Les ennuis de Péladeau pénalisent le PQ

Ce sont des chiffres qui illustrent un certain malaise : le dernier coup de sonde Léger montre un nouveau recul des appuis du Parti québécois, et plus particulièrement de ceux de son chef, Pierre Karl Péladeau, qui connaît un début d’année difficile.

Le sondage réalisé pour Le Devoir, Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec accorde 36 % des intentions de vote au Parti libéral du Québec (PLQ), 7 points devant le PQ, et 15 devant la Coalition avenir Québec (CAQ). Québec solidaire complète le portrait avec 10 % d’appuis.

Par rapport au dernier sondage mené par Léger, le 21 novembre 2015, le PQ recule de trois points, alors que les libéraux et la CAQ en gagnent chacun un (ce qui se situe dans la marge d’erreur).

Mais un autre indicateur montre que, s’il existe un « effet PKP », il est plus négatif qu’autre chose actuellement pour le Parti québécois : ils sont désormais 17 % à estimer qu’il « ferait le meilleur premier ministre du Québec », en baisse de 5 points depuis novembre… et de 13 points depuis son élection comme chef du PQ en mai 2015. Philippe Couillard continue à dominer le classement du meilleur premier ministre, avec 23 % d’appuis (baisse de 1 point), devant François Legault (15 %) et Françoise David (11 %).

Interrogé la semaine dernière sur les ennuis du PQ, le député Jean-François Lisée faisait valoir que le parti était mieux positionné dans les sondages aujourd’hui qu’avant l’arrivée de M. Péladeau. C’est en partie vrai, notamment parce que la CAQ a perdu des plumes. Mais le sondage de ce lundi révèle que les appuis du PQ sont essentiellement les mêmes que ceux mesurés en avril 2015, quand le parti était dirigé de façon intérimaire par Stéphane Bédard.

Pas de débandade

Les sympathisants péquistes doivent-ils s’inquiéter de la situation ? Selon le vice-président de Léger, Christian Bourque, les résultats du sondage montrent « une petite baisse qui s’explique par tous les éléments très médiatisés autour du chef [Pierre Karl Péladeau]. Mais l’impact n’est pas si grand que ça, si on considère que certains s’attendaient à une débandade. »

D’autant, ajoute-t-il, que le PQ conserve ses appuis auprès de l’électorat francophone (37 %), devant les libéraux (25 %) et la CAQ (24 %).

Depuis quelques semaines, les controverses sont nombreuses autour de M. Péladeau : propos confus sur la partition du Québec (un épisode qui lui a fait dire qu’il avait encore des « croûtes à manger » comme politicien), remise en question des pratiques fiscales de l’entreprise dont il est l’actionnaire de contrôle (Québecor), débat autour du financement du futur Institut québécois de recherche appliquée sur l’indépendance — et menaces de mises en demeure contre des adversaires dans ce même dossier. Sur un plan personnel, M. Péladeau s’est séparé d’avec son épouse, l’animatrice et productrice Julie Snyder. Tout cela a contribué à créer une « hypermédiatisation » autour du chef, dit Christian Bourque.

Chose certaine, la situation fait en sorte que les libéraux de Philippe Couillard continuent à caracoler en tête des sondages bien que les Québécois jugent sévèrement leur bilan. Le taux de satisfaction à l’égard du gouvernement est ainsi passé de 33 % à 29 % depuis le mois de novembre. À l’inverse, l’insatisfaction est maintenant de 62 %. « C’est un sondage qui démontre la force de l’électorat libéral », pense M. Bourque.

Dans les autres volets du sondage, on note que l’appui à la souveraineté se situe à 35 % ; que le remaniement ministériel effectué il y a dix jours n’a pas eu d’impact sur l’opinion à l’égard du gouvernement (pour 68 % des répondants) ; et que 54 % des répondants ne croient pas que Québec réussira à déposer un budget équilibré en 2016-2017.

Le sondage, non probabiliste, a été réalisé en ligne entre le 1er et le 4 février auprès de 1006 répondants. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 3,1 % dans 19 cas sur 20.



17%
des répondants estiment que le chef du parti serait le meilleur premier ministre, une baisse de 13 points en neuf mois.

Appui en hausse pour le registre des armes?

Le projet de loi visant l’instauration d’un registre des armes à feu au Québec divise la population... mais de manière moins marquée qu’au printemps 2015, révèle le sondage Léger mené pour Le Devoir, Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec.

