QS rejette la stratégie de Lisée

«Le minimum qu’on doit aux gens de notre société québécoise, c’est la clarté», dit la porte-parole de Québec solidaire Françoise David.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «Le minimum qu’on doit aux gens de notre société québécoise, c’est la clarté», dit la porte-parole de Québec solidaire Françoise David.

Le report d’un référendum sur la souveraineté durant un deuxième mandat du Parti québécois (PQ), comme le propose l’aspirant-chef Jean-François Lisée, serait un obstacle important à la convergence des forces indépendantistes, estime Québec solidaire.

Pour qu’il y ait convergence, le PQ devra proposer une « démarche claire dès le premier mandat » en faveur de la souveraineté, affirment Françoise David et Andrés Fontecilla, co-porte-parole de Québec solidaire (QS). En table éditoriale au Devoir dans le cadre des 10 ans de la création de QS, ils insistent aussi pour que le PQ adopte une plateforme résolument progressiste en vue d’une éventuelle alliance au scrutin de 2018.

Québec solidaire met en veilleuse le projet d’alliance électorale avec les autres partis indépendantistes d’ici à ce que le PQ élise un nouveau chef, en octobre prochain. La formation de gauche compte consulter ses membres avant d’entériner toute forme de convergence avec les autres partis, préviennent les deux porte-parole de QS.

« On ne va pas en élection en disant aux gens : “Surtout, oubliez qu’on est souverainistes. Faites semblant qu’on ne l’est pas, là, pour vous rassurer.” De toute façon, ça ne marche pas, alors pourrait-on être clair ? Le minimum qu’on doit aux gens de notre société québécoise, c’est la clarté », dit Françoise David.

Calendes grecques

Andrés Fontecilla estime que le processus d’accession à l’indépendance fait partie des « sujets fondamentaux » sur lesquels les partis doivent être d’accord pour qu’il y ait convergence. « On vient d’entendre M. Lisée dire “pas de référendum durant le premier mandat”, donc la stratégie du gouvernement est renvoyée aux calendes grecques. […] Si on renvoie à un horizon très lointain la possibilité d’un référendum, d’une démarche vers l’indépendance, évidemment que les discussions vont être plus ardues en ce qui nous concerne », dit-il.

Pas à n’importe quel prix

Québec solidaire fête ses 10 années d’existence. Le parti a remporté 7,6 % des voix aux élections de 2014 et fait élire trois députés, quand Manon Massé est allée rejoindre Amir Khadir et Françoise David sur les banquettes de l’Assemblée nationale.

Né en 2006 de la fusion de l’Union des forces progressistes et d’Option citoyenne, le petit parti se fait reprocher régulièrement de « diviser le vote souverainiste » et de favoriser le maintien au pouvoir des libéraux. Québec solidaire se défend de jouer les trouble-fête et affirme que la fameuse convergence avec le Parti québécois et Option nationale ne se fera pas à n’importe quel prix.

« On ne demande pas au Parti québécois d’adopter le programme de Québec solidaire, on lui demande de se prononcer sans ambiguïté, parce qu’on nage souvent dans l’ambiguïté avec le PQ, sur des sujets qui nous apparaissent fondamentaux », dit Mme David.

QS attend par exemple une position claire du PQ contre l’exploitation du pétrole et des projets de pipelines. La formation de gauche insiste aussi sur la nécessité de taxer davantage les banques et les institutions financières, sur davantage de justice sociale grâce aux programmes sociaux et sur une politique identitaire inclusive. La charte des valeurs du Parti québécois passait très mal chez QS.

Capitalisme humain

Le parti se défend d’avoir une vision étroite et idéologique. Les porte-parole s’emportent quand on leur rappelle qu’ils ont été qualifiés de « bolcheviques ».

« Ça, excusez-moi, mais c’est vieux, notre image a changé », dit Françoise David. Le parti est favorable à la création de richesse et appuie une baisse d’impôts pour les petites entreprises, insiste-t-elle.

Signe des temps, le parti compte dissiper les doutes sur son programme économique lors de son congrès du 10e anniversaire qui aura lieu la dernière fin de semaine du mois de mai, à Montréal. « On veut inscrire nommément que Québec solidaire favorise la croissance économique balisée par des notions d’intérêt commun », dit Andrés Fontecilla.

Une autre résolution prévoit de revisiter la proposition d’assemblée constituante pour « lui donner un mandat plus précis en ce qui concerne la souveraineté du Québec », explique-t-il. Les statuts de QS prévoient ainsi qu’un gouvernement solidaire convoquerait une assemblée constituante chargée de rédiger la constitution d’un Québec souverain — dans un premier mandat.

