La petite histoire des démissions à l'Assemblée nationale

Photo: Le Devoir

Démissionner avant la fin de son mandat est-il un phénomène nouveau ? Nous avons fouillé dans l'histoire de l'Assemblée nationale pour retrouver tous les députés démissionnaires.

Un tour dans les annales de l'Assemblée nationale jette un éclairage différent sur les démissions des députés en cours de route.

En quittant son poste cette semaine, Bernard Drainville a rejoint les rangs des 214 de ses prédécesseurs qui sont partis en cours de législature. 

Si l'on exclut ceux qui ont démissionné avant le début de leur législature, Mario Dumont reste le député au mandat le plus court: il a annoncé son départ quelques semaines après une cuisante défaite de son parti, l'Action démocratique. Il s'agissait de son cinquième mandat d'affilée. 

Explorez notre graphique interactif:

 
 
Méthodologie 
 

Le pourcentage du mandat est calculé en prenant la date de démission par rapport à la durée de la législature (ouverture et dissolution de la chambre).

 

Les députés affichant zéro pour cent ont démissionné avant le début de la législature.

 

Pour la législature actuelle, la fin a été établie à la date prévue des élections (1er octobre 2018).

 

Le nombre élevé de démissions pour la période entre 1871 et 1875 découle de l'abolition du double mandat qui permettait à un élu de siéger à Québec et à Ottawa en même temps. En janvier 1874, 8 des 12 doubles mandataires québécois ont préféré la Chambre des communes à l'Assemblée législative québécoise.


En collaboration avec Polytechnique Montréal