Dans les coulisses du gouvernement Marois

Dominique Lebel a été le directeur de cabinet adjoint de la première ministre Pauline Marois.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Dominique Lebel a été le directeur de cabinet adjoint de la première ministre Pauline Marois.

Le gouvernement Marois a été le théâtre de sérieux tiraillements, expose Dominique Lebel dans l’ouvrage «Dans l’intimité du pouvoir : journal politique 2012-2014».

Grâce à des dizaines et des dizaines de notes qu’il a colligées minutieusement dans des petits carnets noirs, l’ex-directeur de cabinet adjoint de la première ministre Pauline Marois offre une nouvelle perspective — à partir du centre du pouvoir — sur les débats houleux de l’équipe aux commandes de l’État entre la « victoire en demi-teinte » du 4 septembre 2012 et l’ « humiliation totale » du 7 avril 2014.

Les rumeurs d’un saut de l’actionnaire de contrôle de Québecor, Pierre Karl Péladeau, dans l’arène politique, suscitent de vives craintes au sein du Conseil des ministres, mentionne-t-il sans détour dans son « journal politique » de plus de 425 pages. « [Un ministre] met en garde la première ministre contre un candidat très à droite. Il laisse entendre que son arrivée pourrait brouiller l’équipe en place. [Il a dit] : “Vous avez réussi l’équilibre au sein du Parti, pourquoi mettre cela à risque ?”», note Dominique Lebel le 11 février 2014. Un autre ministre parie deux semaines plus tard que M. Péladeau « ne durera pas trois mois » au sein d’un éventuel deuxième gouvernement Marois. « Les prises de position passées du propriétaire de Québecor en dérangent plusieurs. »

M. Lebel jette aussi un nouvel éclairage sur l’unanimité de façade du Conseil des ministres à l’égard du projet de charte de la laïcité signée Bernard Drainville. « Le débat est rapidement empreint d’émotion », note-t-il. Selon lui, « au moins la moitié des ministres ne sont pas à l’aise avec certains aspects [du document] ».

M. Lebel partage également ses impressions sur un certain nombre des ministres ayant accompagné « Madame » au pouvoir. Parfois, il laisse même entrevoir celles de Mme Marois. Dans cet esprit, il rapporte un tête-à-tête entre son « amie » Marie Malavoy et elle, et ce, seulement à quelques minutes du déclenchement de la campagne électorale de 2014. « Elle estime qu’elle ne s’est pas investie suffisamment dans son rôle à l’Éducation. “Si tu te présentes, tu ne seras pas ministre” [lui a-t-elle dit]. »

La formation du Conseil des ministres avait été, 18 mois plus tôt, une opération difficile. Yves-François Blanchet avait « violemment réagi » à sa nomination comme whip, « une députée a refusé net le poste qui lui était offert, alors qu’un autre a fait savoir que, s’il n’accédait pas au Conseil, cela constituerait un affront à la nation tout entière ! », rappelle Dominique Lebel. Par la suite, la première ministre s’est notamment « inqui [étée] à voix haute du moral » de Véronique Hivon, qui « se voyait ministre à part entière ». La députée de Joliette « semble manquer parfois de réflexes politiques, [mais] elle est une excellente plaideuse et sa crédibilité se bâtit de belle façon », juge M. Lebel.

Martine Ouellet « est une battante qui défend ses idées jusqu’à l’extrême limite ». « Elle ne lâche jamais. Il y a quelque chose d’à la fois exaspérant et attachant chez elle », estime l’ancien bras droit de Mme Marois, qui a travaillé étroitement avec la députée de Vachon lors de la révision du régime minier. Pour sa part, Jean-François Lisée « a une conscience aiguë de sa valeur qui le place au-dessus de la mêlée », tandis que Bernard Drainville s’est « démarqué par ce côté Don Quichotte qui lui a d’ailleurs valu quelques ennuis avec ses collègues ». « C’est que Drainville a bien de la difficulté à ne pas faire savoir ce qu’il pense », écrit Dominique Lebel.