Le petit parti a une relève de qualité pour assurer un changement de garde, souligne Françoise David. À 68 ans, elle admet qu’elle n’a pas décidé si elle sera candidate aux élections de 2018. Amir Khadir, lui, a dit être prêt à céder sa place dans la circonscription de Mercier, qu’il représente depuis 2008, si des militants du parti se manifestent pour lui succéder.

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146 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 17 mai 2016 00 h 21

    une conjoncture ultra favorable

    Un pays ce n'est pas une partie de dés, ca fait deux fois que nous nous essayons a partir d'hypothéses, la prochaine fois ca devrait se faire a partir d'une conjonctures ultra favorables, il y a des limites a jouer au p'clins et de faire rire de nous, la période des t'clins a assez durée

    • André Roux - Inscrit 17 mai 2016 10 h 27

      Un pays se fait lorsque les conditions le permettent. Le Québec à l’intérieur du Canada est un endroit où il fait bon vivre ou l’économie est solide et où la diversité grandissante de la population fait en sorte que c’est de plus en plus intéressant y vivre. Il ne faut surtout pas comparer le Québec à la Catalogne qui a de sérieuse raison économique de se séparer. Pour les jeunes et les nouveaux arrivants, le problème d’identité n’existe plus. Je crois qu’il est beaucoup trop tard pour ce projet.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 mai 2016 11 h 54

      À - Denis Paquette,

      " La prochaine fois ca devrait se faire a partir d'une conjonctures ultra favorables.." - Denis Paquette

      C'est à mon avis mal connaitre la politique que de croire qu'il faut une conjoncture pour agir.

      En fait, depuis que le PQ a clairement l'indépendance comme Article Un de son programme, il y a belle lurette qu'il aurait pu la déclarer unilatéralement cette indépendance.

      Jacques Parizeau lui-même disait qu'un simple vote majoritaire de l'Assemblée nationale suffisait; un référendum pouvant faire l'objet d'un débat et d'une large consultation sur la Constitution.

      Et sachons aussi qu'en politique, un conjoncture, ça se crée, notamment par un projet de pays si emballant qu'une majorité de citoyens seraient d'accord pour quitter le Canada pour le Québec.

      Le problème, c'est que le PQ est beaucoup trop à droite pour présenter un tel projet de société.

      Christian Montmarquette

    • Jacques Lamarche - Inscrit 17 mai 2016 12 h 40

      Le Canadien sera toujours porté à croire que ce projet est vieux, trop vieux. Le Québécois, lui, préfère croire qu'il y aura toujours une prochaine fois! Il ne peut baisser les bras!

      La foi tient à ce que l'on veut, dépend ce que l'on combat!

    • Cyril Dionne - Abonné 17 mai 2016 18 h 58

      M. Paquette, tant que les "zizanistes" de service seront là pour diviser le vote, la conjoncture ne sera jamais au rendez-vous et le Québec va connaître l'assimilation. Le processus est déjà en cours. Le Québec n'est ni à droite ou à gauche, mais bien au centre. C'est là qu'on retrouve la grande majorité des citoyens. Regardez dans St-Henri-Ste-Anne, Viau, Hull, Rouyn-Noranda Témiscamingue, Jean-Lesage, Sherbrooke, Crémazie, Outremont et Laurier-Dorion, nos utopistes d'une gauche dépassée ne font que diviser le vote.

      La grande majorité des votes de ce groupuscule de parti, Québec solidaire, viennent de la région du 514. Ils attirent les pauvres de la région de Montréal en faisant toutes sortes de promesses intenables sachant fort bien qu’ils n’auront pas à les mettre à exécution. Ils ont le luxe de dire toutes sortes de niaiseries sans pour autant en assumer la responsabilité politique, sociale et économique puisqu’ils n’ont et n’auront jamais le fardeau de gouverner. En plus, ils disent que leur parti est celui qui a la vérité absolue et que tous les autres errent dans l’erreur. Ajouter à cela que plus de la moitié de leurs supporteurs sont des fédéralistes purs et durs qui votent pour cette entité nébuleuse existentielle et utopique parce que ceux-ci leur promettent la lune au point de vue socioéconomique.

      Et quand ils disent qu'ils sont à gauche de la gauche, c'est parce qu'inconsciemment, ils sont à droite pour servir leurs maîtres néolibéralistes du 1%. Comme on le dit si bien en anglais : "Stupid is as stupid does". Lord Durham leur fait un beau sourire.