Les résultats indiquent que 57 % des répondants sont en accord avec l’intention du gouvernement de créer un registre, alors que 33 % sont en désaccord. La région de Montréal est largement favorable (67 % des répondants sont pour, et 22 % sont contre), alors que celle de Québec est plus divisée (48 % pour, 42 % contre). Le « reste du Québec » est également ambivalent (49 % pour, 43 % contre).

Ces résultats semblent trancher avec une question semblable posée par Léger dans un
sondage mené en avril 2015. À l’époque, seulement 41% des répondants avaient dit soutenir l’intention de créer un registre, alors que 48 % y étaient opposés.

Mais la comparaison entre les deux en- quêtes est hasardeuse : la question posée au printemps dernier faisait référence au coût projeté d’implantation du registre (30 millions), de même qu’à la décision de la Cour suprême concernant l’abolition du registre des armes d’épaule par le gouvernement fédéral.
63 commentaires
  • Jacques Lamarche - Abonné 8 février 2016 01 h 52

    Une pierre deux coups!

    Les attaques de la machine de destruction massive libérale a encore porté ses fruits. Elles visaient à porter atteinte à la crédibilité du chef de l'opposition et surtout au leader du mouvement souverainiste! Le PLQ et sa force de frappe médiatique sont toujours en guerre contre la sécession et cherchent en finir une fois pour toutes avec le projet québécois de séparation!

    La stratégie est toujours la même! Pour élimininer toute menace, il suffit d'abattre celui ou celle qui porte le projet. C'est presque fait! Sur les deux fronts, les forces procanadiennes ont fait du progrès, mais peut-être pas tout-à-fait aussi grand que l'état-major l'espérait!

    Le pouvoir est à la portée de l'opposition si elle peut en arriver à une quelconque union, mais l'indépendance recule ou piétine chaque fois que le meneur et son équipe sont malmenés dans l'opinion!! Telle est la première cible visée par cette autre opération menée sur les chaînes d'information!

    • Michel Blondin - Abonné 8 février 2016 08 h 04

      @ Lamarche,
      J'abonde dans le même sens.

      C’est indicateur d’une peur bleue.

      Ils ont tellement peurs de perdre leurs avantages et se sentent tellement coupables de prendre la crème de la crème de nos services et de nos budgets comme sous-groupe aidé par les fédéralistes qu’ils ont juste un type de réflexe; contre l’indépendance jusqu’au-boutisme, contre la prise en charge du Québec par des francophones ; contre la langue française comme la seule langue officielle.
      PKP n’a pas encore répondu aux attaques de fond de ce groupe d’extrêmes. Diviser ceux-là qui ont la mainmise sur les allophones et grossissent le pourcentage des adversaires à l’Indépendance et, évidemment, au PQ. Il faut répondre, le nœud est là.
      Changer cette donne enlève au PLQ la maîtrise des élections au Québec jusqu’à la réalisation de l’indépendance ou la disparition du PQ.
      PKP de doit plus être au mur des Lamentations de s’auto culpabilisée en tant que francophones sur eux-mêmes comme l’a dit J.F. Lisée. Il a mal lu les données (j’y reviendrai d’ici peu).

      Le deuxième élément, PKP doit montrer qu’il est capable de grandeur concernant la fiscalité et les paradis.

      Il doit s’engager à faire quelque chose d'important telle une loi généreuse pour les contribuables et d’une telle dureté, exemplaire de par le monde, même osée de justice pour les contribuables et contrer les paradis fiscaux et.... qui ne le favoriserait pas plus que tous les autres.

      Il se mettrait en position de chef d’État.

      Sa position de force financière personnelle ne sera pas attaquée comme d’un homme qui veut protéger ses semblables plutôt que les gens de culture et langue rassembleuse. Sa magnanimité serait sa porte d'entrée à l'indépendance.

    • Claude Bariteau - Abonné 8 février 2016 08 h 29

      Vous avez totalement raison. Les opposants à l'indépendance cherchent à se rapprocher de l'électorat et prennent les moyens, notamment les médias et les tireurs attitrés de ces médias, pour démoniser le chef indépendantiste.

