Tirez les leçons qui s’imposent, dit Couillard aux siens

Le chef du PLQ, Philippe Couillard, appelle les membres de sa formation politique à « tirer les enseignements qui [les] concernent » du coup de filet de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

M. Couillard a senti le besoin de s’adresser aux « amies et amis » du PLQ par le biais d’une lettre ouverte mardi après-midi. « Nous avons tous été interpellés, peinés aussi par les événements des derniers jours. Des personnes associées à notre parti font face à des accusations sérieuses », a-t-il écrit cinq jours après l’arrestation-choc de sept personnes, dont l’ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau. « Les accusations portées devront subir le test des tribunaux. […] Mais cela ne doit surtout pas nous dispenser de bien réfléchir à ces événements », a-t-il souligné.

Le premier ministre a aussi donné son consentement mardi à l’adoption d’une motion présentée par Québec solidaire visant à saluer le travail réalisé par l’UPAC, mais également à presser les « partis politiques représentés à l’Assemblée nationale » à rembourser « toutes les contributions politiques qui leur auraient été versées illégalement ».

« Est-ce que le Parti libéral du Québec a fait des provisions ? » a demandé l’élu solidaire Amir Khadir, après avoir évalué à quelque 20 millions de dollars le montant à rembourser à première vue par le PLQ. « Juste entre 2006 et 2011, le DGEQ parle de 7,3 millions de dollars », a-t-il fait remarquer.

M. Couillard a rappelé que l’abaissement de la limite des contributions à un parti politique à 100 $ par personne par année a « transformé pour le mieux la vie de ceux et de celles qui font de la politique ». L’époque des « ministres à 100 000  est révolue, a-t-il répété.

D’ailleurs, le PLQ a revu à la baisse les objectifs de financement des associations de circonscription au tournant de l’année, passant de 10 000 $-15 000 $ en 2015 à 5000 $-10 000 $ en 2016, a indiqué le porte-parole du PLQ, Maxime Roy, tout en précisant qu’« aucun objectif supplémentaire n’est demandé aux ministres ».


 
2 commentaires
  • Patrick Daganaud - Abonné 23 mars 2016 08 h 53

    Voir rouge

    « Tirez les leçons qui s’imposent, dit Couillard aux siens . »

    En d'autres termes, organisez-vous pour ne jamais vous faire prendre.

    Ou, plus subtilement, si vous vous faites prendre, organisez-vous pour « subir (avec succès) le test des tribunaux. »

  • Donald Bordeleau - Abonné 23 mars 2016 13 h 11

    Mentor au PLQ

    Ces implications du politique pour les contrats étaient une coutume dans tous les ministères afin d'obtenir des sommes pour la caisse du parti. En retour, les attachés politiques, fonctionnaires, contracteurs sans permis avec sous-contrat et députés recevaient des cadeaux comme voyages, golf, des roses, pêche, Spas, vins, billet Céline Dion, loge Bell ou encore un poste dans la firme.
    C'est ADN du PLQ et voir les liens de la participation des ministres et attachés politiques pour cette période.

    Madame Normandeau a été le bouc émissaire pour l'UPAC, mais les dossiers les plus importants comme le MTQ ou le contrôle est encore très difficile, aussi les terrains de sport et aussi la ligne de garderies de Tomassi avec les frères Cola, beaucoup de dossier sont sur le bureau du DPCP.

    Financement illégal de Couillard et les errements de Marcel Blanchet du DGEQ.

    http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/actualit