Aussant écarte la possibilité de se présenter à la chefferie du PQ

L’ancien député péquiste et fondateur d’Option nationale Jean-Martin Aussant 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’ancien député péquiste et fondateur d’Option nationale Jean-Martin Aussant 

L’ancien député péquiste et fondateur d’Option nationale Jean-Martin Aussant a confirmé les rumeurs, dimanche, affirmant sur Facebook qu’il ne briguera pas la direction du Parti québécois.

« Bien que mes convictions et ma passion pour la cause souverainiste soient toujours intactes et que je suive de près tout ce qui concerne l’avenir du Québec, un retour en politique est exclu à ce moment-ci », a-t-il écrit.

Outre que sa présence soit essentielle à ses deux enfants de 5 ans, mentionne-t-il, il explique apprécier son travail comme directeur général du Chantier de l’économie sociale du Québec.

Dans son message, il remercie du « fond du coeur » les « milliers » de personnes qui lui auraient écrit depuis la démission de Pierre Karl Péladeau pour l’inciter à sauter à nouveau dans l’arène politique.

M. Aussant a nié donner son appui à Véronique Hivon, comme cela avait été écrit dans La Presse, qui citait une source anonyme. « Mes fonctions actuelles demandent que je demeure neutre sur le plan de la politique partisane », écrit-il.

M. Aussant laisse la porte ouverte à un retour éventuel en politique, affirmant que « l’avenir dure longtemps ».

5 commentaires
  • Pierre R. Gascon - Inscrit 8 mai 2016 13 h 54

    Pour un projet de société

    Aussant incarne le projet de société mûri longuement depuis le M.S.A. lancé en 1968, et remis en avant-scène, pour de rares et trop courtes périodes, par le Parti Québécois.

    Entre ces périodes, certains leaders préconisaient davantage l'exercice du pouvoir comme un exercice politique, dont l'engagement et la mobilisation étaient éclipsés, malheureusement.

    À mon point de vue, le prochain chef élu devra continuer à développer cette capacité à faire cohabiter le rêve et le possible inculquée en 1968; cela nécessitera : conviction, persévérance et espoir.

    Le prochain chef devra s'approprir l'expression faire ensemble qui incite à collaborer, à partager, à préparer la route a des rapports réglés par un sens commun de la responsabilité en s'ouvrant a de nouvelles stratégies, de nouveaux styles, de nouveaux comportements.

    Le prochain chef devra savoir écouter, en partageant avec humilité et avec confiance des projets et des idées, afin de mettre en valeurs des dons de tous.

    La voie du prochain chef devra être la justice qui qui refuse les raccourcis des recommandations et du favoritisme, les déviations dangereuses de la malhonnêteté et des compromis faciles.

  • Marc Leclair - Inscrit 8 mai 2016 21 h 20

    Comme disait Pierre Falardeau: "La terre est lente, mais les boeufs sont patients."

    Jean-Martin Aussant est sage et intègre, il effectuera un retour venu le temps propice.

    • Patrick Daganaud - Abonné 9 mai 2016 09 h 22

      Hélas, le temps propice pour le peuple serait maintenant...

      Jean-Martin choisit ses enfants (ce qui est irréprochable) et ne s'engage pas pour se retirer par la suite (ce qui est irréprochable).

      N'empêche que cela le conduira à attendre « son » temps propice, alors que la population aurait besoin tout de suite de :

      -de son envergure,
      -de sa profondeur,
      -de son intégrité,
      -de sa vision sociale-démocrate
      -et de son charisme.

      Cherchez ce parfait assemblage chez les autres candidats. Il existe, mais est rare.

      Certains aspirants « jeunes » sont encore trop cosmétiques : besoin de plus de fondements.

      Certains vétérants sont un peu trop porté sur le pouvoir pour le redonner au peuple qui l'a perdu et fonder la véritable démocratie dont nous avons tant besoin.

    • Patrick Daganaud - Abonné 9 mai 2016 13 h 46

      Merci de lire, avec mes excuses :

      « Certains vétérans sont un peu trop portés sur le pouvoir pour le redonner au peuple qui l'a perdu et pour fonder la véritable démocratie dont nous avons tant besoin. »

  • Patrick Daganaud - Abonné 9 mai 2016 21 h 35

    Correction

    Certains vétérans sont un peu trop portés sur le pouvoir pour le redonner au peuple qui l'a perdu et fonder la véritable démocratie dont nous avons tant besoin.