L’enjeu du salaire minimum met à mal la convergence souverainiste

Le député de Québec solidaire Amir Khadir a constaté des « divergences sur l’orientation » entre son parti et le Parti québécois.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le député de Québec solidaire Amir Khadir a constaté des « divergences sur l’orientation » entre son parti et le Parti québécois.

Un différend portant sur une hausse substantielle du salaire minimum a mis à mal, jeudi, l’initiative de convergence du chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, envers Québec solidaire.

Les députés solidaires Manon Massé et Amir Khadir ont jugé cette main tendue irréconciliable avec le refus du PQ d’appuyer une motion de QS qui demande au gouvernement Couillard d’augmenter le salaire minimum à 15 $ l’heure. Il sera porté à 10,75 $ le 1er mai prochain.

« On parle beaucoup de convergence, mais vous voyez à quel point il y a des divergences sur l’orientation, sur comment on peut donner espoir au mouvement indépendantiste », a déploré Amir Khadir dans un point de presse. « Qui vote pour l’indépendance du Québec ? Ce sont les gens à faible salaire en grande, grande majorité. Alors, quand il y a des gens qui réfléchissent dans le mouvement indépendantiste sur la stratégie gagnante, il n’y a qu’une stratégie gagnante, c’est d’obtenir la faveur, l’appui, l’engagement, la mobilisation de ceux — le grand nombre — qui vivent de salaires minimums, de faibles salaires, les 99 %. »

À l’Assemblée nationale, Manon Massé a présenté une motion sans préavis — motion qui fut préalablement soumise au PQ — qui affirmait que « toutes les travailleuses et tous travailleurs qui travaillent à temps plein ont droit à un salaire viable et ne devraient pas vivre dans la pauvreté ». La motion demandait au gouvernement de hausser le salaire minimum à 15 $ l’heure d’ici la fin de la présente législature, soit dans un peu plus de deux ans. La motion n’a pas été débattue, faute de consentement.

Le PQ tente de se justifier

Au cours d’un point de presse qui portait sur un autre sujet, le député péquiste Alexandre Cloutier a tenté de justifier le refus de son parti d’appuyer cette hausse. « Probablement que c’est simplement le caractère progressif de la motion qui faisait défaut », a avancé l’élu, visiblement mal à l’aise. « Mais ce qui est certain, le principe de base, c’est que le Parti québécois a toujours été favorable à une augmentation du salaire minimum. »

Manon Massé a contesté cette prétention du député de Lac-Saint-Jean. « Dans les vingt dernières années, ce n’est pas nécessairement le PQ qui a fait augmenter le plus le salaire minimum », a affirmé la députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques. Elle a rappelé qu’à la Marche mondiale des femmes, lancée en 2000 par la Fédération des femmes du Québec, le mouvement féministe avait réclamé que le salaire minimum soit majoré afin de permettre aux salariées qui le touchent de sortir de la pauvreté. « La conclusion du gouvernement péquiste de l’époque [le gouvernement de Lucien Bouchard], ça a été une augmentation de 10 cents », a dénoncé Manon Massé.

Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), environ 6 % des travailleurs québécois, ou 230 000 personnes, doivent se contenter du salaire minimum. La part de salariés considérés comme à bas salaire, soit un salaire inférieur aux deux tiers du taux horaire médian, est de 20 % au Québec, ou 735 000 personnes, rapporte l’ISQ. Cette proportion a baissé de 4 points de pourcentage depuis 1997. Mentionnons que le quart des travailleuses occupent des emplois à bas salaire contre 15 % des travailleurs.

Dans une lettre publiée dans Le Devoir samedi dernier, Pierre Karl Péladeau et la députée de Joliette, Véronique Hivon, avaient vanté les mérites d’une « convergence souverainiste » qui s’appuierait sur ce qui unit les indépendantistes. « Nous savons que la route sera encore longue, parfois même sinueuse. Il nous arrivera de trébucher », avaient prévenu les deux élus péquistes.

