Le conseil national du PQ lance la consultation sur le renouveau du parti

Avec la tenue, la fin de semaine prochaine, d'un conseil national, le Parti québécois enclenchera la deuxième phase de sa saison des idées, celle de la consultation.

Tout l'automne, les équipes des trois chantiers de modernisation du PQ ont préparé les pistes de réflexion qui seront déposées samedi. Au cours des prochaines semaines, une commission itinérante ira prendre le pouls des militants, des instances du parti, des groupes intéressés ainsi que des experts. Un rapport est attendu d'ici juin pour dépoussiérer le parti, son programme et son option.

L'invitation faite à des politicologues avait soulevé l'ire des 16 associations péquistes de Montréal-Ville-Marie en décembre dernier. À l'unanimité, elles avaient adopté une résolution protestant contre l'intrusion d'experts dans le processus interne. La question pourrait rebondir au conseil national.

Souveraineté

Outre la saison des idées, les militants du PQ auront à se prononcer sur diverses propositions. La question de la souveraineté sera une fois de plus soulevée. Trois associations locales l'abordent. Les militants de la Montérégie et de Lotbinière souhaitent que le PQ organise «un débat sur l'idée d'une élection référendaire, qui autoriserait la déclaration d'indépendance avec 50 % plus un des votes exprimés». Dans Montmorency, on veut que le PQ réclame, lors des prochaines élections, un mandat pour réaliser la souveraineté.

Les péquistes de Taillon — la circonscription de Pauline Marois — présenteront une proposition de principe, soit qu'un prochain gouvernement du Parti québécois rétablisse intégralement l'article 45 du Code du travail. L'association de Viau propose pour sa part que le PQ fasse pression pour «convaincre le gouvernement Charest de maintenir le barème plancher à 533 $ aux prestataires de la sécurité du revenu». Mais il y a un hic! Le barème plancher n'existe pas; le gouvernement péquiste n'a jamais consenti à en établir un. Il s'agit plutôt d'une prestation minimale qui peut subir des pénalités.

D'autres propositions seront débattues, qui consistent à dénoncer le gouvernement, qui sur la «réingénierie» de l'État, qui sur la hausse du tarif dans les centres de la petite enfance, qui sur la réforme des institutions démocratiques. Ce dernier élément peut paraître ironique compte tenu que le PQ n'a pas manifesté (à part le député Jean-Pierre Charbonneau) un grand enthousiasme à l'égard d'un quelconque changement de mode de scrutin. Maintenant dans l'opposition, le PQ dénonce l'absence de consultations populaires (qui ont déjà eu lieu sous le précédent gouvernement!) et affirme du même souffle que jamais il n'y participera.
2 commentaires
  • Marie-France Legault - Inscrit 4 février 2004 09 h 18

    Perte de temps!

    La saison des "idées" du P.Q. s'avère la saison du "réchauffé".

    Toujours les mêmes sornettes, les mêmes rengaines, les mêmes lamentations. Depuis 1968 que ça ne change pas.

    C'est comme un vieux disque de vynil.
    Nous sommes rendus au CD/DVD/ horloges et montres au quartz et ils sont encore à mettre les "pendules à l'heure".

    Sans doute ont-ils encore des horloges grand-père? C'est romantique mais pas efficace!

    Les principaux arguments sont : la victimisation et le ressentiment.

    Tous les discours, les envolées nationalistes gravitent autour de ces deux prémisses.

    L'Église péquiste ressemble par certains côtés à l'Église catholique:

    -.hors du P.Q. pas de salut!

    -.le P.Q. possède la VÉRITÉ pleine et entière.

    -. ceux et celles qui n'adhèrent pas sont des ignares, des traîtres, vendus collabos etc..


    -. les Québécois de souche sont supérieurs aux ethnies (polonais, égyptiens, italiens).

    -. eux seuls devraient décider de notre "avenir" ou plutôt de notre régression.

    -. seul le fleurdelysé mérite notre respect, le "chiffon rouge" (unifolié) doit être combattu, méprisé, bafoué...

    -. les deux référendums perdus ne veulent rien dire, le P.Q. ne s'en occupe pas. Le PEUPLE a parlé mais il n'en n'a rien à foutre. C'est le PARTI avant tout!

  • FARID KODSI - Inscrit 4 février 2004 20 h 02

    Tout un renouveau!

    Et ça prend tout un renouveau en commençcant par le chef et les vieilleries des baby boomers des années 70. C'est d'ailleurs pour cette raison que M. Boisclair songe à quitter le parti parce que du renouveau, il n'y en pas. Le parti est à court d'idées, de nouvelles idées et avec les mêmes chefs à la tête, ce parti tourne et retourne autour de la même vieille idée - la souveraineté et du même vieux concept - la séparation du reste du Canada; une perte de temps et d'énergie car le Canada est un pays plus que souverain.