QS demande au PQ de donner sa stratégie

Les partis doivent clarifier leur stratégie sur le « comment » et le « pourquoi » de l’indépendance, selon  le coporte-parole de QS, Andrés Fontecilla.
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir Les partis doivent clarifier leur stratégie sur le « comment » et le « pourquoi » de l’indépendance, selon  le coporte-parole de QS, Andrés Fontecilla.

Québec solidaire (QS) incite le Parti québécois (PQ) et tous les partis souverainistes à « mettre cartes sur table » et à préciser rapidement leur stratégie d’accession à l’indépendance.

Le coporte-parole de QS, Andrés Fontecilla, a souligné en entrevue avec La Presse canadienne que son parti faisait de cet enjeu un « sujet prioritaire » en vue de l’élection provinciale de 2018.

Les partis doivent clarifier leur stratégie sur le « comment » et le « pourquoi » de l’indépendance, selon M. Fontecilla.

Québec solidaire estime qu’une campagne de 30 jours avant un référendum ne suffit pas pour convaincre les Québécois à faire l’indépendance. Il faut donc « prendre le temps » de les faire adhérer à la cause, a expliqué le parti par voie de communiqué.

Le parti de gauche estime qu’avant de discuter de « convergence » entre les forces souverainistes, des projets concrets doivent être sur la table et pour l’instant, constate M. Fontecilla, le PQ n’a rien suggéré de précis quant à l’accession à l’indépendance.

QS a pour sa part annoncé qu’un gouvernement solidaire formerait une assemblée constituante « élue au suffrage universel, composée de façon paritaire entre les hommes et les femmes et non partisane », qui serait chargée d’élaborer une constitution au Québec et de déterminer le statut politique de la province — des propositions qui seraient soumises au vote.

« Couplée à un réel projet social, la démarche de constituante est rassembleuse, car elle permettra d’élargir la base sociale et électorale du camp souverainiste avec l’inclusion de communautés traditionnellement en marge de la cause souverainiste », a soutenu le porte-parole par voie de communiqué.

Le premier article du programme du Parti québécois édicte que le parti a pour objectif de réaliser la souveraineté du Québec « à la suite d’une consultation de la population par référendum tenu au moment jugé approprié par le gouvernement ».

Un gouvernement du PQ adopterait également une constitution québécoise, et créerait une assemblée constituante pour rédiger la constitution d’un Québec indépendant.

Au dernier conseil national du PQ, en février dernier, le chef Pierre Karl Péladeau n’avait pas révélé si le parti tiendrait un référendum dans un premier mandat en 2018. Il a toutefois déjà écarté l’idée d’une « élection référendaire » — selon laquelle une victoire du PQ aux élections suffirait à déclarer la souveraineté.

69 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 19 mars 2016 16 h 23

    Le parti de gauche...

    Le parti de gauche, et accessoirement indépendantiste.

    Que QS montre lui-même qu'il veut d'abord l'indépendance, en disant comment il va y accéder.

    Et ensuite, qu'il nous dise quel odre de priorité occupe l'Idépendance dans sa stratégie politique.

    On pourra mesurer ensuite la sincérité de son engagement...

    • Patrick Boulanger - Abonné 19 mars 2016 17 h 06

      " Que QS montre lui-même qu'il veut d'abord l'indépendance, en disant comment il va y accéder."?

      L'article en parle, M. Théberge. Je vous invite à le relire.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mars 2016 17 h 09

      «Le parti de gauche, et accessoirement indépendantiste.»-Gilles Théberge

      Le PQ ou le parti avant le pays...

      Sans référendum à son programme depuis plus de 20 ans, c'est le PQ qui est d'abord électoraliste et accessoirement indépendantiste. Alors que Québec Solidaire garanti formellement un référendum dans un premier mandat soutenu par 50 millions d'argent public.

      Raz-le-bol, de se faire donner des leçons de souveraineté par un parti qui, la majorité du temps, a abandonné la cause et dont le véritable «Article Un» est le pouvoir.

