Le PQ ouvre (vraiment) les bras

Pierre Karl Péladeau souscrit à la démarche de convergence des partis souverainistes.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Pierre Karl Péladeau souscrit à la démarche de convergence des partis souverainistes.

Une lettre pour prouver sa bonne foi, et ouvrir les bras. Souvent critiqué par Québec solidaire dans le projet de convergence des forces souverainistes, le Parti québécois tente aujourd’hui de rassurer ses partenaires. Dans une missive envoyée au Devoir, Pierre Karl Péladeau plaide que le PQ est réellement ouvert à l’idée de faire une large place aux forces progressistes, avec lesquelles il souhaite établir une « feuille de route commune » et bâtir « un véritable projet de société ».

Selon nos informations, la lettre est diffusée à quelques jours d’une importante réunion qui rassemblera l’essentiel des acteurs de la convergence — le PQ, QS, Option nationale (ON), le Bloc québécois et des représentants du Oui (Organisations unies pour l’indépendance, coalition présidée par Claudette Carbonneau). Cette rencontre aurait lieu à la fin de la semaine prochaine.

Nous croyons nous aussi que le projet de pays ne trouve sa pleine valeur que s’il permet d’apporter des réponses progressistes et novatrices aux défis qui sont les nôtres

 

Dans sa lettre écrite avec la députée Véronique Hivon (responsable du dossier de la convergence), M. Péladeau semble ouvrir plus grande et plus clairement la porte à la présence des idées de QS et ON au sein du PQ. « La réécriture du programme du PQ, qui se concrétisera au congrès de juin 2017, pourra, et nous l’espérons, être influencée pas nos collègues des autres partis et par les acteurs de la société civile », écrivent-ils.

« Nous croyons nous aussi que le projet de pays ne trouve sa pleine valeur que s’il permet d’apporter des réponses progressistes et novatrices aux défis qui sont les nôtres », ajoutent les auteurs.

Le texte de trois pages vise à répondre aux doutes émis par QS (mais aussi ON) sur la volonté réelle du Parti québécois quant au projet de convergence. Les solidaires et les onistes ont souvent demandé au PQ de « mettre cartes sur table », notamment en ce qui a trait à la stratégie d’accession à l’indépendance. Les griefs de QS concernent aussi le « dogme du déficit zéro » et, plus largement, la présence de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois.

Points de rencontre

M. Péladeau et Mme Hivon soutiennent qu’il y a déjà plusieurs « points de convergence » entre les différents acteurs engagés dans la convergence. Ils évoquent les valeurs de justice sociale ; le fait que les programmes politiques se recoupent « à plusieurs égards » et notamment sur l’importante question de la révision du mode de scrutin ; la volonté du PQ de créer lui aussi une assemblée constituante pour rédiger la constitution d’un Québec indépendant ; etc.

Concernant l’épineuse question de la stratégie référendaire, Pierre Karl Péladeau et Véronique Hivon disent que leur « volonté de faire l’indépendance est claire. Sur le comment, nous entendons respecter le processus démocratique qui a toujours caractérisé notre formation politique et notre volonté de rassembler les forces souverainistes ». Mais il n’y a pas plus de détails pour le moment.

De manière générale, M. Péladeau et Mme Hivon soulignent que « la diversité [des idées et des opinions] est le socle sur lequel il faut construire », que la « convergence ne vise pas à gommer toutes les différences », et que « l’union ne désigne pas la fusion ». En somme, il n’y a pas à être d’accord sur tout pour s’entendre sur l’essentiel.

Mea culpa

Ils réitèrent par ailleurs le mea culpa péquiste entendu depuis l’automne, qui dit que « l’appel aux brebis égarées » est terminé et que le PQ reconnaît qu’il « n’a pas le monopole de la souveraineté ». « C’est toute notre approche que nous avons repensée et réinventée, plus que jamais convaincus que cette diversité au sein du mouvement indépendantiste ne constitue pas une faiblesse mais une véritable force. »

Les deux signataires estiment ainsi que « tranquillement, une nouvelle dynamique s’installe. Rebâtir les ponts et nouer le dialogue est une tâche ambitieuse qui exige temps et patience. Il faut se parler et s’écouter pour réapprendre à se faire confiance et repartir sur des bases solides ».

Et sur quel genre de partenariat cela pourrait-il déboucher ? Ce n’est pas défini. Le chef péquiste et sa députée jugent qu’il « faut se parler tout court » avant de parler d’un quelconque scénario d’alliances électorales — un sujet qui fait l’objet de vifs débats au sein des troupes souverainistes.

