Le petit parti pas comme les autres fête ses dix ans

«On est persévérants et on a un idéal», dit Françoise David en souriant.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir «On est persévérants et on a un idéal», dit Françoise David en souriant.

Québec solidaire a 10 ans. Déjà. La route est parsemée d’embûches pour le petit parti de gauche, « féministe, écologiste, altermondialiste et souverainiste », qui reste confiné aux marges de la politique québécoise malgré un succès d’estime. Zoom sur ce parti pas comme les autres, qui carbure à l’idéalisme.

« Quand on s’est lancés dans cette folle aventure en 2006, c’était exaltant. On était extrêmement optimistes et extrêmement ambitieux. C’est sûr que la réalité nous a rattrapés. On s’est rapidement rendu compte que tout serait plus long qu’on le pensait. Mais quand je regarde ça 10 ans plus tard, je me dis quand même qu’on a accompli quelques exploits », dit Françoise David, rencontrée à son bureau de la rue Beaubien Est, dans le quartier Rosemont à Montréal.

La députée âgée de 68 ans incarne le visage de Québec solidaire (QS) depuis qu’elle a gagné son siège à l’élection de septembre 2012. C’était dans la foulée du printemps étudiant. Françoise David a été élue par les « carrés rouges ».

Avec les infatigables Amir Khadir et Manon Massé (les deux autres élus de QS), elle parvient à arracher des concessions au gouvernement. Petit à petit. Les progrès électoraux du parti se mesurent aussi au compte-gouttes. Trois députés sur 125 à l’Assemblée nationale, 7,64 % des voix à l’élection d’avril 2014 : on est loin des succès du Parti québécois, par exemple, qui a pris le pouvoir huit ans après sa création, en 1976.

« Le mode de scrutin désavantage Québec solidaire. Tant qu’il n’y aura pas une forme de proportionnelle dans notre système électoral, la croissance du parti risque d’être très lente », dit Michel Sarra-Bournet, chargé de cours en histoire et en science politique à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Le professeur estime que QS « fait une critique tout à fait utile dans un paysage politique qui va de plus en plus à droite ». C’est le seul parti au Québec à critiquer les dérives du capitalisme, souligne-t-il.

Des idées qui font du chemin

« On est persévérants et on a un idéal », dit Françoise David en souriant. Le parti parle pour les « sans-voix » et dénonce les magouilles des puissants.

Amir Khadir et sa petite équipe de recherchistes ont mis au jour le scandale des prête-noms utilisés par des firmes d’ingénierie pour financer des partis politiques en 2010. Le parti est aussi sur le point de faire adopter un projet de loi pour protéger les personnes âgées menacées de perdre leur logement aux mains de promoteurs de condominiums.

Un autre projet du gouvernement s’inspire en partie de Pharma-Québec, l’organisme d’État proposé par QS pour gérer l’approvisionnement en médicaments. Les libéraux envisagent aussi d’instaurer un revenu minimum garanti, une idée chère au ministre François Blais qui est mise en avant depuis longtemps par QS. « La première fois qu’on a parlé de ça, on nous traitait de fous, dit Françoise David. C’est maintenant un gouvernement libéral qui considère l’idée. »

Même les libéraux de Justin Trudeau proposent des remèdes semblables à ceux de QS : la réforme du mode de scrutin et l’idée de taxer davantage les riches pour redonner aux pauvres, par exemple.

Division du vote

Françoise David énumère les victoires de son parti, mais on la sent impatiente. Québec solidaire se contente-t-il d’un rôle de « conscience du Parlement », comme on a déjà surnommé le Nouveau Parti démocratique (NPD) à Ottawa ? « Pas du tout », répond-elle.

« Il faut que les Québécois nous voient comme un parti de gouvernement. Notre défi, c’est de convaincre les gens que le temps de Québec solidaire est venu », dit Françoise David.

« On n’est pas des pelleteux de nuages ! », ajoute-t-elle.

Le parti a présenté un cadre financier, qui précise les revenus et les dépenses de sa plateforme électorale, à chaque élection. Françoise David dit s’inspirer de la gauche européenne (Podemos en Espagne, Parti national écossais) et latino-américaine, notamment Rafael Correa en Équateur et Evo Morales en Bolivie.

