Conseil national du Parti québécois - Landry promet un référendum «dans des circonstances raisonnables»

Le chef du Parti québécois, Bernard Landry, s'est engagé hier à «gagner» rapidement, après son éventuelle accession au pouvoir, un référendum qui serait enclenché dans «des circonstances raisonnables».

Après les expressions «conditions gagnantes» et «assurance morale» qui ont marqué les débats des dernières années autour de l'éventuelle tenue d'un référendum sur la souveraineté, l'idée «des circonstances raisonnables» apparaît comme la nouvelle formule pour présenter les éléments déterminants afin de tenir un référendum. M. Landry n'a toutefois pas précisé quelles seraient ces circonstances raisonnables. Tout au plus, a-t-il indiqué que des événements comme des actes terroristes pourraient empêcher le déclenchement d'un référendum.

Samedi, dans son discours d'ouverture du conseil national qui se déroulait toute la fin de semaine à Laval, M. Landry a affirmé que 15 ou 18 mois après son retour au pouvoir, le PQ tiendrait un référendum. «Rapidement après notre élection, on fonce», a-t-il lancé.

Cette déclaration semblait être une réponse à l'idée défendue par un groupe de militants de tenir des élections référendaires. Le député Jean-Claude St-André, qui prône des élections référendaires, dit constater les limites de l'étapisme défendu au sein du PQ depuis 30 ans. «Nous ne ferons pas l'indépendance si nous maintenons cette stratégie», a soutenu hier M. St-André.

Le député François Legault, candidat pressenti pour une éventuelle course au leadership, a rejeté la formule du groupe de péquistes perçus comme trop pressés. Il y a plus d'avantages à avoir un référendum après des élections que faire cela en même temps, a-t-il souligné. Ce dernier a également affirmé que le PQ était surtout rendu à l'étape d'ajouter des arguments concrets aux traditionnels arguments identitaires pour promouvoir la souveraineté.

Dans la même veine, le député Camil Bouchard a dit préférer que le Parti québécois s'attarde à préparer un projet social à combiner avec l'option souverainiste.

Des militants avaient présenté des propositions en faveur d'élections référendaires qui ont été retirées compte tenu des consultations qui s'amorcent à l'occasion de l'opération de la «Saison des idées». Au cours des prochains mois, le PQ tiendra des consultations auprès de ses militants, des experts et des groupes intéressés pour tenter de moderniser le parti, le programme et l'option.

LE COURRIER DE LA COLLINE

Nouvelle infolettre

Chaque jeudi, l'équipe du Devoir à Québec résume l'essentiel de la semaine parlementaire. Retrouvez aussi la note de Michel David, notre chroniqueur politique. Inscrivez-vous, c'est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.

3 commentaires
  • Émile Ducharme - Inscrit 9 février 2004 11 h 57

    Le conseil nationnal du Parti Québécois

    Encore des histoires de référendums pour continuer d' attirer l'attention des électeurs québécois sensibles à l'avenir du Québec en tant que pays.

    Ça ne donnera rien de tenir un référendum, nous savons d'avance que les fédéraux rejetteront un résultat positif en faveur de la souveraineté, ils prétexteront n'importe quoi. Comme ils l'ont fait en 1995, ils tricheront, pour arriver à leurs fins.

    Ce qu'il faut au Parti québécois : Un programme qui tient compte des préocupations et aspirations profondes des citoyens et, clairement proposé, leur projet de réaliser la souveraineté, advenant un résultat de 50 % plus une voix.

    Alors, une fois élu, le gouvernement soumettra un projet de constitution par référendum. Avec un vote majoritaire, le gouvernement aura la légitimité nécessaire pour aller de l'avant. Il ne sert à rien de perdre son temps à promettre des référendums si le gouvernement n'obtient pas d'abord la majorité des voix à une élection générale. Je ne comprends pas M. Landry de s'opposer à cette démarche avant de connaître les résultats des consultations de la "saison des idées".

  • hebe MARTORELLA - Inscrite 9 février 2004 16 h 54

    Il y a des années et des années qu'on n'attend que ça

    Même si quelques uns pourraient dire que M. Landry remonte la question de la souveraineté pour donner une nouvelle face à son parti, il est grand temps que les québécois réagissent pour devenir un vrai pays et non pas continuer à dépendre des décisions d'Ottawa qui servent seulement à vous faire payer des impôts pour rien. le fruit de votre travail, de votre talent, et de vos hommes et femmes débouche sur les mains de ceux qui n'ont jamais toléré l'idée d'un vrai Québec libre, uni et riche.

    Vous bossez, vous pensez, vous crééez et les autres, ces messieurs qui habitant dans un pays bilingue ne se sont pas même donné de la peine d'apprendre votre langue, commodement enfouis dans ces hautes chaises à Ottawa, gaspillent votre argent, méprisent votre langue, et ignorent votre culture qui est la seule qui peut sauver le Canada d'être un peuple anodin, obscur et ignorants.

    Á vos armes citoyens! à vos urnes québécois! écoutez cette fois la voix que vous venez d'ignorer aux dernières éléctions et voyez-vous dans quel pétrin cela vous a mené. Il ne faut pas voter tout court, il faut d'abord penser, réfléchir à votre avenir et celui de vos enfants.

    Transformez le Québec non pas dans une nation- il l'est déjà depuis plus de quatre siècles - devenez un pays libre qui puisse se dicter sa propre politique, sa propre économie et construisez donc votre respect comme peuple et comme individus. Relisez votre histoire que vous semblez ignorer presque toujours, faites connaître votre passé d'oppression et des morts, des massacres, des peuples renvoyés, francophones québécois, vous avez une longue histoire qui pourrait vous servir pour pouvoir regarder l'avenir avec vos propres yeux. Colonie nord-américaine- Canadienne ou un Québec libre il n'y a pas d'autre issue.

    Merci Monsieur Landry de nous donner encore des espoirs.

    Hebe Martorella
    hebemartorella@ciudad.com.ar

  • Marie-France Legault - Inscrit 16 février 2004 08 h 53

    Ils n'ont pas encore compris!

    Les péquistes n'ont pas encore compris que les Québécois ne veulent pas de la Souveraineté, parce qu'ils l'ont déjà.

    Avec la loi C-20, les Fédéraux acquiesceront au verdict d'une question CLAIRE. Ils respecteront la volonté du PEUPLE.

    Mais là où les péquistes ne sont pas honnêtes, c'est lorsqu'ils essayent par toutes sortes d'astuces d'obtenir un OUI; élection référendaire (refusée par Monsieur Parizeau)questions longues, embrouillées, biaisées qui donnent lieu à des milliers d'interprétations.

    En 1995, plusieurs ont voté OUI pour un renouvellement du Fédéralisme, pour faire pression sur le Fédéral, exercer une sorte de chantage. Peut-être 20% les purs et durs, ont voté pour la Sécession.

    Le mot sécession n'apparaissait pas dans la question. C'était le but de toute cette campagne référendaire.

    Quand donc poseront-ils la vraie question: Voulez-vous que le Québec se sépare du Canada?
    C'est très clair et tout le monde comprend la même chose.

    Aucune raison majeure ne justifie la
    brisure du Canada.

    Nous avons avantage à faire partie du Canada: des avantages économiques, culturels,
    une liberté d'expression protégée,
    l'inclusion de toutes les ethnies,
    le respect des autres nationalités: portugais, grecs, italiens.

    Le Canada est le pays de l'inclusion.
    Le Québec???