Il y a un mois, un sondage Léger-Le Devoir-Le Journal de Montréal indiquait qu’une coalition entre le PQ et QS serait arrivée première dans les intentions de vote (au même titre qu’une alliance entre le PQ et la Coalition avenir Québec). Autrement, les partis d’opposition semblent incapables de combler l’écart avec le Parti libéral de Philippe Couillard, qui continue de dominer les sondages tout en enregistrant un fort niveau d’insatisfaction.

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33 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 23 avril 2016 02 h 20

    Un revenu minimum décent et garanti

    Si le PQ veut véritablement démontrer qu'il est, non seulement progressiste, mais nationaliste - c'est à dire, qu'il aime sa nation- ladite démonstration devrait commencer par ne pas laisser des centaines de milliers, voire même des millions, de ses propres concitoyens crever de misère et être exclus de la société sous cette loi abjecte et scélérate de l'aide sociale et appuyer sans équivoque le revenu minimum garanti de Québec Solidaire. Puisqu'en dessous d'un tel minimum, aucun parti n'est vraiment progressiste.

    Et non seulement, on est pas progressiste quand ont fait de tout un segment de la société des citoyens de seconde zone qui n’ont pas le minimum décent pour vivre et n’ont pas les mêmes droits que les autres.. Mais on est même pas nationaliste, quand on répudie et exclue de la sorte un pan tout entier de la société.

    Et bien entendu, je parle ici d'un engagement ferme à instaurer le revenu minimum garanti, et ce, indépendance ou pas.

    Christian Montmarquette

    • Michel Thériault - Abonné 23 avril 2016 11 h 39

      M. Montmarquette, je crois que vous n'avez pas saisi l'essentiel du texte. Relisez. Et plus d'une fois s'il le faut.

      Unissons-nous pour fonder un pays et nous aurons des siècles devant nous pour décider si nous voulons être de gauche, de droite, du centre, d'en haut, d'en bas, rouge, vert, bleu, etc...

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 avril 2016 12 h 08

      "Unissons-nous pour fonder un pays et nous aurons des siècles devant nous pour décider si nous voulons être de gauche, de droite:- Michel Thériault

      Jamais je n'appuerai un parti qui laisse crever de faim et de misère ses propres concitoyens.

      Il n'y a pas que l'indépendance qui compte dans la vie M. Thériault, il y a le chemin qu'on choisi pour s'y rendre.

      Et si le chemin signifie continuer à faire souffrir des millions de nos concitoyens des plus démunis, dont des enfants pauvres qui ont 11 ans d'espérance de vie de moins que les autres..

      Alors je combattrai de toutes mes forces un tel parti aussi scélérat qui donne à choisir entre manger et son drapeau.

      Christian Montmarquette

    • Pierre Fortin - Abonné 23 avril 2016 12 h 48

      Monsieur Montmarquette, je crois que la meilleure façon de faire échouer une véritable conjonction des forces souverainistes est de commencer par poser des conditions.

      Si votre position reflète fidèlement celle de QS, alors il y a peu de chances que la main tendue mène à une véritable coalition.

    • Normand Renaud - Inscrit 23 avril 2016 15 h 44

      M. Montmarquette, et pourtant la situation de pauvreté que vous soulevez,existe bel et bien actuellement sous un pays de type fédéral.
      Le parti Lébéral provincial actuel, est en train de défaire l'aide aux organismes sociaux, scolaires, aux démunis, autant les femmes que les jeunes, privilégiant la classe mieux nantis qui peut elle s'offrir en payant ce dont elle a besoin.
      Ce n'est pas une fiction, mais bien la réalité actuelle.
      La vision sociale a toujours été la pierre angulaire du parti. Création CPE, organisme sociaux, congé parental.
      QS trouvait simplement que le PQ n'était pas à l'extrème gauche et sa mission d'origine, est de type féministe.
      L'établissement d'un Québec comme pays, ne laissera pas en blanc les démunis, ni la classe moyenne.

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 avril 2016 15 h 49

      " La meilleure façon de faire échouer une véritable conjonction des forces souverainistes est de commencer par poser des conditions." -Pierre Fortin

      Parce que vous croyez que le PQ ne s'est pas gèné pour imposer ses propres conditions et ses politiques néolibérales?

      De grâce! Faites nous rire M. Fortin! Mais ne nous faites pas pleurer! et allez lire le traité commercial néolibéral de l'Entente du 12 juin 1995 que le PQ nous avait enfoncé de force dans la gorge lors du dernier référendum!

      En 50 ans, c'est justement cette coquille-vide péquiste, dépourvue de tout projet de société qui n'est parvenue qu'à faire stagner ou reculer l'indépendance et qui n'A réussi qu'à convaincre de des convaincus.

      Or, ce qu'il faut faire pour augmenter les appuis à la cause, c'est convaincre les craintifs, les indécis et même des fédéralistes avec un projet de pays nettement plus avantageux que ce que leur offre déjà le Canada.