La députée s’emporte quand on lui rappelle la division du vote souverainiste, nationaliste et de centre gauche au Québec. « Arrêtez de nous demander d’aller au Parti québécois ! Pourquoi Québec solidaire ne deviendrait-il pas le point d’ancrage des souverainistes de gauche ? […] Le PQ a peut-être fait son temps, dans une certaine mesure. »

Le professeur Michel Sarra-Bournet croit que le PQ est encore trop fort pour envisager une fusion ou une coalition avec les autres partis nationalistes. « Peut-être que si le Parti libéral est majoritaire pendant encore 20 ans, le PQ comprendra qu’il a avantage à faire des alliances. On n’en est pas là. »

Quelques faits sur Québec solidaire

Québec solidaire est né le 4 février 2006 de la fusion entre l’Union des forces progressistes (d’Amir Khadir) et Option citoyenne (de Françoise David).

Le parti a pris son nom en réaction au manifeste Pour un Québec lucide, publié en 2005.

Le Parti communiste du Québec, qui avait le statut de « collectif » reconnu au sein de QS, a renoncé à ce statut en 2014.

Le programme de QS vise à « dépasser le capitalisme ». « On ne nationalisera pas les dépanneurs ! nuance Françoise David. Mais il est vrai qu’on trouve scandaleux la présence, comme une sorte de pieuvre tentaculaire à l’échelle du monde, d’une sorte de capitalisme triomphant qui s’abreuve de paradis fiscaux, qui fait le commerce de n’importe quoi pourvu que ça rapporte : des armes, du corps des femmes, de n’importe quel médicament, y compris ceux qu’on a testés sur des Africains. C’est ce capitalisme-là qui m’indigne. »
75 commentaires
  • Gérard Raymond - Abonné 2 février 2016 06 h 01

    Gros égo

    A l'intérieur de QS, Françoise David n'a aucune espèce de chance de voir ses idées mise en pratique par quequ'autre parti politique que ce soit, ce qui pourrait possiblement se produire si elle ralliait le PQ.

    Après 10 ans d'existence, QS ne va chercher que quelque 10 % des appuis populaires. A raison d'un gain de 1 % par année dans les appuis populaires depuis sa fondation, comme un parti politique ne peut prendre le pouvoir à moins d'obtenir un appui de l'ordre de 35 % et que madame David est agée de près de 70 ans, elle peut donc espérer devenir première ministre du Québec à l'âge d'environ 92 ans. Gros programme !

    Ainsi, au risque de réduire à néant les possibilités de voir advenir un Québec indépendant, madame David, d'abord et avant tout au service de son immense égo, est l'allier objectif du PLQ.

    • Richard Lépine - Abonné 2 février 2016 08 h 53

      Le PQ avant même l'arrivée de QS avait commencé à sérieusement perdre des appuis. Avec la proportionnelle, des alliances productives auraient pu se construire mais le PQ a rayé ce point de son programme. On ne fait pas un pays avec un objectif de 35% des votes exprimés: il faut définitivement voir plus loin et offrir du contenu à un contenant que le PQ laisse s'étioler depuis longtemps en rejetant sur les autres les raisons de ses échecs.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 09 h 06

      «Après 10 ans d'existence, QS ne va chercher que quelque 10 % des appuis populaires. » -Gérard Raymond

      C'est faux.

      Le dernier sondage Crop donne 15% des intentions de vote à QS dont 19% chez les francophones. Amplement de quoi faire basculer la balance dans un avenir pas si lointain.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 09 h 21

      À noter qu'en évancuant le mode de scrutin proportionnel de son programme en 2011 qui additionnerait les votes et les députés souverainistes plutôt que de les additionner les uns aux autres, c'est le PQ qui divise les forces indépendantistes et non Québec Solidaire.

      En ce sens, c'est le PQ qui a un gros égo et croit toujours qu'il détient le monopole sur la question nationale, alors que plus de 19% des francophones ont appuyé QS dans le dernier sondage.

      Merci d'en prendre note.

      Christian Montmarquette

    • Jean Richard - Abonné 2 février 2016 09 h 26

      « Françoise David n'a aucune espèce de chance de voir ses idées mise en pratique par quequ'autre parti politique que ce soit, ce qui pourrait possiblement se produire si elle ralliait le PQ. »

      Joindre le PQ pour les gens de Québec Solidaire, c'est renoncer à ses idées. Alors, comment voulez-vous que vos idées soient mises en pratique si vous y renoncez ?

