Diminution des frais de garde pour le deuxième enfant

Pour une famille qui gagne un revenu annuel de 100 000 $, le tarif de garde pour le deuxième enfant passe de 11,41 $ à 9,36 $ par jour. 
Photo: Paha L. Getty Images Pour une famille qui gagne un revenu annuel de 100 000 $, le tarif de garde pour le deuxième enfant passe de 11,41 $ à 9,36 $ par jour. 

Alors que les parents réalisent tout juste l’ampleur de l’augmentation que représente la modulation des frais de service de garde imposée en avril dernier par le gouvernement Couillard, celui-ci tente d’apaiser un peu la grogne populaire en diminuant les frais de garde de 50 % pour le deuxième enfant.

Pour une famille qui gagne un revenu annuel de 100 000 $, le tarif de garde pour le deuxième enfant passe de 11,41 $ à 9,36 $ par jour. Pour ceux qui paient la contribution maximale, le tarif quotidien passera de 20 $ à 13,65 $. Cette réduction s’applique de façon rétroactive, et les parents recevront un remboursement « dès ce printemps », promet le gouvernement. Cette mesure de 14 millions touchera 30 000 familles.

Les parents dont la déclaration de revenus a déjà été analysée recevront un retour de Revenu Canada. Ils devront toutefois s’attendre à payer davantage au fédéral.

 

Nouvelles places

Le gouvernement s’engage également à poursuivre la création de nouvelles places subventionnées, mais le programme des mesures d’aide à la famille, qui a pour but de « favoriser l’accès à des services de garde de qualité », est réduit de 30 millions par rapport aux dépenses de l’an dernier.

Les représentants des syndicats et des services de garde subventionnés se désolent de voir que le gouvernement va de l’avant avec les compressions annoncées de 120 millions par année. Le gouvernement a toutefois confirmé qu’il leur redonnerait, pour cette année seulement, un budget de transition de 60 millions.

« Le gouvernement se targue d’avoir généré des surplus, il aurait pu les réinvestir en petite enfance, le premier maillon de la chaîne en éducation », déplore Xavier de Gaillande, de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE).

« C’est un saccage éhonté des CPE », dénonce à son tour Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec.

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