La CAQ perçoit de vives tensions au sein du gouvernement libéral

Des députés libéraux préparent une fronde contre le premier ministre Philippe Couillard, soutient la Coalition avenir Québec (CAQ) à la suite de l’annonce d’une réunion spéciale du caucus du Parti libéral du Québec (PLQ) lundi soir.

En conférence de presse vendredi matin, le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, a affirmé qu’il s’agissait du « caucus de la discorde ». Plusieurs élus libéraux lui ont fait part de leur mécontentement par rapport aux positions du gouvernement sur plusieurs enjeux, a-t-il rapporté.

« Il y en a plusieurs qui nous parlent et qui nous disent que cela n’a pas de sens, la façon dont leur premier ministre travaille, a déclaré M. Bonnardel. Plusieurs députés, selon ce qu’on entend, ce qu’on voit, mettent en doute certainement le leadership du premier ministre. »


Députés divisés?

Selon M. Bonnardel, ces députés se plaignent de ne pas avoir le droit de parole et désapprouvent le gouvernement sur le projet de loi 100, qui vise à encadrer Uber, le projet de loi sur le registre des armes à feu, le virage vert du premier ministre concernant les hydrocarbures à l’île d’Anticosti, ainsi que la gestion de la crise au ministère des Transports.

Pour sa part, le premier ministre a justifié la tenue de ce caucus exceptionnel. Il a dit que ce n’était pas une occasion de laver son linge sale en famille ou d’apaiser son aile parlementaire. C’est tout simplement une bonne idée, a indiqué M. Couillard.

« On s’est rendu compte que dans nos caucus quotidiens, on n’a que très peu de temps pour de bonnes discussions politiques », a déclaré M. Couillard en marge d’une annonce à Saguenay vendredi matin.

« On sent le besoin d’avoir ce genre de rencontre de façon régulière. […] Là, on va se donner amplement le temps de discuter de la situation politique, de la fin de session, des priorités de cette session et de la prochaine session, et de tout autre sujet que les députés voudront aborder. Un caucus où tout le monde peut s’exprimer est absolument essentiel. »

Il a renouvelé sa confiance envers son chef de cabinet, Jean-Louis Dufresne, attaqué par l’opposition pour son rôle dans la crise qui a frappé le ministère des Transports. « C’est un homme qui est excessivement dévoué au Québec, a dit le premier ministre au sujet de son ami. Ce n’est pas un rôle facile. »

5 commentaires
  • René Lefèbvre - Inscrit 27 mai 2016 14 h 54

    Le virage vert de M. Couillard ?

    L'article ci-haut nous dit que le caucus du PLQ reproche au Premier Ministre Couillard "... son récent virage vert." Pourtant, la population québécois ne demande-t-elle pas que son chef soit plus vert et moins à genoux devant les pétrolières que le gouvernement précédent ?

    M. Couillard n'a-t-il pas affirmé récemment, devant les journalistes, "... que le saccage d'Anticosti par les pétrolières ne porterait pas sa signature ? Écoutera-t-il les anciens qui persévèrent à subventionner ceux qui cherchent du pétrole made in Québec ou leur dira-t-ils enfin que les temps ont changé et que les mentalités aussi doivent changer ?

    M. Couillard saura-til inspirer ses troupes à vouloir se dépasser et prendre une autre voie plus axée sur la protection des habitats et des sites naturels pour les générations à venir ? L'histoire retiendra-t-elle qu'il fut celui qui donna le coup de grâce aux fracking et aux amoureux du "drill baby drill" québécois ? Nous verrons, nous verrons...

  • François Dugal - Inscrit 27 mai 2016 16 h 16

    Les vrais soldats

    Dans l'ancien temps, c'était admirable de voir défiler le PLQ en ordre de bataille. Drapés dans une discipline militaire sous les ordres d'un général habile dont les ordres n'étaient jamais remis en cause et exécutés sans états d'âmes.
    Je ne reconnais plus aujourd'hui cette troupe d'élite qui a acquis tant de victoires dans les campagnes électorales. Mais où sont donc passés les vrais soldats, aguerris au combat, obéissant au doigt et à l'œil? Ne me dites pas que la jeunesse montante outremontaise suit le mauvais exemple du PQ, un gang de "Brutus" indisciplinés au couteaux effilés prêts à attaquer de dos, les lâches, leur éphémère chef.
    Il faut exclure immédiatement ces hurluberlus inconséquents coupables de haute trahison envers l'autorité des "hautes instances du parti".
    "Ô tempora, ô mores", (quels temps, quelles mœurs), se serait exclamé Jules César, dans la langue de Jules César, qui s'y connaissait, lui, en vrais soldats.

  • Guy Lafortune - Inscrit 27 mai 2016 17 h 07

    Mieux que celles du PQ.

    Mieux que les plaies ouvertes au grand jour du PQ!!!

  • Donald Bordeleau - Abonné 27 mai 2016 18 h 30

    L'omerta à la Gérald Tremblay comme Monsieur Couillard a fait sienne cette semaine.

    Ca va brasser pour les nombreux problèmes à la santé ou des employés se retrouvent avec comme bureaux leur téléphones intelligent. Pour les médecins qui quittent des fonctions pour aller dans un secteur plus stable.

    Les multiples cas de Burn Out des employés de la santé en arrêt de travail ou les absences se chiffrent jusqu'à 10%.

    De plus au MTQ, le plus gros donneurs de contrats, on perd un peu le contrôle car le contracteur se fait alloué un contrat sans plan préalable qui laisse toutes les lattitudes pour des augmentations de coûts et extras.

    Aussi beaucoup de problèmes de gestion de l'informatique et des achats au plus coutant.

  • Patrick Daganaud - Abonné 27 mai 2016 18 h 58

    Caucus de la chute extraordinaire


    Il faut décoder le vrai sens sous les mots et ne retenir que les importants : « caucus extraordinaire au manoir du parc de la chute Montmorency » se traduit par :
    caucus de la chute extraordinaire.

    Le caucus commencera, nous dit-on de source libérale nécessairement mal informée, par une douche collective, sous la chute, lors de laquelle les députés vont se faire savonner par leur chef.

    Mais ne nous illusionnons pas: très vite convaincus par Barrette qu'une douche froide suffit par session, les libéraux sortiront tout guillerets de ce lavage de linge, corps et esprits sales en famille.

    Couillard abandonnera le savon pour le gaz liquéfié qui, aux libéraux, sert de cervelle économique, gaz avec lequel il fera solennellement le plein de ses députés et, à la fin tout baignera dans l'huile du carré de sable bitumineux aménagé pour la circonstance.

    Ce sera le happening de la grande réconciliation.
    Les députés «hagards-y-hardis» attendront les délices du prochain savonnage par leur chef.