      Avec son nouveau chef, le PQ fonce dans un mur, et c'est tant mieux. La seule chose qui distingue le PQ du PLQ, c'est l'indépendance. Or, le PQ ne fera pas l'indépendance. La probabilité de voir Mme David prendre la tête du gouvernement du Québec est faible croyez-vous ? Or, la probabilité de voir PKP à la tête d'un Québec souverain est encore plus faible.

      Ce ne sont pas QS ni ON qui ont anéanti l'espoir d'avoir un Québec souverain, mais le PQ, en offrant aux Québécois rien d'autre qu'une copie conforme de ce que nous avons déjà avec le PLQ.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 09 h 29

      «Ce ne sont pas QS ni ON qui ont anéanti l'espoir d'avoir un Québec souverain, mais le PQ, en offrant aux Québécois rien d'autre qu'une copie conforme de ce que nous avons déjà avec le PLQ.» - Jean Richard

      Bien d'accord avec vous , M Richard.

    • Patrick Boulanger - Abonné 2 février 2016 09 h 34

      " Après 10 ans d'existence, QS ne va chercher que quelque 10 % des appuis populaires. "?

      Le dernier sondage Crop accorde 16% à QS dans les intentions de vote:https://sondage.crop.ca/survey/start/cawi/Rapport%20politique%20-%20Jan%202016.pdf

      Selon ce même sondage, il n'y a plus que 11% d'écart entre les intentions de vote pour le PQ et les intentions de vote pour QS.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 11 h 21

      Correction :

      « À noter qu'en évancuant le mode de scrutin proportionnel de son programme en 2011 qui additionnerait les votes et les députés souverainistes plutôt que de les « soustraire» les uns aux autres.»

    • Armand Roy - Abonné 2 février 2016 12 h 13

      Pour inciter ce 10% de brebis égarées à gauche à revenir au bercail, le PQ à élu un milliardaire à sa tête. Faut le faire...

    • Sylvain Auclair - Abonné 2 février 2016 12 h 39

      Madame David, premier ministre? Et pourquoi elle? Après tout, dans notre système, c'est le chef d'un parti qui devient premier ministre, et le chef de QS s'appelle... Pierre-Paul St-Onge.

      De plus, Mme David n'est que co-porte-parole. Devra-t-on avoir deux co-premiers ministres?

    • Pierre Hélie - Inscrit 2 février 2016 13 h 04

      Comme beaucoup de maisons de sondage dans les dernières années, la crédibilité de Crop a été fortement attaquée pour son manque de rigueur méthodologique (un euphémisme) et de transparence, et le "timing" et le contenu de plusieurs de leur sondages, entre autres lors des campagnes électorales a soulevé plusieurs questions, surtout quand elles sont commandées par La Presse. Le PLQ (lire La Presse ou Radio-Canada ou Power) et QS ont une priorité, pour ne pas dire une obsession, commune surtout depuis l'élection de M. Péladeau: la "mise à mort" du PQ. Il n'y a qu'à voir la vague des attaques récentes contre M. Péladeau et indirectement le PQ (incluant au Devoir) pour comprendre que le coup de grâce est en cours. La relative complaisance de QS envers le PLQ (et l'inverse) est criante. Comme disait votre némésis Pierre Falardeau, si QS représentait une quelconque menace pour le PLQ et l'ordre établi, La Presse et Radio-Canada ne seraient pas si "tolérant" envers eux. De toutes façons, il est selon moi trop tard: les torts déjà causés au maintenant maudit modèle québécois sont irréversibles à court et moyen terme. Pas une accusation envers QS, seulement un constat douloureux.

    • Patrick Boulanger - Abonné 2 février 2016 13 h 54

      @ M. Auclair

      J'ai ici une vieille nouvelle de 2008 qui souligne que si QS prenait le pouvoir ce serait uniquement Mme David qui serait première ministre. Est-ce que cela à changé depuis 2008? Je l'ignore, mais j'en doute.

