Péladeau discute avec Bombardier, mais tous restent sur leur position

À l’issue de sa rencontre avec la direction de Bombardier à Montréal, Pierre Karl Péladeau a dit souhaiter être parvenu à faire évoluer la réflexion de Bombardier quant à l’entente conclue avec le gouvernement du Québec. Mais l’entreprise, elle, a répété que l’entente avec Québec ne serait pas modifiée.

Après le chef caquiste François Legault, vendredi, c’était au tour lundi du chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale de rencontrer la direction de Bombardier pour discuter de l’entente conclue entre la société et le gouvernement du Québec pour promouvoir le développement de la CSeries et finaliser le sort du centre d’entretien d’Aveos.

Et M. Péladeau est sorti de sa rencontre de plus d’une heure trente avec la direction de Bombardier en affirmant que sa position n’avait pas changé d’un iota et qu’il continuait de croire que l’entente avec Québec avait été mal négociée. Il croit qu’elle est à l’avantage des actionnaires de Bombardier, mais pas à l’avantage de l’ensemble des contribuables québécois.

M. Péladeau a aussi dit souhaiter que les propos qu’il a tenus aux dirigeants de Bombardier aient fait évoluer leur réflexion à ce sujet.

Mais plus tard, John Paul MacDonald, vice-président aux affaires publiques chez Bombardier, a réitéré que l’entente telle que négociée satisfaisait l’entreprise et qu’elle ne serait pas rouverte.

7 commentaires
  • Jacques Morissette - Inscrit 29 février 2016 15 h 26

    Du délire

    Si l'entente est signée et vraiment à l'avantage de Bombardier, je ne vois pas comment PKP pourrait les faire réfléchir au point de revenir sur leur décision, à l'avantage en plus de ceux qui l'ont signés. Id. pour François Legault.

  • Claude Bariteau - Abonné 29 février 2016 15 h 49

    NON.

    La famille Beaudoin dit NON. Le gouvernement Couillard nous a bien traité. Pas question de rouvrir l'entente. Deux chefs de parti qui représentent plus de vote que le PLQ ont été écouté et monsieur MacDonald, le messager du CA, annonce que rien ne changera.

    Les poches pleines, personne ne veut les vider, surtout lorsque d'autres entrées de fond peuvent s'annoncer. C'est à ce moment que les choses se corseront. Une entrée en scène du Gouvernement du Canada changera la donne et c'est là que la position du Québec pourrait paraître ridicule si cette entrée se fait par la grande porte, c'est-à-dire par l'obtention de votes au CA pour l'entreprise mère.

    C'est là que fait sens la rencontre de messieurs Legault et Péladeau. Si la famille Beaudoin ouvre cette porte au Canada après l'avoir fermée au Québec, elle renira non pas ses racines, mais l'appui financier obtenu du Québec du gouvernement et de la Caisse de dépôt, hier et maintenant.

    C'est à ce moment que feront sens les démarches des chefs de la CAQ et du PQ. Je ne connais pas la posiiton de QS, mais je serais surpris qu'elle soit analogue à celle du PLQ et totalement aux antipodes de celles de la CAQ et du PQ.

  • Michel Lebel - Abonné 29 février 2016 16 h 13

    Le politicien

    PKP agit en tant que politicien; rien de plus normal: Il n'est plus dans les affaires. Alors tout ce qu'il dit doit être vu sous l'angle du politicien. Donc à prendre avec des pincettes!

    M.L.

    • Jacques Morissette - Inscrit 29 février 2016 20 h 06

      À prendre avec des pincettes en effet, mais quand même antiproductif autant pour PKP que pour François Legault. Ce qui ne veut pas dire que je donne raison au part Libéral de Philippe Couillard. Antiproductif dans le sens que ce n'est certainement pas ainsi que la population va avoir plus confiance en nos politiciens. Ensuite, ils iront se plaindre que les citoyens ne vont pas voter.

  • Donald Bordeleau - Abonné 29 février 2016 20 h 31

    Tous des membres du PLQ. Éthique élastique.

    C_Serie bientôt une société d’État. Lors des réunions du C.A. de la nouvelle société en commandites Daniel Johnson ne pourra pas assister aux réunions mensuelles de Bombardier selon le code d’éthique de Bombardier pour les gestionnaires qui doivent éviter les conflits d’intérêts, réels ou apparents, dans l’exercice de leurs fonctions en présence des membres du gouvernement. Drôle de situation pour l’ex Premier Ministre du Québec.

    http://www.bombardier.com/content/dam/Websites/bom


    John Paul MacDonald est est le rapporteur et un bon donnateurs au PLQ (7000$)

  • Michel Fontaine - Abonné 29 février 2016 20 h 43

    Quand la politique nuit à l'économie

    Je suis étonné et je trouve dommage que 2 chefs de parti, MM Legault et Péladeau, eux-mêmes au fait du monde des affaires, fassent des commentaires dont les concurrents de Bombardier se serviront sans doute dans leurs négociations commerciales pour détruire la réputation dse Bombardier auprès d'éventuels acheteurs de CSeries.
    Au lieu de faire de la petite politique partisane, tous les partis devraient travailler ensemble à l'essor de Bombardier, fleuron de notre industrie essentiel à notre économie.