    • Benoit Toupin - Abonné 17 mai 2016 19 h 12

      Les candidats les plus sérieux à l'égard de la souveraineté ne sont pas ceux qui promettent un référendum plus ou moins rapidement. Non les plus sérieux sont ceux qui s'engageront à enclencher un processus crédible d'accession à la souveraineté, les étapes à franchir et l'échéancier raisonnable pour bien faire les choses. Deux ans, quatre ans, six ans, à chacun des candidats de montrer la cohérence entre le processus et leur échéancier...

      Les étapes devront inclure la préparation politique du projet, la transparence dans toutes les démarches, et l'acceptation populaire du projet promue efficacement et évaluée objectivement. Il faut soumettre un projet qui permette aux citoyens d'imaginer les contours du nouveau pays et s'assurer que ceux-ci recoivent l'assentiment d'une majorité. A ce moment le temps sera venu pour l'étape finale.

      Inévitablement un processus soutenu et actualisé constamment succitera la réflexion, la discussion et les ajustements souhaitables. C'est la façon de vivre ensemble un grand projet collectif.

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 mai 2016 13 h 40

      À Cyril Dionne,

      " Ils attirent les pauvres de la région de Montréal en faisant toutes sortes de promesses intenables.. En plus, ils disent que leur parti est celui qui a la vérité absolue.." - Cyril Dionne

      M. Dionne,

      1) Tout les propositions de Québec Solidaire ont toujours été chiffrées dans un budget équilibré et sont non seulement loin d'être intenable, mais souhaitables, si ce n'est nécessaires.

      2) QS n'attire pas que des pauvres, mais des gens des classes moyennes et populaires qui en ont raz-le-bol de payer des taxes et des impôts pour se faire couper les services avec les budgets d'austérité du PQ et du PLQ à tour de rôle pendant qu'ils trouvent les moyens de gaver les banques et les multinationales à coups de milliard avec des deniers publics qui devraient servir au financement des service public et non pour graisser des entreprises privées déjà riches à craquer.

      3) Je vous mets au défi de trouver un déclaration où Québec Solidaire prétend détenir la vérité.

      Québec Solidaire ne prétend pas détenir la vérité, il prétend défendre les intérêts du 99% des gens ordinaires contre les abus du 1% des petites élites économiques.

      - CQFD

    • Cyril Dionne - Abonné 18 mai 2016 21 h 53

      Christian Montmarquette

      "Je vous mets au défi de trouver un déclaration où Québec Solidaire prétend détenir la vérité."

      Vous venez de le faire. Plus rien à dire.

  • Robert Beauchamp - Abonné 17 mai 2016 00 h 53

    Du slalom

    J'ai de la difficulté à suivre Mme David. On ne l'entend pas souvent parler de souveraineté et voilà encore une fois un motif supplémentaire pour écarter toute alliance parce qu'elle serait devenue d'abord souverainiste; soudainement clairement affichée.

    • Pierre R. Gascon - Inscrit 17 mai 2016 09 h 14

      Moi, ma difficulté est de comprendre son argumentaire; je crois que pour elle le rassemblement ne fait pas partie d'un stratège de quelque nature que ce soit.

      Rappelond-nous son refus systématique de collaborer lors du sommet présidé par Lucien Bouchard, ne serait-ce que d'inscrire son dissidence; à sa façon, elle avait choisi de manisfer cette dissidence à l'extérieur de la salle, à l'époque.

      Aujourd'hui, de nouveau, elle chosi d'être à part au lieu de composer avec d'autres pour échanger, négocier avec le milieu propice à une discussion franche, sincère et honnête.

      Elle s'affirme aux dépends des principes d'égalité, voir démocratique.

      Vraiment à part madame David.

    • Sylvain Dionne - Inscrit 17 mai 2016 09 h 39

      Hein? C'est que vous n'avez jamais porté attention. QS a toujours expliqué que pour garder nos acquis et mettre sur pieds les mesures utiles pour le bien commun (en cette époque narcissique ce concept fait tellement peur...) nous devions être souverains chez nous, les compétences strictements fédérales étant un obstacle majeur. J'ai hâte que l'on sorte de l'aliénation causée par tous les discours semblables à ceux des curés de paroisse de jadis et qui essaient de diaboliser QS en le faisant passer à tort pour un parti d'extrême gauche ou communiste. Je pense que les gens se font des théories autovalidantes au sujet de QS. Aller s'informer aux sources, c'est ce qu'il y a de mieux pour comprendre et peut-être réaliser que l'on a une solution devant soi.

    • Johanne St-Amour - Inscrite 17 mai 2016 09 h 42

      Je suis également surprise ce matin de leur position! Première nouvelle! Tout à coup le parti veut faire l'indépendance dans le premier mandat?

