Couillard reproche à Legault d'avoir insulté les membres du PLQ

Le chef caquiste François Legault a insulté des milliers de membres et bénévoles du PLQ en traitant cette formation de « parti de pourris ».

C’est ce qu’a déclaré le premier ministre Philippe Couillard, jeudi matin, avant d’entrer à la séance de son caucus.

Il réagissait ainsi aux déclarations de M. Legault, qui estime qu’il y a de l’argent sale au Parti libéral et qu’on peut dire que ce parti est pourri. La CAQ demande aux libéraux de mettre de côté la totalité du financement politique reçu entre 1998 et 2011 par l’ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau, arrêtée la semaine dernière par l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

M. Legault veut empêcher les libéraux de faire la prochaine campagne électorale avec cette somme d’un million $, en soutenant qu’une partie provient de dons présumés illégaux.

En point de presse, Philippe Couillard a soutenu que M. Legault a choisi son niveau de discours, que ce n’était pas le sien, et qu’il tenait en s’en dissocier.

Il a défié quiconque de trouver autre chose que des pratiques exemplaires dans le financement actuel de son parti.

Selon le premier ministre, M. Legault contribue au cynisme de la population avec de tels propos.


 
13 commentaires
  • Claude Bariteau - Abonné 24 mars 2016 10 h 37

    Arrogance du PLQ


    Hélas, cette arrogance du PLQ est pratique courante dans un régime parlementaire qui octroie le pouvoir exécutif et législatif au parti qui a obtenu une majorité de députés sans un appui majoritaire des électeurs.

    Du coup, l'opposition, qui a l'appui de 58 % des électeurs et des électrices, est décriée par les détenteurs du pouvoir et, avec elle, la majorité des Québécois et des Québécoises.

    C'est une conséquence qui découle de l'ordre canadien imposé en 1867 et réimposé en 1982, dont l'élément de base est un régime politique monarchiste constitutionnalisée avec, pour assise, la responsabilité ministérielle et pour antidote une motion de censure.

    Or, comme les élus du PLQ sont majoritaires, ils règnent et chargent, comme vient de le faire le chef du PLQ invité à retirer de la caisse de son parti des sommes recueillies illégalement.

    C'est une façon de faire aberrante. La radier s'impose. Le faire implique plus que l’adoption d’un scrutin proportionnel, mais une sortie de l'ordre constitutionnel canadien dans lequel le peuple québécois est enserré, car tout y renvoie.

    • Michèle Lévesque - Abonnée 24 mars 2016 16 h 27

      "... car tout y renvoie." En effet.

    • Donald Bordeleau - Abonné 24 mars 2016 16 h 39

      Le petit singe

      La politique des des 3 petits singes (rien vu, rien entendu, rien dit), s'ajoute maintenant à la politique de l'autruche québécoise.

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 24 mars 2016 10 h 46

    Un parti de pourris?

    Les malversations du PLQ ayant duré (et durant?) depuis plus d'une décennie, c'est Philippe Couillard qui insulte ses concitoyens, également contribuables, en minimisant la prévarication exercée systématiquement par les ministres issus de ce parti. Donc d'affirmer qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du PLQ, c'est uniquement faire preuve de clairvoyance.

  • Colette Pagé - Inscrite 24 mars 2016 10 h 55

    Théâtralité et vierge offensée !

    Si le PLQ souhaite retrouver un minimum de crédibilité il devra en faire davantage et son PM ne pas jouer aux vierges offensées. Mais surtout ne pas confier à un EX-VP Roche Développement des affaires l'application des recommandations de la commission Charbonneau. Rien de très rassurant !

    En faire PLUS veut dire notamment s'engager à rembourser l'argent sale sans prescription de 5 ans comme pour les corrupteurs. Autrement la prochaine élection reposera sur un déni de démocratie.

    Puis, toujours dans la même veine, faire connaître les donataires du 75 000 $ versé à l'ex PM, confier à un Ministre désigné le suivi de la mise en vigueur des recommandations de la commission Charbonneau avec obligation de rendre compte à dates fixes à la Commission parlementaire de la justice, rétablir les budgets de l'UPAQ et de la Direction des affaires civiles et pénales en faisant nommer ses dirigeants ainsi que le Directeur de la sûreté du Québec par les 2/3 des membres de l'Assemblée nationale.

    Déjà là, ce serait un bon début. Mais ne comptons surtout pas sur le PM pour transmettre regrets et remords pour les actions passées du PLQ.

  • Sylvain Rivest - Inscrit 24 mars 2016 11 h 16

    la vérité fait mal

    les libéraux sont ce qu'ils sont.
    Et ils entâchent la classe politique.

    Dehors!

  • Christian Montmarquette - Abonné 24 mars 2016 12 h 11

    Le gouvernement doit appeler à de nouvelles élections

    Le Parti libéral du Québec ne fera preuve d'aucune "pratique exemplaire" tant qu'il se comportera en receleur d'argent sale issu du crime et qu'il n'aura pas remis les fonds illégaux, non seulement avec lesquels il fonctionne encore aujourd'hui, mais qui lui ont permis d'accéder illégitimement au pouvoir.

    Je dirais même que la gravité de la situation est telle, que pour démonter pratique exemplaire comme le dit le premier ministre Couillard, elle commande une dissolution immédiate du présent gouvernement et l'appel à de nouvelles élections.

    Christian Montmarquette

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 24 mars 2016 15 h 27

      100% d accord avec vous. J-P.Grise

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 mars 2016 17 h 38

      Merci de l'avoir exprimé M. Grisé.