      Christian Montmarquette

      .

    • Robert Lauzon - Abonné 19 mars 2016 18 h 50


      Il est impératif de rallier tous les indépendantistes autour d'un projet rassembleur. Cet urgent projet devrait s'articuler autour d'un consensus non seulement des leaders des partis indépendantistes mais aussi des représentants d'organisations de la société civile, de l'éducation, etc...

      Sur ce consensus, une vaste consultation constituante devra voir à établir les droits, rôles et responsabilités des citoyens et des institutions et sociétés publiques et privées.

      Le projet de société ainsi adoptée devra être publié, expliqué et ré-expliqué en répondants à toutes les questions en expliquant ouvertement et clairement les tenants et les aboutissants.

      Puis, après consultations, le Projet de société, de Pays devra pouvoir mobiliser une très vaste majorité des militants afin de tenir un référendum gagnant et enfin ...ÊTRE

      Que tous ceux qui ne se sentent pas assez grands pour être du groupe de bâtisseurs de Pays se mettent sur la touche et donnent la chance à ceux qui désirent vraiment nous faire naître de pouvoir le faire.

      Assez, c'est assez; fini les folies; l'indépendance du Québec n'est ni à gauche, ni à droite, elle est en avant. La PATRIE avant les partis. Partisans, à regarder vos adversaires en chien de faïence vous NOUS priver du Québec. Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons élaborer ce Pays à être.

    • Pierre Nadeau - Inscrit 19 mars 2016 19 h 48

      ''Alors que Québec Solidaire garanti formellement un référendum dans un premier mandat '' Christian Monmarquette

      Un referendum sur quoi au juste ... ??? , c'est n'importe quoi comme le reste du programme de ce partis former de groupuscules de toutes sorte et qui na pas la moindre chance de prendre le pouvoir ...

      Pierre Nadeau

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 20 mars 2016 09 h 12

      «Des projets concrets doivent être sur la table» «Une assemblée constituante élue au suffrage universel, composée de façon paritaire entre les hommes et les femmes et non partisane, serait chargée d’élaborer une constitution au Québec et de déterminer le statut politique de la province».

      J'ai jamais lu autant de phrases creuses que celles-là ! Ça ne veut absolument rien dire. Qs est au même stage que les autres, «ils ne savent pas ce qu'ils veulent». Ou... ils ne le disent pas. Ce qui revient au même. Tout ce que je lis est : «On va s'assembler pour trouver quelque chose. Et ce «quelque chose», nous l'imposerons à la décision du peuple dans une limite de temps «non négociable», tout en ne sachant pas «ce que c'est» parce qu’on n’a pas encore «défini» de «ce que c’est.» Mais… y a une date limite !

      Est-ce que la «salle» est au moins «réservée» pour cette assemblée constituante ? «Avant» la date limite des prochaines élections ? Ça commence à urger.

      «Québec Solidaire garanti formellement un référendum dans un premier mandat soutenu par 50 millions d'argent public.» Mais sur quoi ? Votre «assemblée constituante» ne l'a même pas «énoncé».

      Heureux de lire que ce que QS ne cherche pas est le pouvoir.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 mars 2016 17 h 03

      « Qs est au même stage que les autres, «ils ne savent pas ce qu'ils veulent». Ou... ils ne le disent pas.» -PL

      C'est justement parce que QS ne se comporte pas en petit dictateur qui décidera du pays à naitre, qu'il propose que ce soit une Assemblée constituante citoyenne non partisane qui décidera de ce que sera le nouveau pays.

      - Dites donc, M. Lefebvre..?

      - Avez vous aussi quelque chose contre la démocratie ?

      - Le pouvoir du peuple, pour le peuple, par le peuple..?

      - La république?

      - Vous connaissez?

      - Ou si vous préférez que ce soit encore des petits autocrates qui se fassent leurs propres règles pour décider de tout dans notre société?