      Voir: http://www.ledevoir.com/politique/quebec/178484/fr

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 14 h 06


      « Le chef de QS s'appelle... Pierre-Paul St-Onge.» - Sylvain Auclair

      Cessez donc votre démagogie à deux sous qui vous disqualifie vous-même en partant et ne fait que l'apologie de votre ignorance.

      Il a été décidé en Congrès que ce serait Françoise David qui assumerait le rôle de première ministre si QS prenait le pouvoir.

      Je pense qu'un bon nombre de citoyens commencent à en avoir raz-le-bol de cette petite politicaillerie basée sur le mensonge.

      Péladeau vient justement d'être sanctionné pour avoir trompé les citoyens sur ses paradis fiscaux.

      Ne leur procurez pas une raison de plus de penser que le PQ est pourrie de sa direction à la base.

      - CM

    • Patrick Boulanger - Abonné 2 février 2016 14 h 23

      @ M. Roy

      M. Roy, vous auriez pu ajouter que votre milliardaire peut être considéré comme un ennemi des travailleurs et qu'il fait la promotion (!) du néolibéralisme par l'intermédiaire de " son " entreprise médiatique.

    • Raymond Labelle - Abonné 2 février 2016 15 h 21

      "Pour inciter ce 10% de brebis égarées à gauche à revenir au bercail, le PQ a élu un milliardaire à sa tête." M. Roy.

      On dirait que les stratèges du PQ visent plutôt du côté de la clientèle de la CAQ. Erreur profonde de ces stratèges?

    • Sylvain Rivest - Abonné 2 février 2016 15 h 56

      "Le dernier sondage Crop donne 15% des intentions de vote à QS dont 19% chez les francophones."

      Tout pour faire en sorte que le PLQ se maintienne au pouvoir.
      Bravo!

      Vive les vrais affaires

    • Sylvain Auclair - Abonné 2 février 2016 16 h 04

      Je croyais que vous ne vouliez plus lire ce que j'écrivais, monsieur Montmarquette.

      Avouez qu'à moins de suivre l'actualité de vorte parti en détail, on finit par s'y perdre avec deux co-porte-parole, dont une est candidate au poste de premier ministre et l'autre, président du parti, sans oublier un chef de parti qui n'est pas candidat au poste de premier ministre...

    • Patrick Boulanger - Abonné 2 février 2016 17 h 03

      @ M. Riverst

      M. Riverst, il faut au moins être deux (!) pour diviser...

    • Normand Bélair-Plessis - Inscrit 2 février 2016 17 h 19

      Vous avez tellement raison monsieur Richard, qu'une panoplie de messages tentent de nous re-re-remonter la pertinence de cette in ième voie!
      Imaginez, on trône au sommet de ses 16% pour nous faire à croire de la pertinence de maintenir l'opposition divisée comme elle est!
      Eh, qu'on est pas sorti de l'auberge!
      .

    • Normand Bélair-Plessis - Inscrit 2 février 2016 17 h 24

      Un qui doit fêter fort ces temps-la est sans doute Philippe Couillard !

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 17 h 26


      En réaction au Devoir :

      «Avouez qu'à moins de suivre l'actualité de vorte parti en détail, on finit par s'y perdre avec deux co-porte-parole.» -Sylvain Auclair

      Comme de fait, je préférerais et de beaucoup ne pas avoir à vous lire; mais je ne vous laisserai pas désinformer les citoyens sans combattre vos inepties.

      Ceux qui considèrent trop compliqué à comprendre le fonctionnement par porte-parole, peuvent toujours aller rejoindre les «partis-de-chef» comme le PQ qui peuvent reverser une décision de Congrès comme ils changent de chemise, comme Pauline Marois qui avait unilatéralement retiré l'Article Un du programme du PQ adopté par son Congrès pour le remplacer sans consultation du parti par sa «gouvernance souverainiste» ou même le Bloc, ou Gilles Duceppe s'était auto-proclamé chef du parti sans même avoir passé par un vote !

      ...ha.! y'a pas à dire! c'est démocratique en pas pour rire les partis de chefs!

      Quant au président tous les partis politiques en ont un, et je ne vois pas en quoi un président chez QS vient compliquer quoi que ce soit de plus que les autres? Une explication là-dessus?

      Mais il est vrai que certains trouvent même trop compliqué pour leur capacités de prononcer un nom comme Djemila Benhabib..