      D'où la stratégie du chef du PLQ : après s'être présenté le chef de la déconstruction du Québec, le voilà qui s'annonce, via des points de presse stratégiques, le défenseur de la nature (Anticosti), le promoteur d'une relance des programmes qu'il vient tout juste de ratatiner, le maître négociateur, le grand visionnaire de l'économie mondiale (le dossier de Rona) et, surtout, le chef ouvert à la diversité promue à la manière canadienne via la constitution et la cour suprême.

      D'où les charges sur PKP : on le présente comme un chef erratique, brouillon, sans expérience et improvisé tout en analysant à la négative les éléments nouveaux qu'il a annoncé pour réaliser l'indépendance, l'un étant que le PQ n'est pas le porteur de ce projet, mais le peuple, un autre que ce projet est celui de tous les Québécois et toutes les Québécoises, un troisième qu'il importe que les forces indépendantistes s'associent, un quatrième, l'institut sur l'indépendance, un cinquième, une approche économique axée, non sur le Nord de celui qui l'a perdu, mais sur la relance des entreprises du Québec.

      Cette stratégie est constante dans l'histoire du Québec. Son objectif est d'empêcher que le peuple québécois, toutes origines confondues, s'extirpe du contrôle qu'exercent sur lui le Canada et ses associés internes.

      Pourquoi? Parce que les gens, en lisant ce qui est publié, pensent que c'est la vérité. Le clergé eut cette influence. Le milieu des affaires aussi. Aujourd'hui, ce sont les médias et les fabriquants de l'opinion publique, notamment Radio-Canada devenue l'organe qui a remplacé les monseigneurs Bourget et Léger d'hier avec leur armée de répétiteurs.

    • Michel Blondin - Abonné 8 février 2016 09 h 28

      Le texte ci-haut est amputé (mon erreur). Reprise!

      Deux éléments majeurs passés sous silence.

      1- Le premier, les Anglo-Québécoises et Anglo-Québécois votent à plus soif entre 85 % et 97 % pour le PLQ depuis 40 ans sauf l’intermède dû à un « faux pli pour eux» de Robert Bourassa. En pays totalitaire c’est compréhensif, mais en pays démocratique, c’est malsain et extrême.

      C’est indicateur d’une peur bleue.

      Ils ont tellement peurs de perdre leurs avantages et se sentent tellement coupables de prendre la crème de la crème de nos services et de nos budgets comme sous-groupe aidé par les fédéralistes qu’ils ont juste un type de réflexe; contre l’indépendance jusqu’au-boutisme, contre la prise en charge du Québec par des francophones ; contre la langue française comme la seule langue officielle.
      PKP n’a pas encore répondu aux attaques de fond de ce groupe d’extrêmes. Diviser ceux-là qui grossissent le pourcentage des adversaires à l’indépendance et, au PQ. Le nœud est là.
      Changer cette donne enlève au PLQ la maîtrise des élections au Québec jusqu’à la réalisation de l’indépendance ou sa disparition.
      PKP ne doit plus être à ces murs des Lamentations qui s’auto culpabilisée en tant que francophones comme l’a dit J.F. Lisée sur le référendum. Il a mal lu les données (j’y reviendrai d’ici peu).

      2- Le deuxième élément, PKP doit montrer qu’il est capable de grandeur concernant les évasions fiscales. Il doit s’engager à faire une loi généreuse pour les contribuables et d’une telle dureté, exemplaire, même osée et qui ni le défavoriserait, ni le favoriserait. Quels gouvernements reprocheraient aux riches de profiter des lois permissives et hypocrites?

      Il se mettrait en position de chef d’État. Enfin, du courage!

      Sa position de force financière personnelle ne sera pas attaquée comme d’un homme qui veut protéger ses riches semblables et lui-même plutôt que de bâtir un pays à ses semblables pour une plus grande répartition de la richesse.

    • Jacques Lamarche - Abonné 8 février 2016 09 h 44

      Oui, M. Blondin, il est impossible qu'il puisse renverser la vapeur, mais il faudra une intervention majeure et rien ne laisse présager qu'il en a la capacité! Il tarde tellement à bouger, à riposter, à mener une charge à fond de train, et contre l'austérié, et contre la machine qui vise à le discréditer!

      Les cartes sont sur la table. Il a de gros atouts en main. Saura-t- il bien les jouer? Le moment de vérité est tombé!

    • Robert Beauchamp - Abonné 8 février 2016 17 h 21

      Et voilà que Amir Khadir vient tout juste d'en remettre dans un reportage de La Presse. Vraiment...