      Christian Montmarquette

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 20 mars 2016 18 h 54

      «Ou si vous préférez que ce soit encore des petits autocrates qui se fassent leurs propres règles pour décider de tout dans notre société?»
      Étrangement... j'ai l'impression de combattre les «petits autocrates» autoproclamés.

      « Avez-vous aussi quelque chose contre la démocratie ?»
      Tant que je considèrerai que 90% du vote de la population gagnera sur 10%, je crois que je demeure plutôt démocratique.
      « Le pouvoir de 90% du peuple, pour tout le peuple, par le peuple… malgré 10%?» Pas si mal.

      «La république?»
      Même dans une République, la «majorité» l'emporte; enfin... dans une République démocratique.

      Mon problème avec le plan de QS est qu'il a une date «fixe» sur une définition pas terminée. C'est tout. Tellement peu défini que personne ne le connait et au point où il faut encore faire une «réunion» pour le pondre. Un beau plan «à page blanche», prédaté et à date d'expiration. Étrangement, dans votre «retour sur page», vous oubliez ce petit détail de «date limite». Ce genre «d'évasion» ne me donne pas plus de confiance, c'est plutôt le contraire qui arrive.

      Vous n'avez pas assez de support pour vous comporter comme un dictateur, malgré votre ton.

      «- Vous connaissez?»
      L'art de se faire des amis, vous connaissez ?

      Bonne journée.

      PL

    • Pierre Hélie - Inscrit 20 mars 2016 21 h 39

      M. Montmarquette,

      Le PQ est le seul parti qui est passé proche de faire l'indépendance du Québec, le référendum ayant été perdu par des tactiques déloyales (un euphémisme) et, eh oui, un vote essentiellement monolithique des anglophones/allophones à qui M. Godin s'était pourtant ouvert (pas un reproche mais un constat navrant). Il y avait alors dans le camp du Oui des gens de tous les horizons du côté francophone (sauf les trotskystes qui détestent tous les nationalismes et étaient contre la loi 101, et le patronat), pas seulement des "autocrates" comme vous essayez de le faire croire. Le PQ de 1995 était certainement beaucoup plus représentatif du peuple que ne le sera jamais QS qui, dois-je vous le rappeler encore, n'a aucun appui chez les travailleurs (entre autres) et les gens des régions (pour qui ils ont montré un mépris détestable pendant le débat sur la Charte). Après être passé si proche du but et, surtout, en voyant que les fédéralistes étaient prêts à tout (légal ou non), normal que le PQ ait été traumatisé et soit devenu hésitant sur la tactique. Rien n'a changé depuis, sinon pour le pire; personnellement, je n'y crois plus. Quant au peuple, je crois que vous seriez très déçu du Québec dont ils rêvent...

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 mars 2016 13 h 28

      " 90% du vote de la population gagnera sur 10%, je crois que je demeure plutôt démocratique. " - pierre lefebvre

      90% des Allemands appuyaient Hitler durant la seconde guerre mondiale..

      - Est-ce que vous pensez que ça leur donnait raison?

      La démocratie ce ne se résume pas à des pourcentages pierre levebvre.

      C'est un système de valeurs qui demande du jugement.

      Un jugement qui semble faire vous faux bon à vous, et nombre de vos semblables plus souvent qu'autrement.

      - CM

  • Pierre Schneider - Abonné 19 mars 2016 17 h 06

    Voyons Baptiste

    Bien oui, on va ainsi dévoiler à nos ennemis fédéralistes, qui sont en guerre et s'y préparent encore et toujours, notre stratégie ! Pour être certains de perdre...Quant au "pourquoi", si vous ne le savez pas encore, Baptiste, c'est que vous n'êtes pas indépendantiste.

    Quelle mascarade !