      En en lire votre critique..

      Il faut croire qu'il s'en trouve de plus en plus dans votre parti.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 17 h 30


      « Le dernier sondage Crop donne 15% des intentions de vote à QS dont 19% chez les francophones."Tout pour faire en sorte que le PLQ se maintienne au pouvoir» - Sylvain Rivest

      Je vais vous donner la réponse avisée du chanteur bien connu Richard Desjardins là-dessus..

      « Si les péquistes trouvent qu'on divise le vote.. Y'ont rien qu'à voter pour nous autres! » - Richard Desjardins

      - CM

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 2 février 2016 07 h 16

    avantage à faire des alliances

    Et à chaque porte ouverte, vous la fermez.
    «Féministe, écologiste, altermondialiste et souverainiste» Ce n'est pas moi qui le dit, c'est vous. C'est écrit là. Que faites-vous de ceux qui ne sont pas «féministe, écologiste ou altermondialiste» mais qui sont souverainistes ? Vous les discartez ? Il est peut-être là votre problème, il y en a beaucoup. Demeurer souverainiste est déjà compliqué, si vous ajoutez ces trois qualificatifs en plus, ça devient une «secte». Et comme par hasard, c'est exactement les résultats que vous obtenez. Je ne doute pas de votre «ferveur», je doute de votre «ouverture». Les mèches de votre tamis sont trop étroites. Vous ne semblez pas sur la voie d’élargir vos horizons afin d’inclure ceux qui ne vous ressemblent pas. Et la porte reste close.

    Vous voulez transformer le monde, mais vous ne transformerez pas «les gens». Y a pas de «moule» pour les gens; pas dans «mon Pays». Les preuves sont claires. Tous ceux qui ont voulu bâtir un Pays «idéal» se sont planté (ou l’ont été par d’autres).

    PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 09 h 27

      «Que faites-vous de ceux qui ne sont pas «féministe, écologiste ou altermondialiste» mais qui sont souverainistes ? Vous les discartez ?»-pierre lefebvre

      Vous êtez complètement dans le champs avec votre théorie à 5 cennes.

      Québec Solidaire n'impose rien, puisque c'est une Assemblée constituante citoyenne et non partisanne qui est chargée de rédiger la constitution dans le processus de QS.

      Quant au PQ, pourquoi ne dénoncez-vous pas qu'il voulait imposer une indépendance de droite avec son entente néolibérale du 12 juin 1995?


      Christian Montmarquette

    • Benoît Landry - Inscrit 2 février 2016 09 h 43

      Qui ferme la porte au juste ? En 2012, qui n'a pas répondu aux demandes citoyennes de faire une certaine fusion ? Option Nationale et Québec solidaire se sont au moins assis pour choisir de ne pas se concurrencer dans les comtés où les chefs se présentaient, le PQ n'a même pas daigner répondre, s'asseoir et discuter, ce fut la négation totale. La même chose en 2014, ce parti se considèrait et se considère toujours, le seul parti nationaliste au Québec et exige des autres une soumission totale et de rentrer dans les rangs péquistes. Tant que le PQ aura cette attitude hautaine toute forme de discussion est impossible.

      De plus regardez les chiffres. Le PQ a perdu la moitié de ses appuis depuis 20 ans, pas en pourcentage, en valeur nominale, malgré près d'un million de nouveaux inscrit sur la liste électorale. Quel parti est vraiment devenu le premier parti en importance au Québec ? Les abstentionnistes, ce n'est sûrement pas à cause de Québec solidaire que les gens décrochent de la politique, au contraire Qs est le seul parti qui offre une alternative aux québécois et québécoises qui ne veulent pas sombrer dans l'ironie et continuer à rêver avec un vrai projet social, plutôt qu'un simple plan d'affaires économique comme ceux que nous offrent les hommes d'affaires millionnaires des autres partis.

      Bravo à Québec solidaire :-)

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 10 h 29

      «Qui ferme la porte au juste ? » - Benoît Landry

      Le Parti québécois n'est pas le propriétaire de la question nationale, désomais portée par plus de 5 partis politiques au Québec.

      Et c'est le PQ et non QS qui a évacuer le scrutin proportionnel de son programme en 2011, justement pour tenter de nuire à tous les souverainistes qui ne sont pas péquistes.

