Un peu d’aide aux autochtones

Le gouvernement Couillard bonifie l’aide pour augmenter la fréquence de la Cour itinérante en milieux cri et inuit. On compte améliorer la présence d’avocats sur place et on accroît le recours aux visioconférences. 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le gouvernement Couillard bonifie l’aide pour augmenter la fréquence de la Cour itinérante en milieux cri et inuit. On compte améliorer la présence d’avocats sur place et on accroît le recours aux visioconférences. 

Le monde autochtone reçoit plus d’attention que d’habitude dans le budget 2016-2017 à travers une série de petites mesures allant de l’accès à la justice aux rénovations des maisons.

Le gouvernement s’attarde notamment à la situation dramatique des résidants de Kitcisakik, petite communauté algonquine dont les conditions de vie ont souvent été comparées à celles du tiers-monde.

Là, on priorisera l’aide à la rénovation des maisons qui sont surpeuplées et en très mauvais état. Un total de 55 résidences seront ainsi retapées dans cette communauté isolée de 430 habitants (2 millions sur cinq ans).

Beaucoup à faire

Le gouvernement concède en outre qu’il reste « beaucoup à faire » pour adapter les services gouvernementaux aux besoins des autochtones. Une attention particulière est donnée aux autochtones qui habitent en ville. Pour leur venir en aide, on augmente le financement des dix centres d’amitié autochtones et des refuges de 5 millions sur cinq ans. S’ajoutent 3,9 millions pour « améliorer les infrastructures de ces organismes ».

Le gouvernement Couillard bonifie l’aide pour augmenter la fréquence de la Cour itinérante en milieux cri et inuit. On compte améliorer la présence d’avocats sur place et on accroît le recours aux visioconférences. L’ensemble coûtera 5 millions sur cinq ans. Ces mesures découlent du dernier rapport de la protectrice du citoyen, qui critiquait sévèrement l’administration de la justice au Nunavik.

On ajoute aussi 3 millions par an au budget du ministère de la Sécurité publique pour soutenir le travail des policiers exerçant en milieu autochtone. L’argent sera consacré à des « mesures de prévention » relatives à la violence, « la consommation abusive d’alcool et de drogues » et « aux problèmes liés aux compétences parentales ».

Québec poursuit aussi ses efforts pour améliorer l’accès à la téléphonie cellulaire et à Internet au Nunavik. En plus de poser des problèmes de sécurité, ces lacunes nuisent au développement du Plan Nord et à la rétention des travailleurs sur le territoire, note-t-on dans les documents budgétaires.

Après avoir investi 11,5 millions dans une solution temporaire l’an dernier, on annonce maintenant la réalisation d’une étude de 1,5 million pour trouver une solution « permanente » aux problèmes d’accès.