      - Pourquoi des gens prendraient-ils le risque de changer de pays, sans être persuadés qu'il changeront pour mieux que ce qu'ils n'ont déjà?

      Ceci, alors que le vide constitutionnel que pourrait provoquer un changement de statut du Québec, pourrait même faire reculer les droits acquis des Québécois; comme ce fût le cas lors du rapatriement de la Constitution canadienne, où le Canada a profiter de l'occasion pour faire reculer les droits et pouvoirs du Québec.

      Car il est faux de prétendre que l'indépendance est un bien en soi, et se faire sans condition, puisque nombre de nouveaux pays sont apparus sur la carte du monde et sont devenus des républiques de bananes. Seriez-vous aussi diposé à voter Oui à une république de bananes?? Un danger exacerbé dans un monde où les abus du néolibéralisme sur les États sont démontrés tous les jours..

      Vous voyez bien que ces histoires à dormir debout d'impossibilité de conditions ne tiennent pas la route plus de deux secondes face à une critique le moindrement éclairée!

      Christian Montmarquette

    • Michel Thériault - Abonné 23 avril 2016 15 h 50

      Pas de trouble M. Montmarquette, QS devrait gagner les élections de 2062. D'ici là, il ne vous reste plus qu'à espérer qu'Ottawa règle les problèmes du Québec.
      Bonne journée.

    • Pierre Fortin - Abonné 23 avril 2016 16 h 43

      Votre soliloque vous égare Monsieur Montmarquette.

      Je dis simplement que l'offre de dialogue me semble sincère et que commencer par négocier son ticket de participation aux discussions est une manière de refuser l'invitation qui manque d'élégance et de conviction.

      À moins que vous soyez dans le secret des dieux ou que vous lisiez dans les feuilles de thé, je crois qu'il vous faudra attendre la réaction de Québec Solidaire avant de dresser le procès verbal de ce qui, pour l'instant, n'est qu'un vœu pieux.

    • André Labelle - Abonné 23 avril 2016 17 h 14

      M. Montmarquette,
      Vous souhaiteriez torpiller toutes les tentatives pour le Québec d'accéder à la souveraineté que vous ne feriez pas mieux.

      C'est évident que la souveraineté du Québec est loin d'être une priorité pour vous. Vous préférez tenir le rôle d'éternel geignard plutôt que de vous donner la possibilité de faire un pays à votre convenance. Sans doute est-ce là le symptôme puissant de ceux et celles qui n’ont pas le courage de relever un tel défi. C’est votre droit. Mais cessez de vous prendre pour un souverainiste et admettez que vous souhaitez en fait défendre votre vision socialiste, ce qui n’est pas en soi un défaut, dans un contexte de colonisé plutôt que de devoir assumer toutes les responsabilités propre à une nation souveraine.

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 avril 2016 17 h 15

      "L'établissement d'un Québec comme pays, ne laissera pas en blanc les démunis.." - Normand Renaud

      1) Il est d'aberrant d'entendre autant de conneries ficelées comme un chaplet sur Québec Solidaire.

      2) Je ne vous parle pas de poser encore la condition de l'indépendance pour régler le problème de la pauvreté, mais d'éradiquer la pauvreté indépendance ou pas!

      3) Le PQ n'a fait que ça, frapper sur les plus pauvres et couper dans l'aide sociale à chaque foutues de fois qu'il a pris le pouvoir et encore une fois 4000 chèque d'aide sociale coupé par Maltais durant son court mandat de 18 mois" Une honte!!

      4) La preuve, c'est que le PQ a été 21 ans au pouvoir, et que le niveau d'aide sociale est deumeurée deux fois en dessous des besoin de première nécessité grace à la désindexation des prestations d'aide sociale par le PQ.

      - Ça vous suffit ou je continue?

      - CM

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 avril 2016 10 h 21

      " Pas de trouble M. Montmarquette, QS devrait gagner les élections de 2062. " - Michel Thériault

      Malheureusement pour vous, il semble que PQ croit lui-même qu'il plus ne puisse parvenir gagner les élections avant 2062 sans l'appuis de QS.


      Il n'est pas toujours nécessaire d'être gros pour être fort.

      Il suffit parfois d'être utile, pertinent et intelligent.