Anticosti : « le plus grand secret »

L’ex-conseiller politique souligne à gros traits dans son « journal politique » l’« obsession » de l’ex-première ministre Pauline Marois pour la croissance économique, notamment au moyen de l’électrification des transports.

Il expose les coulisses de la participation du gouvernement du Québec dans une coentreprise, notamment avec Pétrolia, en vue de l’exploration de réserves d’hydrocarbures sur l’île d’Anticosti. Le projet est « piloté dans le plus grand secret par le ministère du conseil exécutif » jusqu’à l’annonce de la décision sur la prise de participations du gouvernement dans Hydrocarbures Anticosti au Conseil des ministres le mercredi 12 février 2014. « Les ministres sont soufflés. […] Ils sont médusés par l’audace de Madame », écrit M. Lebel.

L’ex-conseiller politique énumère aussi dans son ouvrage quelques obstacles à la convergence des forces indépendantistes éparpillées au Parti québécois, à Québec solidaire et à Option nationale. À ses yeux, « Québec solidaire et Option nationale tiennent un discours d’ouverture sur la place publique, mais dans la réalité c’est tout le contraire ». Au pouvoir, Pauline Marois a dit trouver « difficile de se rapprocher d’un parti qui prône la décroissance [comme QS] », mais a indiqué à un moment être « prête à tout pour que Jean-Martin Aussant revienne au Parti québécois », se souvient-il. Par ailleurs, le ministre Pierre Duchesne — aujourd’hui directeur de cabinet du chef péquiste Pierre Karl Péladeau — nourrissait la « grande obsession » d’« attirer ce nouveau parti indépendantiste [c’est-à-dire ON] vers le Parti québécois ».

M. Lebel revient évidemment sur la tragédie de Lac-Mégantic : Mme Marois a « rassembl[é], apais[é] ». « Elle est première ministre. Peut-être pour la première fois », écrit-il. Il parsème également son récit au sommet de l’État d’anecdotes, parfois instructives, parfois amusantes. Par exemple, une députée « insiste » pour apparemment discuter d’« enjeux importants » avec la chef du gouvernement. Elle est finalement reçue par Mme Marois le jeudi 14 mars 2013. « Après cinq minutes, je n’en peux plus ! […] “Il faut parler des choses importantes comme le ginseng, les champignons et l’ail des bois.” Madame écoute avec son calme et son empathie habituels. »

Dominique Lebel relate une rencontre avec le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Gaétan Barrette, durant laquelle la direction du Centre hospitalier de l’Université de Montréal lui est offerte, sans oublier un échange « direct » avec le dirigeant de Power Corporation, Paul Desmarais fils, qui se décrit comme un « nationaliste canadien-français autant que le plus grand des séparatistes ».

Son récit prend fin abruptement avec l’« humiliation totale » infligée par l’électorat à Pauline Marois le lundi 7 avril 2014. Dominique Lebel est aujourd’hui membre de l’équipe de direction du développeur de jeux vidéo Behavior Interactif.


Dominique Lebel en cinq dates

1994 Le jeune diplômé en histoire siège à l’exécutif national de l’aile jeunesse du PQ.

1998 Il met le cap vers Québec pour travailler auprès des ministres péquistes Pauline Marois et Gilles Baril.

2001 Il arrive chez Cossette, où il restera neuf années, dont les trois dernières comme responsable des bureaux de Québec et de Montréal.

2012 Il est invité par la nouvelle première ministre Pauline Marois à devenir son directeur de cabinet adjoint.

2014 Il rejoint l’équipe de direction du développeur de jeux vidéo Behaviour Interactif.

Dans l’intimité du pouvoir : Journal politique 2012-1014

Dominique Lebel, Éditions du Boréal, Sortie le 5 avril 2016, 440 pages

42 commentaires
  • Patrick Daganaud - Abonné 4 avril 2016 03 h 00

    Pour qui travaille-t-il?

    Pour qui Monsieur Lebel travaille-t-il?