    • Patrick Boulanger - Abonné 19 mars 2016 18 h 34

      M. Schneider, plusieurs raisons peuvent être évoquées pour justifier son adhésion à l'indépendance du Québec.

    • Robert Lauzon - Abonné 19 mars 2016 19 h 09

      Le vote de tous les indépendantistes est important. Il y a encore beaucoup de gens qui non jamais encore entendu parler du pourquoi de l'indépendance dont, plus particulièrement, les plus jeunes nés après 1977, donc, tous les gens âgés de moins de 40 ans.

      Pour moi, c'est essentiel de parler, reparler et reparler encore des plus et des moins de l'indépendance. Vous et moi connaissons probablement tous ces points mais notre rôle ne se limite pas à mettre un x à la bonne place, nous devons sortir et convaincre tout en étant transparents et honnêtes.

      Le temps n'est cependant plus à la politicaillerie, à des tactiques partisanes ou autres magouilles électoralistes, il faut mettre la patrie bien au-devant des partis. Seule une vrai et honnête coalition des forces souverainistes peut nous mener jusqu'au fil de dèpart. Bernard Landry a raison quand il nous dit que l'indépendance politique du Québec n'est ni à gauche, ni à droite mais en avant.

      Il faut mettre un terme aux luttes fratricides et établir l'itinéraire pour atteindre notre destination, le Pays du Québec ouvert enfin sur le Monde.

      Le Québec peut et mérite tellement mieux!

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 mars 2016 07 h 32

      «Bien oui, on va ainsi dévoiler à nos ennemis fédéralistes, qui sont en guerre et s'y préparent encore et toujours, notre stratégie!»-Pierre Schneider

      C'est l'approche visqueuse péquiste en cette matière qui a toujours été un mascarade.

      Si le PQ proposait un projet de pays emballant aux citoyens et un projet de constitution incomparablement supérieur à la constitution canadienne, au lieu de jouer à la cachette et au piège à homard avec l'avenir des Québécois.. Il n'aurait aucunement besoin de «stratégie» et de «secrets» pour gagner à la fois les élections et le référendum. Au contraire, il faudrait qu'il en fasse ouvertement la promotion.

      Quand on a quelque chose de vendeur et d'intéressant à proposer, on ne s'en cache pas et on le répand sur tous les toits!

      C'est quand on a des mauvaises nouvelles et quelque chose à cacher qu'on se terre dans le silence.

      Malgré leur pire défaite depuis 1970 en 2014, les péquistes n'ont toujours rien compris.

      Christian Montmarquette

    • Jean-Marc Simard - Abonné 20 mars 2016 13 h 39

      La demande de QS faite au PQ de dévoiler sa stratégie d'accession à la souveraineté du Québec aurait due être formulée et demandée en privé, non en public, et reposée sur une rencontre faite à huis-clos entre les dirigeants des divers partis souverainistes...Ceci afin de ne pas dévoiler les tenants et aboutissants de cette stratégie...Le fait de faire cette demande en public est une maladresse de la part de QS, qui prouve que ce parti n'est pas sérieux quand il déclare vouloir collaborer au processus d'accession du Québec à la souveraineté...Cette demande respire le piège...

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 mars 2016 16 h 13

      « Le fait de faire cette demande en public est une maladresse de la part de QS, qui prouve que ce parti n'est pas sérieux quand il déclare vouloir collaborer au processus d'accession du Québec à la souveraineté.. Jean-Marc Simard

      Il est ridicule de parler de stratégie secrète quand on parle d'une proposition publique qui regarde la nation toute entière.

      Depuis toujours le PQ pense pourvoir faire l'indépendance avec des stratégies, des entourloupettes de cages à homards, des traits-d'union et des étapismes de tous acabits, qui ne remplaceront jamais un véritable projet de société clair, ouvert, transparent et emballant.

      - Et pourquoi pensez-vous que le PQ adopte une approche aussi opaque ?

      Parce que le PQ est beaucoup trop à droite pour proposer une société à l'avantage du peuple, plutôt qu'à l'avantage des petites élites politiques et économiques.