      - CM

    • François Dumas - Inscrit 25 avril 2016 06 h 17

      Bonjour,
      Je suis péquiste et d'accord avec vous Monsieur CM. Comme je suis d'accord avec constituante et la proportionnelle. Comme je suis d'accord avec l'agence pour la gestion des médicaments. Ce sont des solutions avec lesquelles tout le peuple est gagnant. En richesse, en cohésion sociale et en dignité. Le revenu citoyen n'est pas nécessairement de gauche ou de droite d'ailleurs. Ce n'est qu'une façon élégante de garantir un revenu de base, car moins coûteuse en gestion, et plus humaine, moins stigmatisante. Et ce n'est qu'un pas vers l'intégration de l'assurance chômage, autre saloperie de système où trop souvent, en calculant bien, il est plus rentable de rester chez soi que d'aller travailler. Le revenu garanti viendrait corriger cette situation. "L'assurance salaire" créée par le Québec pourrait être beaucoup plus simple, chaque heure travaillée apporterait un bénéfice supplémentaire, et les économies générées par une gestion plus simple seraient redonnées aux travailleurs.

    • François Dumas - Inscrit 25 avril 2016 06 h 19

      Je suis d'accord. Mais je reste péquiste. Car les péquistes ouvrent leurs portes et sont ouverts aux discussions et aux compromis. Ce n'est pas le cas de l'actuel QS qui tire toujours la couverte de son bord et, de plus, est incapable de se mettre dans la peau de la majorité silencieuse. Si vous voulez atteindre vos objectifs, il faudra commencer à penser pour tous les québécois, et non seulement une petite partie de la population. En passant, en disant que le PQ est ouvert, je parle du parti. Par contre, beaucoup de partisans péquistes sont aussi bouchés que leurs amis de QS, je le reconnais. Une coalition pour un pays, juste pour avoir un pays, pas très vendeur. Il faut un projet. Et quoi de mieux que de tout de suite donner un avant goût de ce que serait ce pays, en instaurant, avant tout référendum officiel, des mesures qui donnent envie d'aller plus loin? Comme le revenu minimum garanti et une multitude d'actions vers une reélle démocratie décentralisée? Voilà à quoi je m'attendrais de véritables leaders, qui voudraient bien, sans saborder leur parti, du moins créer une coalition d'une durée 4 ans pour commencer, avec des objectifs communs, utiles, pertinents et intelligents, pour l'ensemble de la population.

  • Robert Lauzon - Abonné 23 avril 2016 04 h 46

    Enfin!

    Le Québec à construire requiert un projet de société rassembleur autour d'un projet de constitution républicaine qui définit les droits et responsabilités des citoyens et des institutions!

    Que les gens de bonne volonté s'y engage enfin!

    • Michel Thériault - Abonné 23 avril 2016 12 h 04

      "Que les gens de bonne volonté s'y engage enfin!"

      M. Lauzon, tout est là, dans cette petite phrase. Nous verrons enfin si les autres partis répondent à l'appel. Salutations républicaines.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 23 avril 2016 07 h 01

    … qui d’ôtres ?!?

    « Nous croyons nous aussi que le projet de pays ne trouve sa pleine valeur que s’il permet d’apporter des réponses progressistes et novatrices aux défis qui sont les nôtres », ajoutent les auteurs.» (Guillaume Bourgault-Côté, Le Devoir)

    De cette citation, cette douceur-questionnement :

    Bien qu’ils soient des « nôtres », ces «défis-réponses » de convergence, présumés progressistes ou innovateurs, impliquent-ils tout autant l’intégration que la participation citoyennes et démocratiques du peuple qui, ce dernier, aurait aussi intérêts au débat, surtout si, dudit débat, il est convié à un projet de société susceptible de le concerner, ou moins et de sagesse, être en mesure d’autrement voter et s’exprimer uniquement par un « oui », par un « non », ou, encore, par une simple « dissidence » ?

    Des nôtres ou ...

    … qui d’ôtres ?!? - 23 avril 2016 -

  • Normand Bianchi - Inscrit 23 avril 2016 07 h 12

    Enfin .... SOLIDARITÉ !!!

    Enfin !!! Option Nationale / Parti Québécois / Québec Solidaire Je propose que cette coalition s'appelle SOLIDARITÉ !

    • Josée Duplessis - Abonnée 24 avril 2016 07 h 45

      Je suggère :Solidarité nationale québécoise

  • Gilles Delisle - Abonné 23 avril 2016 07 h 42

    Dans l'attente de nos leaders!

    Alors que les dirigeants de chacun des partis dénoncent les manquements à la démocratie du parti libéral, alors qu'ils reprochent à ce même parti d'être déconnecté des besoins de la population, il deviendrait intéressant que les dirigeants du QS, du PQ et de l'ON fassent une véritable sondage auprès de tous leurs membres pour découvrir possiblement que ceux-ci sont davantage prêts qu'eux-mêmes à faire cette convergence. Écouter ses membres est un acte démocratique qui empêche cette déconnection reprochée à d'autres. Je suis heureux de voir qu'il y a une volonté de discuter de convergence, j'y vois davantage une obligation et une devoir qui nécessitent de mettre en veilleuse quelques gros égos.