    À quoi travaille-t-il?

    Membre de la direction du développeur de jeux vidéo Behavior Interactif, Monsieur Lebel distingue-t-il les notes de ses petits carnets noirs de la fiction?

    • Pierre Bernier - Abonné 4 avril 2016 09 h 24

      Cet ouvrage dit beaucoup.

      Mais pas tout, notamment sur le principal.

      En dernière analyse, ce type de récit, sans doute « autorisé », éclaire constamment sur l’état d’esprit de l’auteur à l’époque des évènements.

    • - Inscrit 4 avril 2016 15 h 33

      Une quesion que je me pose depuis quelques années. Comment les chefs indépendantistes choisissent-ils leurs "conseillers" ? Un problème majeur en politique que d'avoir des quidams aussi peu professionnels que ça !

      Bernard Landry avait recruté un certain Maxime Bernier et Gilles Duceppe, un certain Éric Duhaime ! Bernier et Duhaime, deux nullités dont on sait clairement où ils logent !

  • Jacques Lamarche - Inscrit 4 avril 2016 06 h 21

    Paul Desmarais fils a un gros problème!

    Il n'a pas compris que les Canadiens français n'existent plus et que depuis le mouvement visant à faire du Québec un pays, ils ont été remplacés ou par les Québécois, ou par les Canadiens, et que parmi ces derniers, il y a ceux d'expression française et d'autres d'expression anglaise!

    Il est difficile pour les Desmarais de ce monde, et ils sont légion au Québec, de se reconnaître comme un Canadien! Le plus simple et le plus trompeur est de se donner deux pays et deux nationalités! C'est ainsi que Justin Trudeau et Stéphane Dion sont de grands nationalistes québécois! Ça veut dire quoi?

    Sur cette terre rares sont ceux qui ont deux pays. Il y a les Kurdes, les Basques, les Catalans, les Corses et quelques autres, et tous se battent pour en avoir un seul!

  • Pierre Desautels - Abonné 4 avril 2016 07 h 32

    On le savait...


    Bien sûr que pendant les mois précédant l'élection de 2014, on pouvait se douter des déchirements à l'intérieur du PQ et surtout de son conseil des ministres. Ce recrutement de PKP, qui confirmait un virage à droite alors qu'au contraire, le PQ devait se différencier du PLQ et de la CAQ, a été un tournant majeur. Et cet entêtement à ne rien changer dans le projet de charte des "valeurs" a non seulement divisé le conseil des ministres, mais aussi les électeurs.

    • Claude Richard - Abonné 4 avril 2016 10 h 00

      70% des Québécois approuvaient la Charte des valeurs du PQ. Le tort de ce dernier a été de ne pas en parler suffisamment pendant la campagne électorale. Legault, avec ses agents de police, l'a fait avec succès.

    • Pierre Desautels - Abonné 4 avril 2016 15 h 02


      @ Claude Richard Non, les québécois étaient en accord avec la majorité des articles, comme la CAQ et et Québec solidaire. Nuance. Le PQ a inondé les médias de publicités pour cette charte, mais sans vouloir rien changer. Et, de toute façon, comme on a vu aux dernières élections fédérales avec le niqab, les gains politiques à ce sujet ont été surévalués. Dans la liste des sujets abordés pendant une longue campagne électorale, il y a des dossiers beaucoup plus importants que ça dans la vie...

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 avril 2016 15 h 24

      " 70% des Québécois approuvaient la Charte des valeurs"-Claude Richard

      Et 140% des gens étaient complètement écoeurés d'en entendre parler et que le PQ mise de la sorte sur une politique de division et un sujet unique pour tenter de gagner ses élections!

      Mais avec une baisse historique de 320,000 votes (le pire score du PQ depuis 1970!) la population lui a fait comprendre qu'elle en avait raz-le-bol de genre de politicaillages politicien.

      Christian Montmarquette

    • Nicole-Patricia Roy - Abonnée 6 avril 2016 09 h 49

      @ Christian Montmarquette. C'est vrai que Québec solidaire préfère le multiculturalisme dont on voit les ravages actuellement en Europe!

