Le PQ évoque «l’urgence» de s’unir contre les libéraux

Les progressistes doivent s’unir de toute urgence dans l’espoir de défaire les libéraux de Philippe Couillard dès l’élection de 2018, fait valoir la députée péquiste Martine Ouellet.

L’ancienne candidate à la direction du Parti québécois (PQ) lance un double message à l’intention du mouvement des « orphelins politiques » et des partis souverainistes : le PQ reste le meilleur refuge pour les électeurs qui cherchent à défaire le Parti libéral du Québec (PLQ), selon elle.

« Il y a une urgence d’agir à court terme pour défaire le Parti libéral. S’il fallait que les libéraux soient élus en 2018, ça serait une catastrophe pour les gens qui croient que l’État joue un rôle pour le développement collectif », dit Martine Ouellet, jointe par Le Devoir.

L’ancienne ministre au sein du gouvernement Marois dit comprendre le désenchantement du mouvement des « orphelins politiques », lancé la semaine dernière par l’avocat Paul St-Pierre Plamondon. Comme lui, Martine Ouellet déplore les politiques libérales, qui affaiblissent l’État au profit du secteur privé, selon elle.

La députée met toutefois les « orphelins » en garde contre le danger de laisser les libéraux filer une fois de plus avec la victoire au scrutin de 2018. « Créer un nouveau parti, c’est beaucoup d’énergie, ça prend du temps. Et pour prendre des décisions, il faut former le gouvernement. Le Parti québécois peut prendre le pouvoir dès 2018, on a plus de membres que tous les autres partis réunis », dit-elle.

Vers la convergence

Martine Ouellet estime que Pierre Karl Péladeau et la députée Véronique Hivon ont envoyé un signal positif en vue d’une convergence des forces souverainistes, avec leur lettre publiée samedi dans Le Devoir. Le chef péquiste a plaidé pour une feuille de route « progressiste » commune à tous les partis indépendantistes. Il a aussi invité les indépendantistes de tous les partis à venir influencer le programme du PQ, qui sera adopté au printemps 2017.

Mme Ouellet estime que les électeurs et militants progressistes peuvent avoir confiance en Pierre Karl Péladeau, même si certains mettent en doute sa conversion aux valeurs de gauche. « Le PQ a eu des chefs de différentes tendances, mais a toujours été une coalition de centre gauche. Les porte-parole du parti, c’est une chose, mais les membres et les électeurs, c’en est une autre », dit-elle.

Françoise David, porte-parole de Québec solidaire, s’est montrée sceptique devant la main tendue du chef péquiste. Pas plus tard que le mois dernier, Pierre Karl Péladeau a affirmé qu’il a « beaucoup d’affinités »avec le programme économique de François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), a rappelé lundi Mme David.

Au sujet de la feuille de route commune avec le PQ, la représentante de QS a été claire : « Nous n’en sommes pas là. Dans un an ou un an et demi, quand nos membres auront pris des décisions, on vous dira quelle décision on a prise. On n’en est absolument pas là », a-t-il dit lors d’un point de presse à Québec.

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