    • Claude Bariteau - Abonné 8 février 2016 17 h 35

      Monsieur Lamarche,

      vous oubliez un détail. Les charges ne font que commencer. Elles s'accentueront de telle sorte que riposter actuellement pour renverser la vapeur, voire y aller à fond de train, ce ne serait que parti remise.

      Comme l'objectif est d'entâcher sa crédibilité auprès de l'électorat, dont du peuple officiel, les gens qui votent, la seule réplique actuelle, d'ailleurs votre suggestion, est d'y aller contre l'austérité utilisée par le PLQ pour ratatiner les programmes sociaux qui servent le peuple québécois.

      Quant à une charge contre les médias, il revient aux indépendantistes de s'en prévaloir. Il leur revient aussi de mieux s'organiser en faisant des pressions sur les partis qui prônent l'indépendance pour qu'ils s'associent et identifient des points communs qui pourraient faire partie d'une même plateforme électorale.

      Ce faisant, vous comme moi, qui nous disons en faveur de l'indépendance, nous deviendrons aussi des cibles. Plus il y en aura, plus les opposants se révéleront des promoteurs du maintien du lien canadien qu'ils promeuvent parce qu'il les enrichissent.

    • Jacques Lamarche - Abonné 9 février 2016 07 h 35

      M. Bariteau, je suis un optimiste, mais je n'avais pas sous-estimé la force de réaction de l'autre camp. En effet, les frappes vont encore s'intensifier: Gesca et Radio-Canada, la face cachée du PLQ, ne lâcheront jamais le morceau! Mais comment combattre des médias qui donnent davantage le micro à ceux qui partagent les mêmes idéaux! Qui scruptent à la loupe la pureté de l'âme des rivaux! Qui bloquent des canaux quand la soupe est chaude, qui en ouvrent d'autres quand l'événement sert bien leur cause!

      C'est tout juste! Plus la menace de l'indépendance sera grande, plus nous serons nombreux à affirmer notre foi, plus ses adversaires sortiront de leur tanière et montreront leus intérêts véritables et de quoi ils sont capables! Le dernier épisode PKP, qui heurte durement le PQ et ses partisans, aura eu au moins le mérite de révéler, à qui veut voir, le vrai visage de la notre radio nationale!

  • Patrick Daganaud - Abonné 8 février 2016 03 h 49

    La mémoire est une faculté qui oublie...

    PKP a commis des erreurs monumentales: elles ne sont ni plus ni moins importantes que celles de tous ceux qui courent après le pouvoir et la richesse comme des chiens après leur queue.

    Points saillants des reproches stratégiquement planifiés:

    1-sa performance de gestionnaire de l'Empire Québécor;
    2- sa conduite patronale dans les négociations au Journal de Montréal;
    3-son éthique dans les stratégies d'évitement fiscal.

    1-L'empire Québécor est un empire francophone dans le domaine international des communications. Deux facteurs expliquent l 'atrophie graduelle de Québécor au cours des dernières années : A) l'hégémonie anglophone internationale dans les communications et B) le repli des médias papier. PKP est un requin francophone dans un aquarium de requins anglophones. C'est en soi une prouesse d'être encore en vie. Cela le dote certainement de qualités de résistance face au colonialisme et à l'impérialisme anglophones.

    2-PKP est loin, très loin, d'avoir une conduite patronale collégiale et démocratique. Il fait partie de la génération des entrepreneurs prêts à dévorer de l'employé pour faire tourner leurs affaires. Cet élément n'est pas son apanage : Couillard et Legault sont à même enseigne. C'est, comme pour ses jumeaux politiques, une tare politique dans la promotion d'une société juste et équitable;

    3-PKP a probablement favorisé l'évitement fiscal de ses entreprises : l'évitement fiscal (légal) et l'évasion fiscale (illégale) sont également éthiquement condamnables. Côté éthique, son blason n'est pas plus doré que celui des chefs des autres « grands » partis.

    À mon sens, je peux me tromper, ses deux boulets majeurs devraient être le doute justifié relatif à son sens de la démocratie et l'élasticité de son éthique. Il est, à cet égard, sur un pied d'égalité avec Couillard et Legault.

    Mais l’'intégrité de David la classe en 4e position : elle ne fraie pas avec les requins auxquels la population aime être livrée en pâture.