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 4 avril 2016 08 h 13

    Une garde immédiate très discutable

    J’ai toujours pensé que Mme Marois était une femme brillante, extrêmement compétente (après avoir occupé tous les postes ministériels importants), dotée d’une équipe de candidates et des candidats rivalisant avec l’équipe u tonnerre, mais qu’elle était très, très, très mal entourée.

    Un fait insignifiant mais révélateur; c’est environ trois semaines après l’attaque armée du Métropolis que Mme Marois a réalisé qu’il s’agissait-là d’un attentat terroriste.

    Cela signifie que personne dans son entourage ne s’en était rendu compte pour lui dire.

    Et quand je lis le potinage de l’ex-directeur de cabinet adjoint de la première ministre, je n’y vois rien qui pourrait me faire changer d’idée.

    • Réal Ouellet - Inscrit 4 avril 2016 10 h 48

      Au fait, quelqu'un sait-il ce qu'il advient de l'affaire Richard Henry Bain? Pour le moment, on a toutes les indications d'un enterrement de première classe!

    • J-Paul Thivierge - Abonné 4 avril 2016 11 h 09

      On peuty ainsi confirmer ce qu'on imaginais P M était sous influence dominatrice de ses conseillers pas toujours bon aviseur .

    • - Inscrit 4 avril 2016 12 h 19

      Je suis 100% d'accord avec vous. Si Mme Marois avait été mieux conseillée, son gouvernement aurait été plus à même de mesurer les réels défis et, pour tout dire, saisir la réalité politique dans toutes ses subtilités.

      Pour ce qui est des potinages de cet ex-directeur, je suis tout à fait de votre avis aussi. On sait que tous les cabinets de ministre et tout caucus est un lieu de pouvoir et d'influence. En venant "révéler" les luttes qui existaient au sein du gouvernment Marois, Dominique Lebel fait preuve d'une immaturité politique peu commune. C'est une trahison et une bassesse pour son ex-patronne et j'espère que ce personnage ira paître loin des milieux politiques.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 4 avril 2016 18 h 30

      Réal Ouellet écrit : "Au fait, quelqu'un sait-il ce qu'il advient de l'affaire (de la tuerie du Métropolis)?"

      Il est traité aux petits ognons.

      Non seulement le gouvernement l'a-t-il soustrait des rigueurs des lois antiterroristes mais l'État finance son procès. Eh oui. Le gouvernement libéral a décidé de lui avancer l'argent pour payer la suite d'avocats approchés et congédiés les uns après les autres par l'accusé. Il serait ruiné et personne ne sait quand il aura les moyens de rembourser l'État. Mais est-ce bien important?

      Le quotidien La Presse qualifiait affectueusement ce terroriste "d'amoureux du Canada à l’âme troublée." Entre nous, est-ce un crime de trop aimer notre beau pays menacé par des méchants séparatistes?

  • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 4 avril 2016 08 h 15

    Gloire aux vaincus!!!

    Comme je l'aime depuis qu'elle a pris sa retraite, cette Mme Marois. À part ses études sur les radios poubelles de Québec, comme elle prend enfin des meilleurs décisions ou si elles sont aussi catastrophiques, au moins plus personne ne le sait ni n'en est tributaire.

    Récapitulons son année de sabotage de la province sans vergogne qu'elle m'a fait endurer.

    D'abord sa loi numéro un sur l'intégrité!!! Peut-on faire plus hypocrite pour un parti financé illégalement par des entreprises.

    Ensuite, ses pubs bucoliques nous prenant pour des tarés du genre:"si le pétrole est exploité par des gens de chez nous, ce sera une industrie propre, verte"...et des signatures avec des pétrolières avec lesquelles on est encore coincés même si "l'avenir du Québec n'est pas là".

