Couillard défend l’intégrité du gouvernement Charest

Le premier ministre Philippe Couillard n’a « jamais rien vu d’autre » qu’un gouvernement honnête et intègre quand il a servi sous Jean Charest.

Il a réagi ainsi vendredi aux déclarations de l’ancien premier ministre libéral, qui avait affirmé lundi qu’il avait dirigé un gouvernement « honnête et intègre », malgré les soupçons, les allégations et les accusations qui entachent certains anciens membres de son cabinet.

Rappelons que l’ex-vice première ministre Nathalie Normandeau a été arrêtée en mars par l’Unité permanente anticorruption, tandis que le président du Conseil du trésor, Sam Hamad, a dû démissionner la semaine dernière en raison d’allégations de trafic d’influence.

Il s’agissait de deux anciens ministres du gouvernement Charest, tout comme M. Couillard, qui a été ministre de la Santé de 2003 à 2008.

Or, dans un point de presse en marge d’un discours à Lévis, M. Couillard a soutenu qu’il n’a été témoin que de pratiques exemplaires dans l’exercice de ses fonctions de ministre du cabinet Charest.

Il a dit que le gouvernement libéral de l’époque était honnête et intègre.

« Moi je n’ai jamais rien vu d’autre que ça. Il n’y a jamais personne qui est venu me voir pour me parler de projets en échange de contributions financières, ce qu’on lit parfois dans les journaux. C’est jamais arrivé », a-t-il déclaré.

14 commentaires
  • Sylvain Rivest - Inscrit 15 avril 2016 14 h 45

    Une image vaut mille mots

    Mais les mots amènent aussi plusieurs images.

    C'est un peu comme Poutine qui dit que le "panama papers" est un complot américain.

    • Claude Millaire - Abonné 15 avril 2016 15 h 38

      Entièrement d'accord
      Claude Millaire

    • Claude Millaire - Abonné 15 avril 2016 15 h 40

      Avec toi bien sur
      Claude Millaire

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 15 avril 2016 22 h 59

      En effet, une image vaut mille maux... puisque la corruption est un mal.

    • Donald Bordeleau - Abonné 16 avril 2016 18 h 22

      Il a dirigé un gouvernement d'une droiture incorruptible dans un tel état de sainteté que Dieu l'écouterait pour accomplir ses désirs ( Balzac1844 ).


      De plus de gouverner un parti avec droiture et loyauté selon les hautes règles de la probité et de la morale sociale. D'agir de façon très scrupuleuse dans les questions d'argent ou d'intérêts pour la gouvernance


      Aucun doute ne doit peser sur l'intégrité du Conseil des ministres ou du Conseil du Trésor.

      Mais l'on constate au fil des ans la mise en place de multiples commissions et enquêtes en regard d'accusations, de malversations et d'allégations de conflits d'intérêts de fonctionnaires, des attachées politiques, des députés et des firmes qui sous contractaient dans certains cas le financement du parti comme l'exemple de Roche.

      La mise en place en place de la Commission Bastarache et les révélations de Marc Bellemare du bar ouvert au Conseil des ministres, l'enquête Duchesneau qui a créé un malaise pour Sam Hamad, l'Enquête Marteau sur les crimes économiques qui sous la pression a résulté au suicide du capitaine de la Sûreté du Québec Éric Martin, mais le mystère demeure? Son départ de l'unité était survenu peu après la publication d'un article de La Presse à propos d'allégations d'ingérence politique dans les enquêtes de Marteau.


      Suite aux révélations des médias en février 2011, il y a la création de l'UPAC. Finalement en 2012 le début de CEIC nommé la Commission Charbonneau.

      Quand l’UPAC et la juge Charbonneau concluent aussi à un problème «systémique» de ces années difficile d’effacer l’ardoise.»



      Le legs du PLQ.


      http://meteopolitique.com/fiches/corruption/Charbo


      Code d'Éthique du PLQ. Voir l'item sanctions.

      http://www.plq.org/pdf/Code_Ethique_PLQ.pdf

  • Raymond Chalifoux - Inscrit 15 avril 2016 14 h 59

    Depuis quand...

    ... sont-ils copains, ces deux-là?

  • Guy O'Bomsawin - Abonné 15 avril 2016 15 h 09

    Transparence

    C'est de la désinformation ultra transparente.

  • Richard Lupien - Inscrit 15 avril 2016 15 h 32

    Ce n'est pas ça la démocratie.

    Qu'un groupe qui a été élu par une minorité de citoyens, parce que l'opposition se trouve être fragmentée, que cette petite "gang" puisque garder le sourire, plastroner, se pavaner, s'exhiber sans retenue alors qu'une grande partie de la population doute, se questionne parce que les citoyens se sentent floués, un tel comportement ne peut n'être qu'un vilain mépris envers tous ceux qui ne demanderaient pas mieux que d'avoir un projet de société.

    Notremseul projet de société qui nous reste, c'est de voir l'UPAC faire des descentes et des arestations.

    Richard Lupien

  • André Poirier - Abonné 15 avril 2016 15 h 59

    Allégations

    Quand quequ'un d'un autre parti a fait in faux pas, il est vite tout près de la potence.
    Mais quand c'est un libéral, c'est une allégation.
    Quand des faits sont reprochés à un libéral, c'est une allégation, quand L'UPAC fait des arrestations de libéraux , c'est une allégation, quand ils seront jugés, ce sera encore allégation, quand ils seront reconnus coupables, ce sera encore une allégation et aprè 10 ans de prison, ce sera encore une allégation.
    Remplacer allégation par parti libéral.