Philippe Couillard évacué de la veillée pour les victimes d'Orlando

Un homme qui livrait un discours à la foule aurait crié «Viva la revolucion!» avant de lancer un objet vers le premier ministre. <br />
 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Un homme qui livrait un discours à la foule aurait crié «Viva la revolucion!» avant de lancer un objet vers le premier ministre. 
 
L’homme qui s’en est pris au premier ministre Philippe Couillard lors d’une vigie organisée jeudi soir dans de village gai de Montréal n’avait pas été invité à l’événement. Les organisateurs de la soirée de solidarité envers les victimes de la tuerie d’Orlando, qui l’ont laissé parler par souci d’inclusion, se sont désolés de voir leur cérémonie occultée par un événement violent.

Vers 20 h 20, après avoir livré une allocution à la foule rassemblée au parc de l’Espoir, l’homme aurait tenté de s’en prendre au premier ministre en lançant un objet, a rapporté la Sûreté du Québec (SQ). Philippe Couillard n’a pas été blessé, mais il a rapidement été escorté hors de la foule par sa garde rapprochée.

L’agresseur serait Esteban Torres, un individu qui se décrit, dans un texte publié dans le quotidien Métro, comme un « activiste trans de 19 ans ». Il a notamment participé à la commission parlementaire sur le projet de loi 35, qui visait à modifier la réglementation sur le changement de mention de sexe.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le militant Esteban Torres a été arrêté par la Sûreté du Québec.

Adepte du Pink Bloc

M. Torres serait également un adepte des tactiques du Pink Bloc, une action collective queer opposée à la catégorisation des genres. « On a négocié toute la semaine avec le groupe [qui adopte le Pink Bloc] et on nous avait promis que ça allait bien se passer », s’est désolé Jean-Sébastien Boudreault, de Fierté Montréal. Le fondateur de Collectif Carré Rose, Louis-Alain Robitaille, a aussi dénoncé un geste agressif et opportuniste. « On a gâché un événement de paix avec un acte violent », s’est-il désolé.

Esteban Torres ne faisait pas partie des orateurs qui avaient été invités à prendre la parole pour l’événement. « C’est une personne trans, c’est une cause qui nous tient à cœur, alors on l’a laissé parler pour être inclusifs », a expliqué M. Robitaille. « Il s’est servi de sa position pour essayer d’attaquer le premier ministre », a-t-il dénoncé. « On se sent un peu trahis par tout ça, parce que c’était tellement un bel événement », a ajouté Jean-Sébastien Boudreault. « Notre message [comme organisation] est de répondre à la violence par l’amour, par la paix. »

Sur sa page Facebook, Esteban Torres a partagé plusieurs images en soutien aux victimes d’Orlando. Sous ces images, des internautes ont exprimé leur désaccord avec le geste qu’il aurait posé. La SQ, qui n’a pas identifié l’agresseur, a fait savoir jeudi qu’il était encore « trop tôt pour s’avancer sur la nature des chefs d’accusation auxquels le sujet pourrait faire face ».

Des centaines de personnes s’étaient réunies à l’appel du Collectif Carré Rose et de Fierté Montréal pour dénoncer l’homophobie, le racisme et le sexisme.
7 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 17 juin 2016 01 h 34

    L'obéissance et la liberté quelle affaire

    Encore un autre qui a pensé que son heure était arrivé, la liberté ne convient pas a tous les gens, offrir la liberté et demander l'obeissance est souvent mortel, on ne peut demander facilement c'est deux attitudes opposées, voila la grande problématique depuis que le monde est monde, a moins d'etre suffisamment intelligent pour pouvoir passer facilement de l'un a l'autre

  • Michel Lebel - Abonné 17 juin 2016 05 h 23

    Sécurité?

    Cet incident me laisse pour le moins perplexe devant le ''sérieux'' de la sécurité qui entoure le premier ministre. Quand je le compare à ce qui a été fait pout Obama et Biden le même jour à Orlando... Vraiment perplexe!

    M.L.

  • Jean-Marc Simard - Abonné 17 juin 2016 06 h 43

    Pas surprenant...

    Le mal attire le mal...

    • Michel Lebel - Abonné 17 juin 2016 09 h 22

      @ Jean-Marc Simard,

      Pourriez-vous préciser votre pensée? Quel mal attire quel mal? Merci.

      M.L.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 17 juin 2016 14 h 06

      Seulement un libéral ne peut comprendre

    • Michel Lebel - Abonné 17 juin 2016 21 h 50

      @ Jean-Marc Simard,

      Dois-je conclure que vos propos sont assez proches de propos haineux? Si tel est le cas, j'en suis peu édifié comme je ne suis pas édifié que Le Devoir les ait publiés. Fin.

      M.L.

  • Donald Bordeleau - Abonné 18 juin 2016 23 h 31

    Intégration un laisser aller avec le multiculturalisme.

    On banalise le carnage de la Polytechnique comme celui de Orlando en parlant de crimes contre les femmes et les gays.

    Messieurs Coderre et Couillard n'osent pas nommer un minou un chat.


    Devant la montée de l'intégrisme islamiste , le gouvernement Trudeau devra revoir la charte des droits et liberté.


    Il ne faut pas faire d’amalgame entre les musulmans et les extrémistes selon Monsieur Couillard.

    Il est dommage que Monsieur Couillard ait été «Arrogance, avoir un ton moralisateur et en faisant un amalgame douteux», par une charge partisane au congrès du PLQ contre ses adversaires du PQ et de la CAQ en faisant preuve d’intolérance et de xénophobie.

    Multiculturalisme une aberration sur les droits collectifs.

    Le multiculturalisme du Canada et sa Charte des droits et liberté telle qu'interprété par la Cour suprême, conduit à cette aberration où le communautarisme se substitue à la Nation pour justifier des droits selon la religion et non pas selon l'appartenance à une Nation.
    Seule, la laïcité de l'État garantit cette neutralité.


    Comme Monsieur Couillard qui parlait que l'intégrisme était un choix personnel et qui disait d'appeler un numéro de téléphone pour dénoncer. Cela est de l'angélisme pour ne rien faire. Il faudra examiner tout les aspects de l’intégration des nouveaux arrivants et vraiment revenir à une Charte de la Laïcité pour éviter les dérives que l’on connaît.

    Donc les politiciens doivent éviter de se mettre à risques comme ont fait Couillard et Coderre.