    Puis, la charte!!! Dans le palmarès, je voudrais en ce moment me trouver ailleurs, cette période est certainement dans mon top 5. Ça a dégénéré jusqu'à traiter en bande influente publiquement toutes les Femmes musulmans de Folles(!!!) Au secours!

    Ensuite, le poing levé de PKP(!!!) Je crois avoir assez dit ici mon opinion là-dessus.

    Et son autre pub de campagne que j'avais haïe où on voyait un gros colon de la construction vider ses poches ou ne se trouvaient que quelques garnottes, disant:"euh... c'est rien que ça qui nous reste???" Après le PQ organise en grandes pompes une conférence sur leur loi revisitée sur les redevances des minières. Et ça revient EXACTEMENT au même qu'avec Charest car on ne montait les redevances que pour un format de mines qu'on ne retrouve pas au Québec(!!!)

    Le voyage en Écosse ou elle fut à peine accueillie, le moratoire complètement stérile et inutile sur l'éducation pour plus tard augmenter, et en catimini, les frais.

    Et pas moyen de critiquer dans le Devoir. Sinon, tu es une traitresse, une fausse québécoise! Tu ne reçois pas un "like" pour tes propos et ceux qui t'injurent en ont 42.

    Béni soit cette ère révolue!!! Que de grotesque, que de ridicule!!!!

    • Jean-Marc Simard - Inscrit 4 avril 2016 09 h 38

      Et quel est votre top cinq pour le Plq, Charest et Couillard ?

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 4 avril 2016 09 h 58

      Votre analyse superficielle des 16 mois Marois est impressionnante, I "LIKE".

      Cependant vous oubliez que le gouvernement Marois était minoritaire et que tous ses décisions et projets de lois étaient imprégnés de la volonté d'un ou d'autres partis.
      Cet état de parti minoritaire, qu'était le PQ, a été oublié dans votre analyse et fait de vous une partisane de mauvaise foi. "I DO NOT LIKE"

      Maintenant qu'elle est vaincue, que nous attend-il avec les libéraux: en éducation, en santé, en économie, en services sociaux ?
      Pourriez-vous compléter et nous rassurer s.v.p. ?
      et en incluant le jeu des acteurs Normandeau, Côté, Hamad, Boulet, Thériault, Barette et plusieurs autres que vous choisirez.
      Merci de votre collaboration.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 4 avril 2016 10 h 14

      Une traîtresse, une fausse québécoise (selon elle-même) qui ose traiter la direction précédente du Devoir de la même épithète...car elle dit bien "cette ère révolue"..Serait-ce l'arrivée de B. Myles qui la rend si osée tout à coup ?
      La question est posée...

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 4 avril 2016 13 h 00

      Il est sidérant de lire votre prose toute emplie de hargne... pendant que durant les années Charest la corruption était devenue endémique et que maintenant, reprenant de plus belle, on obtient en prime le démentèlement de nos acquis: soit la destruction méthodique des services de gardes (CPE) contrôlé par les parents et de qualité versus le profit fait sur le dos des tous petits, la privatisation des soins de santé avec des primes pour les gras durs du système, un nouveau plan nord pour les petits amis du régime, etc. etc. Seriez-vous masochiste?

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 4 avril 2016 13 h 24

      Votre analyse superficielle des 16 mois Marois est impressionnante, I "LIKE".

      Cependant vous oubliez que le gouvernement Marois était minoritaire et que tous ses décisions et projets de lois étaient imprégnés de la volonté d'un ou d'autres partis.
      Cet état de parti minoritaire, qu'était le PQ, a été oublié dans votre analyse et fait de vous une partisane de mauvaise foi. "I DO NOT LIKE"

      Maintenant qu'elle est vaincue, que nous attend-il avec les libéraux: en éducation, en santé, en économie, en services sociaux ?
      Pourriez-vous compléter et nous rassurer s.v.p. ?
      et en incluant le jeu des acteurs Normandeau, Côté, Hamad, Boulet, Thériault, Barette et plusieurs autres que vous choisirez.
      Merci de votre collaboration.