      Le parti a mis 10 ans à établir un programme qui parle d'économie? Combien de temps prendra la rédaction d'une constitution d’un Québec souverain? Vraiment ce serait fait dans un premier mandat? J'ai des doutes là!

      Et concernant leur laïcité « multiculturelle »: cela démontre qu'il ne comprenne pas le sens de la laïcité. Et surtout que le parti est prêt à brader le droit des femmes pour la liberté religieuse. N'est-ce pas QS qui appuie le projet de loi 59, liberticide, que dénonçaient encore hier Julie Latour et Julius Grey! QS non merci!

    • Benoit Toupin - Abonné 17 mai 2016 10 h 17

      Revendicatrice avant tout, elle ne peut faire preuve de pragmatisme. Revendiquer n'exige pas une fine analyse de la réalité, mais avant tout l'affirmation de principes dogmatiques en réponse à des cas d'injustice réels ou des questions sociales complexes. Ce discours supporte une position de négociation en espérant retirer le maximum de quiconque tenterait de satisfaire ces mêmes principes; il suffit alors de repousser un peu plus en cas de rapprochement et espérer tirer encore un peu plus. Les solutions proposées par le revendicateur opposent plutôt que de converger...

      Mais ce jeu a ses limites; il y a les membres de Québec Solidaire, qui ne sont pas tous souverainistes et il y a ceux qui ont voté pour QS sans en être membres; ceux-ci sont beaucoup plus critiques de la réponse de QS et possiblement à l'écoute d'un progressisme plus pragmatique.

      Durant la campagne 2014, Mme David a eu la partie facile en se donnant le rôle de donneuse de leçon aux autres chefs qui prônaient le déficit zéro. En 2018 le contexte pourrait être très différend; l'austérité a fait réfléchir bien des gens. Certains resteront revendicateurs mais d'autres pourraient se tourner vers une solution progressiste moins dogmatique et plus incarnée. C'est ce qu'avait offert au peuple le PQ en 1976; il en est encore capable.

      Et la souveraineté n'est pas que référendum; il y a, au préalable, à bâtir tous les aspects du pays, les principes fondateurs, la gouvernance, les relations avec l'extérieur, l'organisation politique interne, etc. Toute cette préparation en 2 ans; j'en doute...

    • Jean Jacques Roy - Abonné 17 mai 2016 10 h 27

      «Françoise David exige une démarche claire pour l’indépendance dès un premier mandat avant de s’engager avec le PQ»

      Il me semble que votre perspective, Monsieur Beauchamp, est inversée! Quel est donc le parti qui depuis x années fait du slalom avec la question nationale, la question référendaire, la tenue ou non d'un référendum? Pour moi et pour bien d'autres, il est évident que le PQ et ses différents chefs sont devenus les maîtres du slalom au Québec sur cette question et sur bien d'autres!

      Deuxièmement, contrairement à ce qui se passe au PQ, les positions avancées par les chef et chefe sont des positions de parti. Les conditions de clarté qui sont exigées pour une éventuelle alliance avec le PQ sont les exigences posées par le parti, par QS, et les chef et chefe doivent s'y plier.

      Dois-je vous rappeler, Monsieur Beauchamp, que ce fut votre ancien chef PKP qui a reconnu qu'en dehors du PQ existaient des souverainistes? Que cet ancien chef avec l'appui de Véronique Hivon et ensuite Mme Ouellette ont publié des lettres dans ce journal Le Devoir pour manifester leur ouverture pour une convergence souverainiste? La réponse de QS, par la voix de sa direction, contrairement à ce que vous insinuez, va toujours dans le sens des conditions décrites dans le reportage de Marco Fortier.

      Enfin, puisque la réponse de QS se situe en rapport à la candidature de JFL, il faut donc la mettre en contexte. En effet, que nous dit-il? S'il y a un référendum, ce serait dans un éventuel 2ième mandat! En langage clair: enlevons Couillard et à l'élection de 2022 on va vous promettre un référendum... dans 10 ans! Du même coup, quel est le message politique que JFL envoie à QS, aux électeurs et électrices? Oubliez pour le moment la convergence proposée par Péladeau, Hivon et Ouellette vers QS et ON. Mettons le PQ au pouvoir et on verra...

    • Pierre Beaulieu - Abonné 17 mai 2016 10 h 37

      Et si il y avait amalgame entre le QS et le PLQ? Diviser pour régner!