Khadir prêt à céder sa place

Le député de Québec solidaire Amir Khadir ne se représentera pas aux prochaines élections, en 2018, si le parti arrive à lui trouver un remplaçant. S’il avait pu passer le flambeau en 2012 ou en 2014, il ne se serait pas porté candidat, a-t-il affirmé. « Si je peux le faire en 2018, je vais le faire. » Un parti de « gauche alternative » ne repose pas « sur le charisme individuel ou l’apport individuel de ses membres, mais sur le travail collectif », a-t-il avancé. Il a déploré que le « conservatisme de nos sociétés » mette « beaucoup l’accent sur les personnalités ». En l’absence d’un remplaçant, il serait toutefois prêt à rester, a-t-il dit.

74 commentaires
  • Pierre Lefebvre - Inscrit 29 avril 2016 06 h 00

    Diriger

    Nous aurions pu nous y attendre : Qs veut diriger par la bande. Quelle surprise.

    PL

  • Hélène Gervais - Abonnée 29 avril 2016 06 h 15

    Le salaire minimum à $15 l'heure

    d'ici 2 ans, je crois que c'est un rêve pieux. Je comprends cependant leur point de vue. Mais je me mets à la place des petites entreprises, ils s'arracheront les cheveux même si ce n'est pas tant que cela. Pour que QS et le PQ puissent se rencontrer, beaucoup d'ego devra s'évaporer de part et d'autre :)

    • Jean Jacques Roy - Abonné 29 avril 2016 19 h 12

      Vous vous mettez à la place de la petite entreprise!
      Et bien, la petite, la moyenne et la grande entreprise devront s'adapter et considérer que leurs salarié.es sont des humains qui ont exactement les mêmes droits, les mêmes nécessités et les mêmes besoins qu'eux-mêmes, que vous et moi.
      Autre chose. Lorsqu'on excuse les bas salaires pour sauver la petite entreprise, l'argument ne vaut pas plus que ce qu'il est "un prétexte" une excuse. La vérité c'est que règle générale les bas salariés se rencontrent surtout dans les secteurs "non-syndiqués." Et là, vous n'êtes juste dans la petite entreprise, mais aussi dans de grandes chaînes du commerce. Pensons à la chaîne MacDonald, Wall-mart, Provigo, IGA. Pensons à ces grands agences de sous-traitances pour le nettoyage des édifices à burreau et gouvernementaux, ajoutons ces autres grandes agences de service de nettoyage et de services aux chambres dans les luxueux ou moins luxueux hôtels... Entre-parenthèse, à quelle taux horaire sont payés les employés dans le bas de l'échelle salariale des entreprises Quebecor y compris ceux ou celles de la sous-traitance engagé.es à l'aréna du même nom à Québec.
      Vraiment, il est honteux que les dirigeants politiques du Québec, empressés de subventionner à coup de milliards la grande entreprise, se refusent, ne serait-ce discuter, une motion pour améliorer de quelques dollars le salaire minimum! Et le plus scandaleux, les dirigeants du parti au pouvoir ( qui ont refusé de soumettre au débat la motion de Manon Massé) ont voté des rémunérations faramineuses aux profit des pachats de la médecine spécialisée!

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 avril 2016 10 h 07

      " Mais je me mets à la place des petites entreprises, ils s'arracheront les cheveux même si ce n'est pas tant que cela." - Hélène Gervais

      - Hausser le salaire minimum ferait-il perdre des emplois?

      L'épreuve des faits..

      Selon l'Institut de recherche et d'information socio-économiques (IRIS), hausser le salaire minimum a un effet positif direct sur la consommation, ce qui serait bénéfique pour l'économie.

      Les chercheurs de l'IRIS citent l'exemple de la Colombie-Britannique, qui a augmenté son salaire minimum de 28 % en 2010 pour l'établir à 10,25 $ l'heure.

      Contrairement aux appréhensions, moins de 4000 emplois ont disparu, mais l'année suivante, les nouveaux emplois créés par la hausse de la consommation ont compensé ces pertes.

  • Daniel Le Blanc - Inscrit 29 avril 2016 06 h 18

    social-démocratie et ploutocratie

    Il ne faut pas s'étonner que le PQ défende les intérêts des riches, nous ne sommes plus en 1968 où les comités de citoyens des quartiers populaires avaient un attrait pour les bien pensant de ce parti membre de l'International socialiste. Le préjugé favorable pour les travailleurs a fondu au soleil du néolibéralisme qui a amené le décret de 1983. Imaginez depuis l'arrivée de Péladeau fils. Regarde ta Rolex...