    • Donald Bordeleau - Abonné 4 avril 2016 13 h 51

      Aucun doute ne doit peser sur l'intégrité du Conseil des ministres ou du Conseil du Trésor.

      Ce n'est pas le même niveau que le conseil des Ministres du PLQ avec Monsieur Hamad.

      Mais l’on constate que les abus étaient une coutume avec les Post-it et les nominations des juges avec Madame Chantal Landry déjà en 2003.


      Les portes tournantes pour des non élus comme Bibeau qui assistait au Conseil des Ministres comme révélé par Violette Trépanier. Idem avec Daoust, Gignac, Jean Charest et Hamad avec qui il cassait la croûte avec son ami Côté.

      Quand l’UPAC et la juge Charbonneau concluent aussi à un problème «systémique», difficile d’effacer l’ardoise.»

    • Serge Morin - Inscrit 4 avril 2016 13 h 56

      Vous voir reprendre vos récriminations maintes fois entendues est d' une tristesse infinie.
      Degobiller sur celle qui n'est plus (houura) et s'aveugler sur ceux qui nous pillent nous renseigne beaucoup sur le porteur de ballon.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 4 avril 2016 14 h 19

      Mme Sévigny, la direction du Devoir n'a aucun rapport. Ce n'est quand même pas elle qui décide si mes commentaires seront populaires ou non. En me laissant m'exprimer, il m'ont pratiquement sauvé de la déréliction. Je ne dirai pas un iota contre l'ancienne ou la nouvelle direction du Devoir. Je parlais bien sûr de l'ère de Marois...

      Ici, c'est libre de penser, mais ils ne garantissent pas qu'on va aimer...

      Mais cessez de me traiter de partisane, je le redis, je suis membre en règle du parti nul!

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 4 avril 2016 14 h 24

      M.Cotnoir, je tiens à préciser que vous êtes complètement dans le champ avec votre hargne. Et est-ce que parce que les rouges sont pourris, il faut nécessairement encenser les bleus qui sont aussi pourris???

      Ce sont vous les partisans!!!

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 4 avril 2016 14 h 29

      Et M.Morin, ne croyez-vous pas que vos lamentations contre mes propos sont redondantes juste un peu... Vous êtes bien pire avec moi qui suis impuissante que je le fus avec Pauline qui elle, avait du pouvoir.

      Pensez-y..

    • Jacques Lamarche - Inscrit 4 avril 2016 16 h 58

      J'estime que Mme Marois fit beaucoup en peu de temps dans des conditions fort difficiles. Toutefois, je lui reproche d'avoir reculé sur l'abolissement de la taxe santé. Elle fit montre alors de mollesse ou d'hésitation et de ce manque de fermeté, son trop court mandat en resta marqué!

      Quant à la chartre des valeurs, qui constituait un bel avancé en faveur de l'égalité, le gouvernement fut débordé (ou écrasé) par une opposition qui de tous ses canons frappa avec une force jamais égalée. Il y mit toutes ses énergies, notamment médiatiques, moins pour abattre la chartre que pour discréditer le PQ en donnant à son programme et à son projet souverainiste un caractère raciste et xénophobe. Et pourtant!!!

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 4 avril 2016 17 h 57

      Mme Gervais, tout ce que j'ai avancé sont des faits. Et ce n'est que hochet comparé à ce que j'ai dit sur Jean Charest.

      Votre propre commentaire est méprisant et gratuit.

      J'ai droit de ne pas admirer le PQ, ce n'est pas un outrage à la Nation, bien au contraire, Mme...

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 4 avril 2016 19 h 32

      @ CAB = Sol Wanderer !? ou une émule (de triste mémoire)...du copié- collé en ce qui concerne la photo...

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 4 avril 2016 21 h 15

      Mme Sévigny, je ne vois pas le rapport avec la photo mais vous visez juste. Je suis une émule, j'adorais Sol Weidenmeier, elle me manque beaucoup, c'est dommage qu'elle ne s'abonne pas, c'était ma pote!!!