    • Gilbert Turp - Abonné 17 mai 2016 10 h 38

      Depuis les années 1930, la classe moyenne a toujours été suspecte aux yeux de la gauche. La souveraineté politique du Québec est un projet de classe moyenne. Ce qu'on appelait dans ma jeunesse la petite bourgeoisie.
      Lors du référendum de 1980 (quand madame David a voté non), Moscou avait émis un communiqué - oui, oui, Moscou - disant que le PQ était un parti petit-bourgeois, donc que ce n'intéressait pas la gauche.
      Sur l'axe gauche-droite, la classe moyenne étant au centre, elle se trouve au milieu de l'échange de tir. Elle est dans le chemin.

    • Johanne Archambault - Abonnée 17 mai 2016 11 h 05

      C'était écrit dans le ciel. Toutes les raisons sont bonnes. A veut pas, a voudra jamais. Point.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 17 mai 2016 11 h 30

      Tetue et obtue Mere Francoise,elle souhaite la réelectiondu PLQ de Couillard,visiblement elle ne comprend pas le malheur qui nous guette avec 4 autres années de ce régime destructeur pour l ensemble des Québecois.Manque énorme de clairvoyance.Le QS sera-t-il les limbes ad vitam eternam de notre liberté et l émancipation de notre peuple.Serait-ce la recherche de la douleur et des humiliations pour atteindre le paradis des saints et le bonheur éternel . J-P.Grise

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 mai 2016 13 h 07

      À Pierre Beaulieu.

      "Et si il y avait amalgame entre le QS et le PLQ? Diviser pour régner!" - Pierre Beaulieu

      C'est pas compliqué.. Pour nos grands théoriciens du complotistes du PQ, tout ce qui n'est pas péquiste serait forcément libéral!

      - Pourquoi n'accusez-vous pas aussi Option nationale et le Parti indépendantiste tant qu'à y être?

      Mais il faut être franchement tordu pour croire une seconde que QS serait de mèche avec le Parti libéral quand on sait qu'Amir vient de traiter les libraux de "pourris".. Franchement pas de quoi construire une alliance très solide".

      Christian Montmarquette

      Référence :

      Legault et Khadir qualifient les libéraux de «pourris» - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/466263/le

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 mai 2016 13 h 37

      Il serait pourtant relativement aisé pour le PQ d'opérer un net virage à gauche pour faire alliance avec QS..

      Mais comme on le voit, le PQ passe son idéologie de droite avant l'indépendance; comme il a toujours passé le parti avant le pays.

      - CM

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 mai 2016 14 h 19

      À Johanne St-Amour,

      " Tout à coup le parti veut faire l'indépendance dans le premier mandat? Le parti a mis 10 ans à établir un programme qui parle d'économie? Combien de temps prendra la rédaction d'une constitution d’un Québec souverain?" - Johanne St-Amour

      - Vous ne suivez-pas l'actualité politique ou quoi pour dire des niaiseries pareilles et désinformer le public?

      1) QS a un référendum au programme dans un premier mandat depuis sa fondation!

      2) QS parle d'économie depuis sa fondation et tout son programme a toujours été chiffré dans un budget équilibré.. Il me semble que quand on parle d'un budget de 80 milliards ça parle d'économie!

      3) Question de rédaction de Constitution, Québec Solidaire installera une Assemblée constituante dans les 6 mois d'une prise du pouvoir qui aura 18 mois pour effectuer une large consultation publique soutenue par 50 millions d'argent public et rédiger la dite constitution par la suite soumise au peuple par référendum.

      - CQFD

      Ça suffit la désinformation, la culture de l'ignorance et la mauvaise foi.

      Christian Montmarquette

      .

    • Jean Jacques Roy - Abonné 17 mai 2016 14 h 38

      "Rappelond-nous son refus systématique de collaborer lors du sommet présidé par Lucien Bouchard,..."P.R. Gascon

      Tiens... tiens... tiens! Le chat sort du sac! Les fondements de la colère des péquistes de droite contre Françoise David repose donc sur son refus d'avoir cautionné la grande capitulation des directions du mouvement syndical devant le patronat et le chef conservateur-bloquiste-péquiste du gouvernement Bouchard!

      Vous êtes dans votre droit Monsieur Gascon de souscrire aux politiques de coupures et d'austérité "volontaires" par votre ancien chef Bouchard. C'est donc probable que vous souhaitez que votre prochain chef et votre parti à sa suite se maintienne dans la même orientatio (reprise par les gouvernements Landry et Marois) : une gouvernance néolibérale sous le drapeau d'un discours souverainiste dans un Canada Uni!