      Le véritable piège pour le peuple, c'est l'éternelle exigence du PQ d'un chèque en blanc et d'un appui sans condition pour faire l'indépendance. Ce que les Québécois lui ont toujours, et à raison, refusé.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

    • Sylvain Auclair - Abonné 20 mars 2016 17 h 41

      Monsiseur Montmarquette (mais je me souviens, vous ne voulez plus lire ce que j'écris),
      Une constitution est un document ennuyeux, décrivant avant tout le fonctionnement d'un État. Ça n'a pas à être un programme politique.

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 mars 2016 18 h 20

      " Une constitution est un document ennuyeux, décrivant avant tout le fonctionnement d'un État..." - Sylvain Auclair

      Si un changement de constitution ne vous intéresse pas, pourquoi ne restez-vous pas dans la monarchie candienne tant qu'à y être?

      Une constitutution est la loi des loi; la loi des politiciens, la loi qui régit le gouvernement et base même sur laquelle repose un pays.

      Tant qu'à se foutre de la constutution, aussi bien se foutre des droits fondamentaux des citoyens et de l'impunité des politiciens corrompus qui nous dirigent, et ce, autant au PQ qu'au PLQ, comme vient de le démontrer le coup de filet de l'UPAC.

      Christian Montmarquette

  • Jean-Pierre Roy - Abonné 19 mars 2016 17 h 35

    Une suggestio d'un citoyen

    Depuis le premier référendum tenu par le gouvernement de monsieur René Lévesque le 20 mai 1980, à chaque élection provinciale au Québec et à chaque processus de désignation d’un nouveau chef du Parti Québécois, l’idée de tenir un autre référendum provoque un « psychodrame politique ».

    De plus, la présence de plusieurs partis politiques favorables à l’indépendance du Québec occasionne des problèmes et des discussions quant à un front commun qui, de façon générale, n’aboutissent pas.

    Pour clarifier et simplifier la question relative à l’indépendance du Québec, ne conviendrait-il pas de modifier la méthode par laquelle les citoyens québécois décident s’ils veulent ou pas que le Québec soit un pays indépendant?

    Cette modification consisterait en la tenue d’élections décisionnelles quant à la question de l’indépendance du Québec, décidées par un vote majoritaire (50 +1 %) des électeurs québécois pour des candidats favorables à l’indépendance, peu importe quel parti politique ces candidats représentent, et ensuite par un vote majoritaire (50 +1 %) des députés à l’Assemblée nationale.

    Cette méthode, d’une élection à l’autre, éliminerait tout psychodrame fondé sur l’aspect final et tragique d’un référendum, et ce par sa récurrence possible à chaque élection. Elle normaliserait en quelque sorte la démarche de tous les indépendantistes pour l’indépendance du Québec.

    D’autre part, pour assurer que les citoyens puissent bénéficier d’un choix de partis politiques représentant les diverses tendances de la « droite » à la « gauche » en passant par le « centre », il conviendrait que la loi relative à l’indépendance du Québec prévoit des élections dès le moment où l’indépendance est légalement et effectivement établie,

    • Jean Jacques Roy - Abonné 20 mars 2016 14 h 54

      Pour ma part, Monsieur Jean-Pierre Roy, je trouve raisonnable et démocratique la proposition que vous avancez. La question est de savoir si tous et chacun des partis indépendantistes accepteraient cette formule dans une optique de "convergence".

      Or, comme je l'ai mentionné dans d'autres commentaires, le parti qui a lancé l'appel à la convergence n'a donné aucune indication concernant vers quel projet il souhaite converger... encore moins sur la démarche. Ce que j'ai entendu de plus claire (et encore), serait que PKP ne veut pas d'élection référendaire.

    • Sylvain Auclair - Abonné 20 mars 2016 17 h 43

      Le problème, c'est que, si des députés aux idées semblables se font la lutte dans un comté, il est bien possible qu'aucun d'ente eux ne soient élu. Par exemple, M. Aussant, en se présentant contre le candidat du PQ, n'a réussi qu'à faire élire un député caquiste.

