Le PQ et la CAQ demandent à Couillard de préserver ses recours

Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec ont uni leurs forces, mercredi, pour défendre les 1769 emplois spécialisés d’entretien des appareils d’Air Canada.

Lors d’une conférence de presse, François Legault et Pierre Karl Péladeau ont constaté que le premier ministre Philippe Couillard se contredit dans ce dossier.

Les deux chefs politiques ont invité le gouvernement à ne pas renoncer à ses recours juridiques pour faire respecter les exigences légales qui obligent Air Canada à maintenir ses activités d’entretien à Montréal.

M. Couillard répète depuis la semaine dernière que le gouvernement du Québec ne renoncera pas à son recours avant qu’Air Canada achète officiellement des appareils Bombardier CSeries.

Pourtant, le procureur général du Québec s’est entendu avec le transporteur aérien pour suspendre les procédures devant la Cour suprême du Canada.

Mercredi, M. Legault et M. Péladeau ont participé ensemble à une conférence de presse à l’Assemblée nationale, à l’invitation d’un ancien représentant syndical du sous-traitant Aveos.

6 commentaires
  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné 24 février 2016 11 h 28

    On ne transige pas ce qui ne nous appartient pas.

    Ou le gouvernement garde en sa possession ce dossier et intervient devant la Cour suprême du Canada si Air-Canada sollicite une permission d'en appeler, ou il remet la cause aux procureurs que les syndicats lui désigneront. Leurs droits ne lui appartiennent pas et il ne peut les négocier ou en transiger sans s'assurer de leur total appui.

    • - Inscrit 24 février 2016 14 h 27

      Le problème, M. Lusignan, c'est que toutes vos subtilités juridiques seront indigestes pour l'électeur moyen ! Car en démocratie, le paraitre l'emporte sur la réalité et surtout sur la subtilité. Ajoutez à ça que les Québécois veulent ne pas être responsable de leur avenir, et en conséquence, le PLQ sera réélu.

  • Denis Paquette - Abonné 24 février 2016 11 h 36

    Pauvres ouananiches sur le point de disparaitre

    le premier ministre est vraiment a surveiller, devant le pouvoir il perd vraiment tous ses moyens, il faudrait peut etre placarder la province de son image en empereur, pour qu'il comprenne, qu'est-ce qu'ils ont tous a souffrir d'infériorité , peut être que le statut de colonisé est indélébile et laisse toujours des traces, même apres avoir habité le lac

  • Colette Pagé - Inscrite 24 février 2016 12 h 43

    Quel gâchis !

    Rarement, dans les annales judiciaires, a-t-on constaté qu'un demandeur qui gagne à deux reprises devant les tribunaux règlent à la baisse un dossier qui a entraïné tant d'énergies et de dépenses. Pourquoi avoir abandonné avec tant de précipitation autant d'emplois de l'employeur Aveos désormais Air Canada par un Gouvernement qui fait présumémement de l'emploi sa priorité. Incohérence manifeste entre les paroles et l'action. Et cette entente pour une promesse sur des emplois futurs. Ce qui s'appelle vendre la peau de l'ours avant l'avoir tué ou prendre des vessies pour des lanternes.

    Se pourrait-il que ces décideurs publics soient de mauvais négociateurs, rappelons de la subvention à Bombardier ? Se pourrait-il également que les intérêts du Québec soient mal défendus ? Poser la question c'est y répondre.

    Ajoutons qu'il est important et nécessaire que régulièrement les oppositions s'unissent dans la défense de dossiers. Ce qui s'appelle 'Faire de la Politique Autrement".

  • Gilles Théberge - Abonné 24 février 2016 13 h 32

    C'est bien vrai

    Le gouvernement Couillard fait tout pour que le Québec se dissolve dans l'insignifiance...

    Honte à Couillard!

  • Marc Bouchard-Marquis - Inscrit 24 février 2016 13 h 40

    Réconfortant...

    Quel bonheur de voir ce matin deux hommes d'expérences en affaire, associés pour défendre les ex 1800 travailleurs d'Avéos...

    Voilà une image de force qui pourrait contrer les valets de services qui nous gouvernent...SI, ils pouvaient s'associer dans tous les domaindes d'intérêts, afin de défendre le peuple Québécois...rêvons...