      Bravo si Madame David, à la fin des années 90 a eu le courage et la dignité de refuser de souscrire au néolibéralisme et à la concertation prônés par Lucien Bouchard. Elle ne fut pas la seule à le faire et, aujourd'hui, nous sommes une multitude. Derrière Madame David, se trouvent les député. es, la direction, les membres et sympathisant.es du Parti QS.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 17 mai 2016 15 h 30

      "Depuis les années 1930, la classe moyenne a toujours été suspecte aux yeux de la gauche. La souveraineté politique du Québec est un projet de classe moyenne." G. Turp

      Beaucoup de raccourcis dans votre affirmation Monsieur Turp.

      1- Parler d'une classe moyenne au Québec dans les années 30 demande quelques précision. Il faut établir un contexte où les capitaux (industries et systême banquier) sont entre des bourgeois canado-anglophones et USA. Du côté francophone quelle est la classe qui émerge au-dessus les petits cultivateurs et les campagnes d'une part et, d'autre part en ville, quelle classe s'élève juste au-dessus des journaliers et des salarié.es qui oeuvrent dans les usines où pour assurer la maintenance des infrastructures existantes? Parmi les francophones, dispersés sur le territoire, dans la misère des années 30, ce que vous nommez la classe moyenne ressemble aux tristes personnages illustrés dans la série "Séraphin" ou "Les belles histoires des pays d'en Haut". Au siècle passé, au-dessus des masses des pauvres francophones qui peuplent les campagnes et la majeure partie des quartiers de Montréal, Québec, Trois-Rivière quels sont les francophones un peu plus riches, un peu plus instruits et avec un peu plus de pouvoir politique? En premier le clergé, ensuite les petits notables (notaire, médecin, marguillier, maire), les commerçants, les contremaîtres, les députés, les maîtres et inspecteur d'école.

      2- Cette composition et division de classes, caractéristiques jusqu'en 1950, ne trouvent leures origines en 1930. S'il fallait mettre une date, je dirais plutôt après la défaite des patriotes et plus spécifiquement après la Confédération de 1867. Ce qui est certain, avec la Révolution Tranquille des années 60 et un remodelation profonde de l'économie, a émergé une nouvelle configuration des classes sociales au Québec.

      3- Quant au projet de souveraineté du Québec, un projet de classe moyenne? Faudrait analyser de plus près une telle affirmation...

    • Robert Beauchamp - Abonné 17 mai 2016 19 h 34

      À M. Jean Jacques Roy: Mais respectueusement, où ais-je pu laisser comprendre que PKP était mon ancien chef?

    • Gilbert Turp - Abonné 18 mai 2016 08 h 35

      Monsieur JJ Roy, je vous dois un éclaircissement.
      Je référais à la gauche des années 1930 en Europe et non pas au Québec.
      Quant au Québec, je ne sais pas si on peut parler de gauche dans les années 1930, j'en doute un peu. Et bien sûr, on peut difficilement parler de classe moyenne avant la révolution tranquille.
      Je comprends cependant que vous ayez vu des raccourcis en me lisant car j'écris court sur ce site. C'est que je me suis aperçu que je ne lis jamais les textes de plus de 4-5 lignes (je me tanne vite de lire sur écran, je me contente de surfer à temps perdu - je suis trop habitué au papier, support sur lequel je peux lire deux heures sans m'impatienter). Voilà, j'ai fait long, et j'ai bien peur de vous avoir ennuyé. Bonne journée.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 18 mai 2016 15 h 56

      @ Monsieur Beauchamp,
      je m'excuse si j'ai cru que vous étiez péquiste. C'est vrai que j'ai associé votre commentaire à ceux que plusieurs partisans du PQ font à l'encontre des positions indépendantistes de QS en s'attaquant à Françoise David.

      @ Monsieur Turp.
      Puisque vous situez votre observation en rapport à l'Europe des années 30, c'est certain que la classe "moyenne", désignée en France sous le nom de "petite-bourgeoisie" a dû prendre une position politique dans les enjeux de l'époque. D'un côté les partis révolutionnaires, réformistes et staliniens poussent la classes ouvrière à prendre le pouvoir et de l'autre les partis bourgeois de plus en plus embrigadés par les variantes de l'idéologie faschiste (Franco en Espagne, Mussolini en Italie, Hitler en Allemagne).
      De l'expérience Européenne des années 30-40, Peut-on établir une constante par rapport au rôle politique de la petite-bourgeoisie dans les affrontements de l'Époque? Une chose est certaine, c'est à travers cette classe que se forgent et s'alimentent les idéologies et ce depuis les grandes révolutions boirgeoises. Mais, c'est aussi de la petite-bourgeoisie que sont sortis les grands théoriciens socialistes des 19 et 20ième siècles. Par contre, le contraire est aussi vrai. Ce seront aussi des hommes de lettres, souvent proche du conservatisme religieux, qui seront les idéologues des régimes autoritaires, de Franco, Mussolini, Hitler

      Règle générale, cette classe préfère "se dire" et "se croire" au centre! Déjà, socialement et professionnellement, la petite bourgeoisie doit souvent gérer les affaires quotidienne du capital, en faire la comptabilité, faire respecter les règles et développer des systèmes d'idées pour maintenir le statu quo! Lorsque les conflits sociaux et politique éclatent, que les masses populaires prennent la rue... les petits-bourgeois, comme classe, se divisent: la plus grande partie va se ranger du côté des gagnants... La minorité continuera à défendre ses principes.

