Alexandre Cloutier promet de réaliser six «actions fondatrices»

Le candidat à la course à la chefferie du Parti québécois, Alexandre Cloutier
Photo: Jacque Nadeau Le Devoir Le candidat à la course à la chefferie du Parti québécois, Alexandre Cloutier
Le candidat à la direction du Parti québécois, Alexandre Cloutier, propose six « actions fondatrices pour l’État du Québec » dont l’adoption d’une constitution et la création d’un Conseil constitutionnel québécois.

Ce Conseil constitutionnel, dont il existe des exemples en France, en Allemagne ou en Suisse, fournira des avis au gouvernement comme lui en fournissent déjà la Cour d’appel, dont les juges sont nommés par Ottawa, ainsi que les juristes de l’État. Pour Alexandre Cloutier, ce conseil constitutionnel a force de symbole en jetant les bases de l’indépendance judiciaire du Québec.

Parmi les autres actions envisagées, on note l’adoption d’une déclaration d’impôt unique ainsi que l’application de la Loi 101 aux entreprises de compétence fédérale comme les banques et les entreprises de télécommunications.

En outre, Alexandre Cloutier reprend deux propositions qu’il avait formulées lors de la course à la chefferie en 2015, soit de mettre fin au financement du lieutenant-gouverneur et d’abolir le serment d’allégeance à la reine d’Angleterre que doivent prêter les députés lors de leur assermentation.

Imitant la démarche qui a conduit l’Écosse à son référendum sur son indépendance, le candidat promet de rendre public, d’ici la fin de l’année 2017, un document étoffé qui présentera les avantages de l’indépendance et une liste de questions et réponses sur le projet de pays.

Ce n’est qu’à l’approche des prochaines élections de 2018 qu’on saura si le PQ dirigé par Alexandre Cloutier s’engagera ou non à tenir un référendum sur l’indépendance au cours du premier mandat de gouvernement. Ce référendum portera sur un projet clairement défini, a précisé le candidat, accompagné d’un projet de constitution d’un Québec indépendant.
  
6 commentaires
  • - Inscrit 27 mai 2016 13 h 31

    Un début ...

    Je crois que c'est un bon début dans la voie de projets concrets.

    Toutefois j’espère que ces mesures seront précisées.

    Surtout, il en faudra beaucoup plus allant dans le sens de la réforme de la démocratie, de l’appareil de l’État, de la citoyenneté, de l’économie mixte et du modèle québécois. Et, plus important encore, un projet de politique sociale qui soit en totale rupture avec les politiques néolibérales de la CAQ et des Libéraux.

    Il faut une nouvelle révolution tranquille et revoir des pans entiers de l’État québécois et ses institutions. D'énormes chantiers sont nécessaires pour remettre le Québec sur ses pieds après 15 ans de louvoiement.

    C’est à ce prix seulement qu’on pourra démontrer la nécessité tangible, d’avoir pour le développement du Québec, un État indépendant à notre mesure et pour nos besoins.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mai 2016 17 h 42

      À Georges Hubert

      "Plus important encore, un projet de politique sociale qui soit en totale rupture avec les politiques néolibérales de la CAQ et des Libéraux." - Georges Hubert

      Je suis bien d'accord avec vous là-dessus et ça fait plaisir à entendre.

      Mais c'est non seulement contre nature pour un parti néolibéral comme le PQ l'est devenu, mais non crédible de la part du Parti québécois où les engagements sociaux de 2012 n'ont pas plus tenu parole que la parole d'un vendeur de chars usagés.

      Triste à dire peut-être.. Mais c'est l'épreuve de la réalité qui le confirme.

      Quand on sait que le Parti québécois avait la lutte à la pauvreté à son programme en 2012, alors qu'il a encore coupé 4000 chèques d'aide sociale lors de son dernier mandat.

      - Que dites-vous de ça, M. Hubert..?

      Après 20 ans de virage néolibéral, vous n'avez toujours pas compris et vous leur faites encore confiance, vous?

      La stratégie péquiste est pourtant bien simple.

      Courtiser à gauche et gouverner à droite.

      Et essayer de rafler des votes des deux côtés de la clôture en bernant la gauche d'élections en élections.

      À un moment donné ça suffit l'abus de confiance!

      Christian Montmarquette

  • Jean Jacques Roy - Abonné 27 mai 2016 14 h 54

    Quel autre parti a autant de porte-voix!

    C'est la question que je me pose depuis un certain temps.

    Comment se fait-il qu'au Québec, depuis de nombreuses années, le parti québécois ait réussi à instrumentaliser les journaux (particulièrement Le Devoir) et en partie RC francophone comme porte-voix de sa propagande et des programmes des candidats à la chefferie!

    J'ai comme l'impression que les membres du PQ prennent connaissance des positions de leurs chefs et de leur parti... en lisant Le Devoir ou en écoutant certains programmes de la radio et de RDI! Mis à part le parti au pouvoir, je ne crois pas qu'aucun autre parti au Québec ne reçoit un traitement de faveur aussi marqué que celui réservé au PQ! Certainement pas lorsque les partis ont à élire leur prochain chef!

  • Michel Blondin - Abonné 27 mai 2016 15 h 01

    Une déclaration d'intention de l'Assemblée nationale

    Pour rendre les choses claires, il serait souhaitable que tous les candidats à la chefferie s'engagent, si aux commandes de l'État, à adopter une résolution déclarant l'intention de l'Assemblée nationale de faire du Québec un pays et qu'en conséquence des gestes seront posés pour que cela advienne.

  • Guy Lafortune - Inscrit 27 mai 2016 16 h 12

    Vive la France!

    Commence donc par gagner une, une élection!!!

  • Pierre Desautels - Abonné 27 mai 2016 17 h 57

    Des coups d'épée dans l'eau...


    Aucune de ces propositions n'a de chance d'être mise en vigueur dans le système actuel et elles n'auront qu'une valeur symbolique...