    • Andrée Phoénix-Baril - Abonnée 29 avril 2016 09 h 41

      Bravo M. Le Blanc, j'aimerais bien écrire mes opinions comme vous, Merci!
      Andrée PB

    • Benoit Toupin - Abonné 29 avril 2016 15 h 15

      Pas si simple... Certainement qu'il faut hausser le salaire minimum et significativement; l'important, avant tout, est de le faire pour y trouver le maximum de bénéfices et le minimum d'effets négatifs.Il ne faut pas oublier que l'économie est un ensemble interconnecté et que les employeurs, spécialement les petites entreprises locales vivent souvent l'incertitude et le risque causé par des changements brusques de leur environnement fiscal et économique.

      Traiter cette question en silo n'est pas nécessairement la solution. Traiter cette question en accrochant des épithètes gratuites de néolibéralisme est une façon un peu courte et facile d'analyser la question.

      Je ne m'attend pas à ce que QS fasse ce genre d'analyse; son statut de revendicateur, loin de la gouvernance, lui permet de donner la leçon et de couper court à l'analyse rigoureuse que ce genre de sujet requiert. Aussi de leur part, comme de la part des autres partis, il faut en prendre et en laisser et exiger un peu plus de détails sur les données soutenant leur position respective.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 29 avril 2016 19 h 37

      Pourquoi justifier l'iniquité salariale en disant que c'est pour protéger la petite entreprise. Soyons honnête. Une politique de bas salaire profite en premier lieu la plus-value de la grande et moyenne entreprise, surtout dans les secteurs non syndiqués, là où les salarié.es sont dépourvues de moyens pour défendre leurs droits et dignité. Dans un commentaire antérieur, j'ai présenté quelques éléments de réponse par des exemples.

      Revenons à la question de la petite entreprise. C'est l'argument classique pour dire que le petit entrepreneur ne pourrait pas survivre avec un salaire minimum à 15$. C'est là une conclusion bien hâtive qui généralise des situations fort variées. Entre l'entreneur qui ouvre un casse-croute et celui qui ouvre un atelier de réparation et vente de velo... la réalité est différente au des activités et des expertises et des possibilités de vendre leurs produits.

    • Benoit Toupin - Abonné 29 avril 2016 21 h 51

      Je ne justifie pas l'iniquité salariale en disant que c'est pour protéger la petite entreprise, je dis qu'il faut réfléchir à ces deux questions de façon intégrée et ne pas traiter la question du salaire minimum à 15$ en silo.

      Vous dites que la situation est variée selon les réalités et les activités des petites entreprises; comme pour les citoyens qu'il faut protéger de conditions de travail trop précaire, il faut aussi que dans toutes la gamme des petites entreprises, certaines systématiquement plus touchées que d'autres soient protégées également. J'ai l'impression que l'on dit sensiblement les mêmes choses...

    • Jean Jacques Roy - Abonné 29 avril 2016 21 h 56

      En complément à la question de la petite entreprise.
      Ce n'est pas parce qu'un entrepeneur est petit qu'il éprouvera des difficultés économiques. La rentabilité de son entreprise fonctionne avec la même règle qu'un géant comme Bombardier: sa capacité d'écouler et vendre ses produits. Et tout pour comme l'entrepreneur géant, le coût de production et sa capacité d'amoindrir ses coûts comparativement à ses concurents augmentera son taux de profits. C'est pourquoi, grands et petits entrepreneurs poussent vers le bas les politiques salariales! Gros ou tout petits capitalistes sont animés par le même objectif: augmenter la productivité de leurs salarié.es dans un temps donné et négocier le plus bas salaire possible.... Les poules aux oeufs d'or du capitaliste (gros ou petit) ce sont ses salarié.es dans mesure qu'ils soient productifs et qu'il réalise son profit en vendant le produit!

      Ce sont là des leçons connues de tout entrepreneur! Quant au petit, il est sans doute plus vulnérable, souvent parce qu'il n'aura pas les moyens d'engager et d'être soutenu par des experts en marqueting ou d'étendre le champ de la mise en marché de ses produits. C'est pourquoi, il est important que les gouvernements développent des politiques de soutien des petits entrepreneurs qui souvent oeuvrent en réponse aux besoins de la communauté. Ce soutien peut prendre différentes formes: conseillers financiers, conseillers en marqueting et pourquoi pas, subventions pour éviter une fermeture ou pour favoriser l'emploi des travailleurs et travailleuses locaux! Au lieu de subventionner à coup de millions la grande entreprise multinationale, mieux vaut appuyer et soutenir la petite et moyenne entreprise.