    • Odette Bernier - Abonnée 18 mai 2016 16 h 45

      Moi j'ai pas de difficulté à la comprendre. Elle souhaite que le PQ perdre le reférendum pour attirer les membres désabusés dans son parti. Simple comme bonjour.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2016 09 h 04

      - Que de lucidité dans ce commentaire de notre ami Jean Jacques Roy !

      Tant et si bien qu'il vaut la peine d'en reprendre cet extrait:


      " Règle générale, cette classe préfère "se dire" et "se croire" au centre (...) Lorsque les conflits sociaux et politique éclatent, que les masses populaires prennent la rue... les petits-bourgeois, comme classe, se divisent: la plus grande partie va se ranger du côté des gagnants... La minorité continuera à défendre ses principes." - Jean-Jacques Roy

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2016 09 h 09

      À Odette Bernier,

      " Elle (Françoise David) souhaite que le PQ perdre le reférendum pour attirer les membres désabusés dans son parti." - Odette Bernier

      Pour votre gouverne Mme Bernier..

      Pauline Marois avait promis deux mandats sans référendum aux élections de 2014 et ça n'a pas empêché le PQ de perdre les élections.

      - Que le PQ mette donc un peu plus de viande autour de l'os de son projet famélique pour convaincre les citoyens, au lieu de chercher une nouvelle cage à homard pour le gagner.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      Marois évoque deux mandats sans référendum - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/404472/ma

      .

  • hugo Tremblay - Inscrit 17 mai 2016 05 h 14

    Les têtes trop grandes pour le cadre de porte

    Comme je regrette d'avoir voté un jour pour ce parti si égoiste. Ils ont une grosse part de responsailité du gachis Libéral actuel. Un jour ils ne sont pas indépendantiste et votent pour Mulcair, le lendemain, ils sont pressés!
    Toutes les raisons sont bonnes, ils aiment trop leur one man-woman show. Je me rappellerai toujours leur fête lors de la défaite de Marois, ils oubliaient la grande victoire néo-libérale, ou ils avaient été financés par Couillard avec l'argent économisé en ne payant pas d'impôt au Québec?

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 17 mai 2016 09 h 16

      QS est un parti financé pour diviser le vote. Il mettra tout en oeuvre afin que le PQ ne puisse jamais former le gouvernement et il travaille maintenant pour que la CAQ devienne l'opposition officielle.
      Soyons vigilants et sachons se tenir debout contre ces divisions.

      Restons positifs

    • Patrick Boulanger - Abonné 17 mai 2016 09 h 46

      " Un jour ils ne sont pas indépendantiste et votent pour Mulcair, le lendemain, ils sont pressés! " ?

      M. Tremblay, qui se rapportent aux "ils " dans votre phrase?

    • Patrick Boulanger - Abonné 17 mai 2016 10 h 31

      " QS est un parti financé pour diviser le vote. "?

      Mme Ste-Marie, pouvez-vous, ici, développer votre idée?

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 mai 2016 12 h 00

      " QS est un parti financé pour diviser le vote. ." - Nicole Ste-Marie

      C'est le PQ qui a rejeté le scrutin proportionnelle en 2011 qui divisent le vote et les députés souverainistes au lieu de les additionner les uns aux autres.

      Et c'est le PQ qui a rejeté la motion de QS du salaire minimum à 15$ de l'heure qui aurait pu constitué une base pour un convergence souverainistes et progressistes.

      Québec Solidaire n'a pas de leçon d'unité à recevoir du PQ.

      Christian Montmarquette

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 18 mai 2016 17 h 37

      Madame Ste-Marie, vous dites que QS est un parti financé pour diviser le vote.

      Il doit y avoir un groupe puissant qui a intérêt à alimenter cette division du vote des francophones. Le chat est sorti du sac en 2009 : le financement de QS proviendrait en partie (laquelle ?) de prêts privés. On dit que ce sont des prêts privés venant beaucoup de l’establishment anglophone. Pourquoi diable les Anglais subventionneraient-ils QS, un parti supposément communisme et séparatiste, sinon pour nuire au PQ ?