      En conséquence, c'est le PQ qui divise les souverainistes et qui fait en sorte que les votes et les députés souverainistes se soustraient les uns des autres plutôt que s'additionner.

      Bravo au PQ !

      Christian Montmarquette

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 2 février 2016 10 h 47

      Si je me souviens bien, ces deux partis avaient mis des «conditions» et c'est toujours là où le bâ blesse et il semble qu'il continuera de blesser. Escamoter une partie de ce qui est arrivé n’est pas la solution pour éclaircir le débat.

      Vous pouvez lancer des statistiques tant que vous voulez, mais le «principe» que tous les habitants d'un territoire n'ont pas la liberté de penser ce qu'ils veulent n'est pas «viable». Autant vous comme moi. Mais... il semble que sur 10, y en a 9 qui pensent comme moi contre 1 qui pense comme vous. Réduire les marges ne change pas l'image. Un «projet social» qui n'inclut pas tout le monde (même les millionnaires) n'est pas plus viable qu'un qui exclut les pauvres.


      Un cri de ralliement qui stipule «mais pas vous et vous non plus» se tire déjà dans le pied et se crée «à demeure» une position marginale. C'est peut-être une situation que certains recherchent, mais... pas tous et dernièrement à 9/1. Va falloir changer la façon de voter foncièrement et drastiquement pour que ces chiffres changent pour la peine, à commencer par m’empêcher d’aller voter moi aussi. Je n’ai absolument rien contre le fait que vous supportiez cette position, vous êtes libre de le faire; ce qui me donne autant le droit d’être contre. Montrez-moi «un seul pays» où les gens n’ont pas «le choix», un seul et vous me montrerez un pays où le sang coule dans la rue. «Pas ici».

      Ce n’est pas faire montre d’ouverture d’esprit que d’exiger que tout le monde pense comme soi.

      Bonne journée.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 11 h 33

      «Si je me souviens bien, ces deux partis avaient mis des «conditions»» -pierre lefebvre

      QS n'a jamais posé de condition à l'indépendance, puisque c'est l'Assemblée contituante citoyenne non partisanne, et qui plus est, élue au suffrage universel qui est chargée de rassembler et synthétiser les propositions constitutionnelles des citoyens après une large consultation populaire.

      Et QS n'oblige en rien tout le monde à penser comme lui, comme vous ne cessez de le répéter ad nauseam.

      Le rôle de QS est exactement le même que les autre et celui de la démocratie qu'est de représenter, défendre et promouvoir les idées et les gens qui l'appuient. Ceux qui n'aiment pas QS n'ont qu'à joindre ou voter pour un autre parti politique.

      Si vous ne comprenez même pas le principe de base de la démocratie représentative, essayez au moins, de ne pas désinformer les autres.

      - CM

    • Benoît Landry - Inscrit 2 février 2016 11 h 58

      «Ce n’est pas faire montre d’ouverture d’esprit que d’exiger que tout le monde pense comme soi.» Justement M. Lefebvre, quand le PQ nous répète continuellement qu'il n'y a pas de place pour 3 partis souverainistes au Québec, alors qui exige qu'on pense tous de la même manière ? Le PQ a même laissé tomber le concept du suffrage proportionnel alors qu'il a eu 4 mandats majoritaires pour le mettre en place et respecter son programme, il aurait ainsi démontrer l'opinion des autres.

      Moi aussi j'ai mes souvenirs concernant les alliances, et le PQ ne s'est jamais arrêté pour s'asseoir et discuter. Ben oui il est fort possible que Qs et ON avaient des conditions, c'est normal non, le PQ en avait aussi, c'était devenez membre du PQ Point

      En passant on ne ferme pas la porte aux riches, ce sont eux qui nous la ferme, vous vous sentez inclus dans leur plan d'affaire vous ? Vous sentez que leur plan inclus les moins riches, autrement qu'en étant du cheap labour en concurrence avec le reste de la planète. C'est pour ça qu'on n'embarque pas dans les plans d'affaires des chefs-millionnaires des autres partis.