      Donc, le succès de la petite entreprise ne repose pas sur le salaire minimum! Augmentons le salaire minimum, Cette hausse affectera de façon igual tous les producteurs dans le coût de production; et à son tour elle regularisera de façon igual le prix de vente du produit.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 avril 2016 23 h 20

      Hausser le salaire minimum ferait-il perdre des emplois?

      L'épreuve des faits.

      Selon l'Institut de recherche et d'information socio-économiques (IRIS), hausser le salaire minimum a un effet positif direct sur la consommation, ce qui est bénéfique pour l'économie.

      Les chercheurs de l'IRIS citent l'exemple de la Colombie-Britannique qui a augmenté son salaire minimum de 28% en 2010, pour l'établir à 10,25 $ l'heure.

      Contrairement aux appréhensions, moins de 4000 emplois ont disparu, mais l'année suivante, les nouveaux emplois créés par la hausse de la consommation ont compensé les pertes.

    • Benoit Toupin - Abonné 30 avril 2016 11 h 08

      Qui n'a pas déjà travaillé au salaire minimum; peu de gens finalement. Ce fut le cas de la plupart d'entre nous, mais de façon très temporaire, à notre entrée dans le monde du travail.

      La vraie question est de s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une perspective qui dure parce qu'effectivement même à 15$ c'est trop peu. Voilà pourquoi je dis qu'il faut revoir la question dans une perspective plus large; il y a les effets économiques et sociaux plus complexes qu'il n'y parait.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 30 avril 2016 16 h 33

      "... 15$ c'est trop peu. Voilà pourquoi je dis qu'il faut revoir la question dans une perspective plus large; il y a les effets économiques et sociaux plus complexes qu'il n'y parait."

      Effectivement, Monsieur Toupin, ce qui serait souhaitable c'est qu'un gouvernement responsable, soucieux du bien commun et des principes du droit à l'égalité y compris pour le partage de la richesse, ait le soucis de considérer les activités économiques dans leur ensemble.

      La lutte contre la pauvreté et la diminution des écarts au niveau des revenus, comme vous dites, doivent être considérées dans une perspective plus large que le salaire minimum décent! Par contre, "le mieux" ne doit pas devenir un prétexte pour garder le statu quo et s'opposer à des mesures qui vont dans le sens de soulager le sort des travailleurs et travailleuses les plus pauvres. Ceci dit, en attendant qu'un gouvernement prenne le pouvoir et qu'il ait le courage de traiter la question salariale dans une perspective socio-économique plus large, il est urgent d'augmenter le salaire minimum.

  • Robert Bernier - Abonné 29 avril 2016 06 h 22

    Pourquoi il n'y aura jamais de souveraineté

    On ne fait pas la souveraineté parce qu'on veut réaliser tel ou tel projet de société. On fait la souveraineté si on préfère que ces questions soient dorénavant décidées au Québec plutôt qu'à Ottawa.

    Robert Bernier
    Mirabel

    • Michel Blondin - Abonné 29 avril 2016 09 h 06

      Tout le monde sait que l'indépendance c'est le choix du lieu des décideurs: Québec ou Ottawa.

      Il faut choisir la capitale avant les intérêts, comme on ne paie jamais les intérêts ni l'hypothèque, encore moins les rénovations, si on ne possède pas la maison.

      C'est juste que QS, en petite souris veut montrer à tous, mis à part l'éléphant sur le pont, qu'elle le fait branler.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 avril 2016 09 h 30

      À Robert Bernier.

      " On fait la souveraineté si on préfère que ces questions soient dorénavant décidées au Québec plutôt qu'à Ottawa." - Robert Bernier

      - Et quelle est donc la différence entre des Québécois exploités par Québec ou des Québécois exploité par Ottawa?

      Cette coquille-vide néhiliste péquiste n'a réussi qu'à faire stagner les appuis à l'indépendance à 40% pendant 45 ans et à ne convaincre que de convaicus.

      On ne change pas de pays pour le plaisir de changer de pays, mais dans l'objectif légitime d'améliorer son sort.