    • Jean-Pierre Roy - Abonné 20 mars 2016 21 h 32

      Monsieur Jean Jacques Roy, je pense qu'il n'est pas nécessaire que "tous et chacun des partis indépendantistes " acceptent cette formule "dans une optique de "convergence"". La formule mentionne le vote accordé à "des candidats favorables à l'indépendance, peu importe quel parti politique ces candidats représentent,..". Alors, je présume que, par exemple, les candidats de Québec Solidaire devraient mentionner qu'ils ne sont pas favorables à l'indépendance, où la même chose pour les candidats du Parti Québécois, ou pour les candidats de tout autre parti.
      La convergence se fait au niveau des électeurs, et des candidats. Pas au niveau des appareils politiques.

    • Jean-Pierre Roy - Abonné 21 mars 2016 08 h 25

      Correction: la phrase commençant par "Alors.. " du texte précédent devrait se lire comme suit: "Alors, je présume que, par exemple, les candidats de Quebec Solidaire devraient mentionner qu'ils sont favorables à l'indépendance, ou la même chose pour les candidats du Parti Québécois, ou pour les candidats de tout autre parti.

  • Sylvain Bolduc - Inscrit 19 mars 2016 17 h 41

    Attention piège droit devant

    Que dire de plus? QS est plus fédéraliste que souverainiste et essaie de faire ouvrir le jeu du PQ au compte des libéraux.

    • Patrick Boulanger - Abonné 20 mars 2016 12 h 34

      M. Bolduc, pourquoi dites-vous que QS est plus fédéraliste que souverainiste?

    • Sylvain Bolduc - Inscrit 20 mars 2016 17 h 02

      D'abord parce que QS supporte le NPD, puis lors du dernier vote à QS il est sorti un résultat 50/50 sur l'indépendance versus le fédéralisme. Juste le nom David est un autre signe et puis encore FD qui refuse de travailler avec le PQ de PKP, le véhicule le plus apte à faire du Qc un pays.

      Leur discours et leur programme sur la souveraineté ne tiennent juste pas la route selon moi.
      QS a pour mission de diviser le vote souverainiste en penchant à gauche uniquement.

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 mars 2016 18 h 04

      " D'abord parce que QS supporte le NPD.. " - Sylvain Bolduc

      Quand un commetaire commence par une fausseté, ça commence mal.

      À l'image de Joseph Goebbels, certains péquistes croient encore qu'il suffit de répéter un mensonge pour qu'il devienne une vérité.

      À croire qu'ils ne lisent pas leur propre journal!

      Si une idée redondante peut devenir lassant..

      Un mensonge redondant, c'est carrément désagréable!

      Christian Montmarquette

      Référence :

      " Québec solidaire reste neutre au fédéral " - Le Devoir, 30 août 2015

      http://www.ledevoir.com/politique/canada/448851/qu

      .

    • Patrick Boulanger - Abonné 20 mars 2016 18 h 22

      @ M. Bolduc

      M. Bolduc, il est faux de prétendre que QS supporte le NPD. Où avez-vous pris cette information? Quant à votre " 50/50 ", de quoi parlez-vous au juste? Par ailleurs, si QS ne veut pas travailler avec le PQ de PKP, c'est son affaire. À mon sens, ce n'est pas une preuve que QS est fédéraliste. Pour conclure, je ne crois pas que la mission de QS est de diviser le vote indépendantiste. À l'instar du PQ, il souhaite prendre le pouvoir!

    • Sylvain Bolduc - Inscrit 20 mars 2016 22 h 41

      http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/08/18/le-bloc
      Ça non plus c'est pas fort pour un parti qui se dit souverainiste et que dire du refus de FD alors que tous les partis souverainistes ont appuyé la campagne d'affichage pour le OUI l'automne dernier? Moi je serais confus si j'étais un membre de QS.

