La FTQ veut rentrer à la PdA par les portes de côté

L'Alliance internationale des employés de scène et de théâtre (AIEST-FTQ) n'entend pas lâcher prise sur la Place des Arts (PdA). Remerciés la semaine dernière par la société d'État, voilà que les techniciens déposent des demandes d'accréditation syndicale pour représenter les travailleurs des compagnies résidentes, a appris Le Devoir.

Ces demandes visent les techniciens de scène à l'emploi de l'Orchestre symphonique de Montréal, de la Compagnie Jean-Duceppe et de l'Opéra de Montréal.

L'AIEST n'a pas perdu de temps avant d'organiser sa riposte. Les demandes d'accréditation ont été formulées le 30 janvier, soit le lendemain de la parution d'un jugement de la Cour suprême du Canada qui a autorisé la Place des Arts à se départir des services des membres de l'Alliance.

En conformité avec ce jugement, la PdA a annoncé le 2 février qu'elle n'offrirait plus les services de techniciens à ses compagnies résidentes. Chaque locataire est maintenant responsable de l'embauche de ses techniciens. Chaque locataire devra gérer seul le dossier de l'AIEST.

Le syndicat a déjà obtenu une accréditation pour les Grands Ballets canadiens, en vertu d'un accord conclu durant le conflit de travail. L'Opéra de Montréal utilise aussi des techniciens de l'AIEST, mais sur une base temporaire. La Compagnie Jean-Duceppe et l'Orchestre symphonique embauchent pour leur part leurs propres techniciens.

La Commission des relations de travail devrait entendre la requête en accréditation en mars. Bertrand Turgeon, représentant syndical de l'Alliance, envisage une nouvelle bataille juridique afin de déterminer si les compagnies résidentes de la PdA peuvent être considérées comme des employeurs au sens des lois du travail.