      Lors des prochaines élections, la division des francophones pourrait mener à leur minorisation, comme on l'a vu aux dernières élections générales.

      Le néfaste angélisme du parti Québec solidaire nous a valu un gouvernement de droite avec les libéraux aux commandes. Québec solidaire poursuit de bonnes intentions largement partagée dans le public, mais il est devenu l'allié objectif de ce gouvernement de droite.

      C'est triste et navrant.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2016 09 h 38

      À Raymond Saint-Arnaud,

      "Le financement de QS proviendrait en partie (laquelle ?) de prêts privés. On dit que ce sont des prêts privés venant beaucoup de l’establishment anglophone." - Raymond Saint-Arnaud

      Les cancans... Les "ont dit.." et les "y-parait-que.."

      1) Les prêts des membres à leur parti sont parfaitement légaux et je vous met au défi de citer vos sources et de prouver ce que vous avancez.

      2) Recevoir des prêts tout à fait légaux - que bien sûr tous les partis doivent remettre è leurs prêteurs - est sans commune mesure avec les dons frauduleux que le PQ et le Parti libéral ont reçus via le financement sectoriel à coup de millions!

      Je vous recommande de commencer par faire le ménage dans le financement illégal du PQ avant de commencer à chercher des poux chez Québec Solidaire dont le nom n'a même jamais été cité à la Commission Charbonneau.

      Christian Montmarquette

  • Denis Marseille - Inscrit 17 mai 2016 05 h 39

    Qs doit faire son chemin seul.

    On voit tout de suite que la convergence des partis n'est qu'une tentative éhonté de QS d'intervenir dans les affaires internes du PQ. Oui à l'union des forces souverainistes lorsqu'on parle des citoyens, mais non, pour les partis.

    • Louise Melançon - Abonnée 17 mai 2016 09 h 04

      JKe suis de cet avis aussi: l'union des forces souverainistes dans un mouvement citoyen.... mais pas des partis.

    • Jean-Pierre Roy - Abonné 17 mai 2016 09 h 15

      La convegence au niveau des électrices et de électeurs.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 mai 2016 12 h 03

      "On voit tout de suite que la convergence des partis n'est qu'une tentative éhonté de QS d'intervenir dans les affaires internes du PQ." - Denis Marseille

      - Quelle ineptie!

      C'est le PQ et PKP qui a lancé l'appel et deux fois plutôt qu'une à la convergence et non QS!

      Le problème c'est qu'il s'agissait d'une autre coquille-vide sans proposition concrète pour donner une base réelle à cette convergence.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 19 mai 2016 13 h 40

      "Qs doit faire son chemin seul" Denis Marseille

      Eh oui, Monsieur Marseille!
      Qui a dit que QS voulait faire son chemin avec PKP ou JFL ou ce parti obsolète que le PQ?

      Comme le souligne pertinemment Christian Montmarquette " c'est le PQ et PKP qui a lancé l'appel... à la convergence..." Alors si votre parti décide de répéter l'histoire et son tournant à droite, faites-le et suivez votre chemin! Legault vous attend au détour.

  • Anne Arseneau - Abonné 17 mai 2016 05 h 40

    Tellement tannée du maudit niaisage...

    «Remettre aux calendes grecques = Reporter quelque chose à une date qui n'existe pas.» L'internaute

    Octobre 2022, ça existe !

    On peut-tu arrêter de niaiser, SVP ? Pendant ce temps-là, les libéraux plongent quotidiennement des québécois dans la grosse misère.

    Y'en a tellement marre...

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 mai 2016 16 h 06

      " Tellement tannée du maudit niaisage..." - Anne Arseneau

      Je vous donne 100% raison là-dessus Mme Arseneau !

      20 ans sans référendum au programme, c'est vraiment du maudit niasage pour un PQ qui se prétend souverainiste!

      - Et ne soyons pas dupes!

      Tant que l'indépendance ne sera pas faite..

      Le PQ pourra l'agiter l'indépendance comme une carotte en avant de son âne pour faire marcher les pauvres naifs qui croient encore aux manipulations politiques de ce parti qui, 90% du temps, n'a été qu'un petit parti nationaliste électoraliste de droite qui ne vole pas plus haut que la CAQ et qui continuera de l'être avec l'attentisme des conditions gagnantes des Lisée, Cloutier et compagnie!

      - CM

    • Pierre Fortin - Abonné 17 mai 2016 19 h 38

      Ce que j'aime des gens en colère, Madame Arseneau, c'est qu'ils ne se dissimulent jamais, la franchise à l'état pur!

      Soyez assurée que vous n'êtes pas la seule à en avoir marre.