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 21 mars 2016 07 h 50


      "À l'image de Joseph Goebbels, certains péquistes croient encore qu'il suffit de répéter un mensonge pour qu'il devienne une vérité."

      Félicitation M. Montmarquette!!!

      Bingo! Le 20 mars 2016 à 18heures 04, vous venez d'atteindre votre "Point Godwin"!

    • Patrick Boulanger - Abonné 21 mars 2016 09 h 08

      @ M. Bolduc

      M. Bolduc, ne pas appuyer BQ n'est pas une preuve que QS est fédéraliste. Quant au BQ, appuie-t-il QS?

  • Colette Pagé - Inscrite 19 mars 2016 17 h 50

    Le Pays avant les partis !

    S'il y avait Front commun des partis souverainistes réunis dans une Coalition cette stratégie pourrait être élaborée en commun et non par le seul PQ qui ne doit pas avoir le monopole de cette stratégie.

    Autrement si le PQ élabore seul cette stratégie, QS n'aurait qu'à la critiquer. En revanche, si QS participe à son élaboration et à son adoption il sera difficile par la suite de la critiquer ou de la rejeter.

    Mais une question me turlupine : QS souhaite-t-il participer à l'élaboration de cette stratégie ou s'il préfère continuer à rester un parti isolé quitte à continuer de faire élire quelques députés ?

    La hargne exprimée récemment par Amir Khadir envers le chef du PQ n'augure rien de bon pour l'avenir. Le pays au-dessus des partis serait-il devenu une expression obsolète ?

    • Pierre Schneider - Abonné 19 mars 2016 19 h 35

      Quand les deux leaders de QS ne veulent pas dialoguer avec M. Példeau, ça ne peut faire un front commun uni.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 19 mars 2016 23 h 38

      Monsieur Gélinas, si je comprends la déclaration des dirigeants de QS, ceux-ci ne rejettent pas l'idée de convergence ou celle de la nécessité d'un Front en vue d'un projet d'indépendance du Québec. Mais ce que je comprens aussi, la direction de QS dema de que le PQ dise clairement quel est concrètement son projet et la démarche qu'il envisage!

      Vous exprimez l'idée qu'une stratégie commune devrait être élaborée entre les partis souverainistes! Est cela, l'idée que vous énoncée, "le projet" de convergence du PQ? Si oui, il faut le dire et les dirigeants du PQ doivent préciser s'il pense en une stratégie électorale de coalition pour déloger Couillard ou s'il s'agit d'une stratégie frontale qui marquerait les pas en vue d'accéder à l'indépendance?

    • Jean Jacques Roy - Abonné 20 mars 2016 00 h 49

      Deuxième remarque. Vous intitulez votre commentaire "Le Pays avant le parti"!
      Je trouve que ce slogan fait appel à des sentiments patriotiques qui trop souvent renvoient au chauvinisme ou au nationalisme identitaire. Je présume que ce n'est pas à ce type de nationalisme auquel vous pensez et au contraire que vous invitez les partis à penser leur action au-delà des intérêts partisans et donc en fonction du bien commun et de la collectivité dans sa totalité et sa diversité!
      Si c'est là votre pensée, et si c'est là la noblesse que vous demandez à QS d'atteindre dans ses objectifs, c'est parfait! Moi aussi, sympathisant de QS, je souhaite que les objectifs politiques et que la pratique de ce parti soient à la hauteur des besoins et de la réalité et de la diversité sociale et ethnique des populations qui habitent ce territoire.

      Mais ce qui est souhaitable pour QS doit l'être pour PQ, n'est-ce pas?

      En conséquence, la question du nationalisme étroit et du chauvinisme vous turlupine-t-elle en pensant au PQ? Ne trouvez-vous pas que ce parti est au prise avec une conception nationaliste étroite et identitaire pour définir Le Pays? ( je ne pense pas seulement à la Charte Drainville, vous inquiètez-vous du fait qu'une frange péquiste soit à l'origine de la visite de Marie Le Pen au Québec). En fait, c'est quoi le Pays pour lequel dit se battre le PQ du 21ième? Est-ce vraiment un pays égalitaire: au niveau des conditions sociales, au niveau des genres, indistinctement des origines ethniques et linguistiques (sans oublier les droits des autochtones)?