      Ceci, alors que l'Écosse est parvenue à faire passer les appuis à l'indépendance de 20% à 45% en l'espace d'un seul référendum en associant l'indépendance nationale à un solidide projet social.

      " La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent." – Albert Einstein


      Christian Montmarquette

    • Jean-Pierre Roy - Abonné 29 avril 2016 09 h 51

      C'est fondamental.

      L'augmentation du salaire minimum est de la bonne politique économique. Elle améliore la position du consommateur qui améliore l'économie en général.

      Cependant, cette politique devrait être décidée par le parlement d'un Québec indépendant.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 avril 2016 13 h 00

      À Jean-Pierre Roy,

      " Cependant, cette politique devrait être décidée par le parlement d'un Québec indépendant." - Jean-Pierre Roy

      Les péquistes leur politique du pire...

      - Comment accorder quelque crédibilité que ce soit à des souverainistes de pacotille qui revendiquent plus de pouvoirs pour le Québec et refusent du même souffle de se servir des pouvoirs que le Québec détient déjà?

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 avril 2016 13 h 30

      " Voilà, et QS qui n'est pas indépendantiste, sauf en période d'élections"-Christiane Gervais

      Comment pourvez-vous affirmer une telle chose, alors que c'est le PQ et non QS qui n'a pas de référendum au programme depuis 20 ans?

      - CM

    • Jean-Pierre Roy - Abonné 29 avril 2016 19 h 00

      Monsieur Montmarquette:

      Dans le parlement d'un Québec souverain et indépendant, les décisions seront prises selon les règles de la démocratie, en conséquence selon le résultat des élections démocrtiques.

      Dams le parlement actuel de laprovince de Québec, aucune majorité n'est possible pour la proposition de QS puisque le PLQ détient une majorité absolue dans ce parlement.

      C'est ça la réalité monsieur Montmarquette.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 avril 2016 23 h 39

      À Jean-Pierre Roy,

      "Dans le parlement d'un Québec souverain et indépendant, les décisions seront prises selon les règles de la démocratie." - Jean-Pierre Roy

      - Mais quelle espèce d'histoire à dormir debout nous racontez-vous là?

      Ce n'est pas parce qu'on est dans le Canada que le Québec n'adopte pas l'augmentation du salaire minimum à 15$ de l'heure.

      Mais parce que le gouvernement du Québec en décide ainsi, et qui plus est, soutenu par le PQ et la CAQ.

      D'ailleurs et comme tous peuvent le constater, le PQ serait au pouvoir et majoritaire, que la situation serait exactement la même, soit le rejet du salaire minimum à 15$ de l'heure comme il le démontre aujourd'hui.

      Le problème n'est donc pas l'indépendance, mais le fait que le Québec soit gouverné à tour de rôle par deux partis de droite. Et c'est en cette absence de choix que réside le premier déficit démocratique du Québec; quand le parti au pouvoir et l'oppostion carburent à la même idéologie, leur choix électotral devient un faux choix, puisqu'en voter pour un ou pour l'autre donne le même résultat et d'où le taux d'absenthéime élevé au Québec.

      C'est ça, la réalité M. Roy.

  • Michel Thériault - Abonné 29 avril 2016 07 h 11

    Désespérant

    « Qui vote pour l’indépendance du Québec ? Ce sont les gens à faible salaire en grande, grande majorité." -Amir Kadir

    Mais où va-t-il chercher ça ? Les politiciens sont de plus en plus désespérants.
    Ils ont toujours dit un peu n'importe quoi mais là, nous sommes dans le burlesque.

    • - Inscrit 29 avril 2016 10 h 31

      Je suis de votre avis. Si on y regardais de près, je pense que ce sont les personnes de revenus moyens et moyens supérieurs qui votent OUI. Les classes moins instruites aux petits revenus sont plutôt pour les libéraux et la CAQ... les libéraux ont en plus les groupes ethniques et les très hauts revenus (gens d'affaires et médecins).

    • Christine Hernandez - Abonnée 29 avril 2016 12 h 57

      Bonjour M. Thériault,
      Je ne défendrais pas l'affirmation d'Amir Khadir ne sachant pas sur quelles données elle est fondée. Par contre, si vous prenez le temps de la contester, pouvez-vous argumenter avec des données à la clé qui démontrent le contrainte ? Merci