      Et concernant les statistiques vous avez une drôle de façon de voir . Pourquoi isolez-vous les partisans solidaires de tout le reste de la population en disant que 9 personnes sur 10 pensent comme vous, sous-entendant ainsi que la seule personne qui est différente soit solidaire. Bien, finalement, j'ai le gout de vous donner raison, Québec solidaire considère lui aussi être la seule alternative car les trois autres partis sont du pareil au même.

      Bonne journée vous aussi.

    • Sylvain Auclair - Abonné 2 février 2016 12 h 34

      En donnant à d'autres le mandat de rédiger une constitution, QS ne garantit aucunement que son élection amènerait la souveraineté du Québec, si je comprends bien. Surtout que, durant ces délibérations, le fédéral mènerait sans aucun doute une intense campagne de menaces et/ou de charme.

    • Gilles Delisle - Abonné 2 février 2016 12 h 44

      Entièrement d'accord avec vous, monsieur Lefebvre! Le problème avec ce parti QS, ce n'est pas qu'ils aient de mauvaises idées, c'est de les voir ces jeunes petits nouveaux, qui n'avaient que la couche aux fesses, lorsque les premiers indépendantistes sont apparus, se croire le nombril du monde, et de cracher à qui mieux-mieux sur les péquistes et les onistes à toutes les fois qu'ils ouvrent la bouche. Ce pays se fera uniquement, quand les forces du progrès vers un pays souverain seront capables de se parler sans continuellement se prendre aux cheveux! En attendant le pays s'enfonce dans le ridicule, où les maîtres du jeu en profitent pleinement pour rester au pouvoir en s'amusant à regarder les souverainistes se tirailler.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 13 h 00

      « qui exige qu'on pense tous de la même manière ? Le PQ a même laissé tomber le concept du suffrage proportionnel » - Benoît Landry

      J'ai pris un extrait pour donner un repère, mais j'applaudis l'ensenble de votre commentaire avisé, élclairé et éclairant.

      Je constate comme vous, que les énormités soutenues à répétitions depuis des mois par M. lefebvre, ne tiennent pas la route, et depuis longtemps.

      - Cm

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 14 h 15

      «En donnant à d'autres le mandat de rédiger une constitution, QS ne garantit aucunement que son élection amènerait la souveraineté du Québec» - Sylvain Auclair

      Décidément vous n'êtes jamais content.

      Si c'était QS qui faisait l'indépendance, alors ce serait trop à gauche, mais si c'est une assemblée non partisane, ce n'est pas crédible non plus..!

      Désolé, mais aucun parti n'est en mesure de garantir d'avance les résultats d'un référendum.

      Par contre, si on invite les citoyens à définir le projet de pays qu'ils veulent via une large consultation démocratique et une mobilisation de 18 mois plutôt que d'un mois et soutenue par 50 millions d'argent public, les chances de réussite du projet pourraient augmenter énormément.

      Ceci dit, on aura beau avoir le parti qu'on voudra, si le peuple décide que c'est non, ce sera non.

      Mais au moins avec QS, si l'indépendance est rejetée, nous pourrons compter sur une améliorations des services publics et un Québec plus juste, plus écologique, et plus égalitaire.

      Christian Montmarquette

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 2 février 2016 15 h 12

      «Ceux qui n'aiment pas QS n'ont qu'à joindre ou voter pour un autre parti politique.»
      Et c'est exactement ce qu'ils font, avec tout mon support.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 février 2016 17 h 55

      «C'est exactement ce qu'ils font, avec tout mon support.» -pierre lefebvre

      Il est donc faux de prétendre comme vous le dites, que QS oblige tout le monde à penser comme lui.

      Mais je ne suis pas d'accord pour dire que c'est ce que les gens font.

      Puisque QS obtient désormais «19%» du vote francophone et que le PQ vient justement de perdre 8 points dans les sondages.

      Il faut croire que les gens font plutôt exactement le contraire de ce que vous leur dites M. lefebvre.. Et avec tout mon support également!

      - CM

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 3 février 2016 05 h 51

      «19%» du vote francophone»
      C'est bien la technique : Quand ça ne monte pas assez vite à notre goût, on diminue le champ d'action. Malheureusement, les élections ici ne se déroulent pas de cette façon : Tous les votes sont comptés. Et ils sont tous «égaux».

      Évidemment que j'exagère quand je dis que QS pense «sectaire», les preuves sont faite. Ouais ! C'est pour quand les élections avec baptistère obligatoire ?

