Mme Hivon croit qu’une série de mesures « efficaces » permettra aux familles de réduire dans leur budget les sommes qui vont dans la colonne « transport ». « Les transports sont une clé essentielle. Je nous donne d’ailleurs comme objectif de réduire la part du revenu des ménages consacré au transport d’ici 2030 de 20 % à 15 %. Présentement, les gens sont pris dans la circulation, les transports sont un véritable casse-tête », a-t-elle analysé.

Pour financer cette panoplie de mesures, la députée du Parti québécois préconise une fiscalité novatrice. « Mon plan prévoit des mesures fiscales pour soutenir les municipalités, une fiscalité innovante qui va faire en sorte que ce sera payant pour les municipalités d’avoir des milieux de vie adaptés au transport, des zones amies des transports collectifs. Déjà, les gens ont soif de ça », a-t-elle indiqué en entrevue.

Sa stratégie prévoit donner un coup de pouce de 100 millions de dollars aux municipalités.

 

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