MTQ : Annie Trudel déplore « les multiples résistances »

Annie Trudel, l'analyste embauchée par l'ex-ministre aux Transports, Robert Poëti
Photo: Capture d'écran Commission Charbonneau Annie Trudel, l'analyste embauchée par l'ex-ministre aux Transports, Robert Poëti

Mise à l’écart, « culture du secret », demandes de « justifications » frivoles : la consultante indépendante Annie Trudel détaille la guerre d’usure dont elle estime avoir été la cible de la part de l’état-major du ministère des Transports.

« Je n’ai pas l’intention de continuer à travailler avec des gens qui mettent constamment des bâtons dans les roues et déploient tant d’efforts à gérer l’image plutôt que de prendre le taureau par les cornes et apporter les changements nécessaires afin de rétablir l’intégrité du ministère, de ses processus et des détenteurs de charge publique », a écrit l’ancienne agente de renseignements de l’Unité anticollusion (UAC) au bras droit du ministre des Transports, Jacques Daoust, le 4 avril dernier.

Face à de « multiples résistances », elle a été incapable de finaliser un « plan d’action » comme le souhaitait l’ex-ministre des Transports, Robert Poëti. « [À] la lumière du peu de collaboration que j’ai reçu des détenteurs de charge publique en situation de contrôle d’informations, je considère que les efforts que je déploie en ce moment pour faire des recherches et des analyses pour le compte du BSM [Bureau du sous-ministre], sont une distraction », a-t-elle affirmé.

Dans sa lettre de quatre pages, Mme Trudel a aussi dit regretter de voir la garde rapprochée du ministre des Transports, Jacques Daoust, « semble [r] ne pas retenir les mêmes priorités ni préoccupations que le cabinet précédent » de M. Poëti.

Mme Savoie a laissé au MTQ un ordinateur portable et une clé USB où ont été logé une foule de documents élaborés ou mis de côté durant « 18 mois de recherches et d’analyses ». L’ex-sous-ministre des Transports, Dominique Savoie, avait acquiescé mercredi à la demande de membres de la commission de l’administration publique (CAP) de remettre une copie du contenu de la clé USB, — sur laquelle des « milliers de documents de toutes sortes et de toutes formes » se trouvent — mais seulement après avoir obtenu le feu vert de l’état-major de l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Elle craignait d’« éventer une preuve » par mégarde.

D’autres détails suivront.

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