Québec reste sur sa faim pour financer ses infrastructures

«En ce qui concerne les infrastructures, il y a beaucoup de questions et peu de réponses à ces questions-là», a commenté le ministre des Finances, Carlos Leitão
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «En ce qui concerne les infrastructures, il y a beaucoup de questions et peu de réponses à ces questions-là», a commenté le ministre des Finances, Carlos Leitão

La mise à niveau prévue des infrastructures québécoises pourrait être compromise, en raison de la timidité des engagements financiers pris par Ottawa à ce chapitre.

Le gouvernement Couillard, qui comptait beaucoup sur le premier budget du gouvernement Trudeau, pour financer le renouvellement de diverses infrastructures est resté sur sa faim mardi en prenant connaissance des documents.

En point de presse, en fin de journée, le ministre des Finances, Carlos Leitão, et le président du Conseil du trésor, Sam Hamad, ont jugé que le budget présenté par le ministre fédéral des Finances Bill Morneau offrait plus de questions que de réponses.

« Il va falloir voir à quel rythme ce financement-là va venir », a dit M. Leitão.

Ni M. Leitão, ni M. Hamad, ne pouvait affirmer que la façon de faire fédérale n’aura aucun impact sur les échéanciers prévus par Québec pour procéder aux nombreux travaux projetés.

Bref, Québec ne sait pas davantage que la veille quelles sommes Ottawa est disposé à lui verser au cours des prochaines années pour financer ses projets de renouvellement d’infrastructures, qu’on pense au prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal.

« On est resté sur notre faim en ce qui concerne les infrastructures », a convenu le ministre Leitão, disant qu’il aurait apprécié « avoir un peu plus de clarté » dans les intentions du gouvernement fédéral, qui parle d’une somme de 12 milliards $ répartis sur cinq ans, au total.

Par exemple, en matière de transport en commun, Ottawa prévoit injecter 3,4 milliards $ sur trois ans à travers le pays. Québec ne sait pas quelle sera exactement sa part du gâteau, ni en quelle année l’argent serait versé.

« En ce qui concerne les infrastructures, il y a beaucoup de questions et peu de réponses à ces questions-là », a commenté M. Leitão.

« On reste sur notre appétit », a renchéri Sam Hamad, qui a dit avoir hâte de pouvoir poser des questions aux élus fédéraux.

3 commentaires
  • Francois Cossette - Inscrit 22 mars 2016 19 h 49

    Suggestion.

    Tout ce que le PLQ a a faire c'est d'augmenter les tarifs pour aller vider les poches des parents qui vont recevoir plus d'argent du federal. Ca ne devrait pas etre difficile, c'est ce qu'ils font depuis 2 ans.

  • Raymond Chalifoux - Abonné 22 mars 2016 23 h 50

    Un petit emprunt au Fond des Générations?

    Est-ce que 2 milliards suffirait?

  • Benoit Thibault - Abonné 23 mars 2016 20 h 45

    Une allure de faux

    Il fallait voir les ministres Letaio et Hamad commanter à TVA le budget fédéral tout dans leur non verbale montrait le faux de leur propos. Le fédéral donne un coup de pouce réel à l'économie et aux familles.

    Qu'on fait ceux du Québec. Un bel exemple, 2 milliards dans le fonds des générations et de l'autre coté coupe dans les programmes de raccrochages scolaires et dans les CPE! La jeune génération actuelle a besoin d'être soutenue et outillée pour faire face à l'avenir!