    • Denis-Émile Giasson - Abonné 8 février 2016 13 h 43

      Qui a déjà écrit qu'une entreprise à but lucratif ce peut être n'importe quoi sauf une démocratie. La règle #1 pour assurer sa survie: le profit... et non pas de s'interroger sur le sexe des anges.

  • Nicole Hébert - Abonnée 8 février 2016 05 h 03

    Photo...

    Pourquoi le choix de cette photo de PKP, Le Devoir ?
    C'était nécessaire ?

    • Patrick Boulanger - Abonné 8 février 2016 09 h 08

      Non, mais elle colle bien avec le titre de l'article.

    • Patrick Daganaud - Abonné 8 février 2016 12 h 23

      Il est vrai qie le choix de la photo est éthiquement discutable dans la mesure où il est difficile de ne pas lui attribuer une intention malicieuse.

      Elle serait mieux logée dans la caricature du jour...

    • Berthe Fortier-A - Abonnée 8 février 2016 13 h 04

      Ils auraient pu en chosir une pire.

    • Claude Gélinas - Abonné 8 février 2016 16 h 22

      C'est une photo de l'un de ses mauvais jours ! Et, ils ont été nombreux ses derniers temps. Aurait-on préféré une photo de mariage ?

  • Jean Jacques Roy - Abonné 8 février 2016 05 h 30

    Le sondage me laisse sceptique.

    Sceptique car j'ai en face moi que 2 tableaux pour me faire une opinion du portrait politique d'ensemble. Deuxièmement, les chiffres fournis mettent l'accent sur les réponses positifs sur un échantillonnage restreint. Enfin, le sondage et ou l'article sont orientés à mesurer la hausse ou la baisse de popularité de PKP et son parti.
    Tenant compte de ces limites, on pourrait s'amuser plutôt à montrer la dimension instable du facteur politique.
    Prenons le premier tableau. 1- il confirme que le PLQ dispose d'une base électorale fidèle qui fluctue autour de 30 à 35 points. 2- Quant aux 2 partis nationalistes-autonomistes de droite le PQ et la CAQ, ils se partagent le même électorat qui réunit forme un noyau d'environ 50 points. En fait, ce qui pour le moment sépare ces 2 partis ce ne sont que des nuances dans le discours pour maintenir et ou élargir la base électorale francophone. 3- Qs, les 10 à 15 points restant que ce parti partage avec les autres partis démontre que la gauche politique si minoritaire soit-elle, est dérangeante et tout indique qu'elle va non seulement rester, mais qu'elle risque éventuellement faire basculer le tableau.
    Prenons le 2ième tableau, sur la popularité des chefs. Pour ma part, ce que je trouve frappant c'est que 29% des répondants ne savent pas ou ne s'identifient à aucun! Ce qui démontre que la situation des partis et de leurs directions est plutôt sur du sable que la terre ferme... du moins quant à l'image des chefs.
    Enfin, projetons ce qui n'apparaît nulle part dans l'analyse, le non mesuré, le facteur social de mécontentement manifesté dans les rues, les votes de grève, le forcing effectué par les centrales syndicales pour clore les négo. avant Noël. Il est évident que dans une perspective électorale que cela n'affectera pas la fidèlité des bases social et politique du PLQ. Reste à voir maintenant leurs effets politiques électoreaux d'ici 2 ans?

  • Benoît Landry - Abonné 8 février 2016 06 h 36

    Et les abstentions sont où ?

    Élections après élections depuis plusieurs années il y a plus d'un million et demi de personnes qui ne vont pas voter. Comment sont-ils distribués dans un sondage comme celui-ci ?

    • Jean Jacques Roy - Abonné 8 février 2016 13 h 38

      Je me suis posé exactement la même question que vous!

      Il me semble que les libéraux n'auront jamais d'absences significatives dans leurs rangs. Le sondage a le mérite de l'indiquer. Mais il ne nous dit pas si la couche des mécontents ira voter ou non? Et s'ils et elles décident d'aller voter pour déloger Couillard, por qui voteront-ils?

    • P. Raymond - Inscrit 8 février 2016 16 h 37

      Bing ! Oh! La participation et l'unification doivent primer.
      - S'unir pour déloger enfin ce parti qui haït ses citoyens et même ses propres électeurs.
      - Encourager tous les abstentionnistes à se déplacer pour aller voter.

      Voilà la clé. Les dernières élections fédérales ont prouvé qu'il est possible de réussir.