    • Claude Bariteau - Abonné 20 mars 2016 12 h 47

      Monsieur Gélinas, vous avez raison. Il faut une démarche commune. Comme le signale monsieur Roy, celle-ci implique un choix : tasser les libéraux ou enclencher un processus menant à l'indépendance.

      Pour moi, seule importe d'élaborer une démarche commune menant à l'indépendance, ce que je précise ci-bas dans un texte expédié hier à 19 h 15 en mettant de l'avant l'idée d'une élection décisionnelle à bouble majorité parce qu'elle institue de facto l'autorité du peuple québécois et du gouvernement du Québec.

      Une démarche commune implique des échanges et des ententes entre les partis promoteurs de l'indépendance que devront ultérieurement ratifiés leurs instance respectives.

      Je vois mal ces échanges se faire sur la scène publique, car elles permettraient aux adversaires de l'indépendance de s'inviter et, surtout, de déployer leur arsenal pour charger le projet et miner son actualisation.

      À ce stade-ci, il importe plutôt de parler du pourquoi en ciblant le projet de transport du pétrole de l'ouest et le ratatinement du Québec par le PLQ et les strsatégies canadiennes, l'objectif étant d'écrapoutir ce qui reste de distinctivité du peuple québécois pour le mûter en sous-peuple canadien.

    • Claude Bariteau - Abonné 20 mars 2016 13 h 52

      Monsieur Roy, une nation ne se crée pas en regardant dans le rétroviseur et en croyant dur comme fer qu'elle existe indépendamment des pays qui s'affichent des nations comme si celles-ci étaient immanentes, hors et à la marge de l'histoire.

      C'est ce que je souligne plus bas. Et cela exige de penser le pays du Québec hors des oeillières du nationalisme culturel répandu par le clergé et une petite-bourgeoisie locale qui contrôla l'enseignement et la santé après avoir été complice de l'écrasement du Parti patriote. Et penser le Québec hors de ces oeillières c'est aussi le penser hors de la théorie de la convergence développée par le PQ jusqu'à tout récemment, ce qui ne peut que déboucher sur une approche citoyenne quin'élague pas le passé, mais définit le présent sur la base de l'égalité des citoyens et des citoyennes.

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 mars 2016 17 h 19

      QS souhaite-t-il participer à l'élaboration de cette stratégie ou s'il préfère continuer à rester un parti isolé quitte à continuer de faire élire quelques députés ? - Claude Gélinas

      En fait, on ne parle de strictement rien, tant que le PQ n'aura pas clairement et formellement mis son engagement référendaire sur la table; ce qui n'est justement pas le cas de QS, qui garanti un référendum dans un premier mandat depuis sa fondation.

      Or donc, ce n'est pas le PQ qui attend après QS pour qu'il bouge et s'engage, au contraire, c'est QS qui attend après le PQ!

      Quand les péquistes se seront démêlés dans leurs entourloupettes, leurs cachettes et leurs éternels reports référendaires.. Vous nous sonnerez.

      D'ici là, je ne vois pas pourquoi QS perdrait son temps à discutailler avec un parti qui ne cesse de louvoyer sur la question.

      Mais qui surtout, qui est trop pissou pour risquer de perdre les élections pour s'engager résolument sur la voie de l'indépendance.

      En définitive, tout ce que l'on observe du PQ, c'est une pression strictement électorale et une peur de perdre des votes qui se cachent, et comme toujours, derrière un prétexte et une pseudo-vertu souverainiste.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 20 mars 2016 18 h 58

      «Vous nous sonnerez.»
      Promettez-vous sérieusement d'attendre qu'on vous sonne ? Vraiment ???

      Merci.

      PL