      «19%» du vote francophone». Un peu plus et nous verrions apparaitre le vote «ethnique». C’est bien de cette façon qu’il est calculé ici non ?

      19%... Laissez-moi faire le calcul… Il reste 81% des francophones à ramasser. Et ça, c’est avant d’attaquer l’autre gang; vous savez… ceux qui votent toujours rouge. Ça va prendre beaucoup de «ferveur». Lâchez pas !

      «le contraire de ce que vous leur dites M. lefebvre.» S'cusez, mais je ne «leur» dit absolument rien, je les laisse complètement libre de dire et faire ce qu'ils veulent (sans même les traiter d'imbéciles). Où ais-je déjà lu «Des gouvernements d'imbéciles élus par des imbéciles», ça ne me revient pas... (clin d'œil)

      19% d'une partie des gens n'est pas «les gens» M. Monmarquette.
      9 sur 10 est beaucoup plus «englobant». Voyez-vous... Je ne suis pas «sectaire». Et tellement peu que j’englobe même ceux qui ne sont pas «féministes, écolos et altermondialiste» (on y revient toujours). Oups, au cas où… je ne suis pas foncièrement péquiste non plus. «Je ne sers aucun Maitre». Ce sont «eux» (les politiciens) qui sont à «mon» service. C’est «moi» qui tiens le crayon !

      S’il y a un message de constant dans mes commentaires c’est celui-là «C’est vous qui tenez le crayon, vous personnellement» et quoi qu’en dise n’importe qui.

      Ah ! Le bonheur de dire librement qu'on est pas d'accord, peu importe la raison; y a rien pour battre ça !

      Et devant le sous-sous-groupe soudé se tiendra toujours, dans une démocratie, le gros-gros-groupe hétéroclite imparable. À 81/19 ou 9/1.

      À la proch

    • Christian Montmarquette - Abonné 3 février 2016 12 h 38

      À pierre lefebvre,

      Cessez de vous sentir persécuté de la sorte.

      Je vous reconnais parfaitement le droit de vous enfarger dans les fleurs du tapis et de n'être, ni féministe, ni écologiste, ni social-démocrate, ni altermondiste M. lefebvre.

      Après tout, un bon paquet de libéraux et de conservateurs ne sont-ils pas exactement comme vous?

      - CM

    • Christian Montmarquette - Abonné 3 février 2016 13 h 55

      «Voir ces jeunes petits nouveaux, qui n'avaient que la couche aux fesses, lorsque les premiers indépendantistes sont apparus» - Gilles Delisle

      Croyez-vous que les Michel Chartrand, Paul Rose, Paul Cliche, Gordon Lefebvre et Cie qui sont tous des fondateurs de la gauche politique au Québec sont des «p'tits nouvaux qui n'avaient que la couche aux fesses, lorsque les premiers indépendantistes sont apparus» ?

      Dois-je aussi vous rappeler que Françoise David a milité pour le camp de Oui en 1995 et qu'Amir Khadir a été candidat du Bloc en 2000?

      - CM

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 4 février 2016 05 h 47

      «Cessez de vous sentir persécuté de la sorte.»
      Persécuté par qui ??? 19% de la population francophone ?
      1 électeur sur 10 ? Mais vous rêvez !!!
      Et vous prenez vos rêves pour la réalité. D'où le problème d'ailleurs.

      Vous vouliez moins de millionnaires au Québec, il vient d'en partir un hier; regardons maintenant si nous serons mieux gérés par des américains (pas millionnaires du tout). Regardons les aller s'ils garderont nos retraités occupés dans leurs magasins et s'ils continueront à faire rouler les fournisseurs locaux.

      Ah... j'oubliais, dans votre monde on n'a pas besoin d'industries. La richesse collective provient de l'éther. Et tous ceux qui «participent» sont des «profiteurs».

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 février 2016 11 h 15

      «Vous vouliez moins de millionnaires au Québec » - pierre lefebvre

      Je ne vois pas l'intérêt de concentrer des millions dans les poches d'une élite, plutôt que de répartir le Capital disponible pour le plus grand nombre et pour réppondre aux besoins de tous.

      Ce ne sont pas les entreprises qui font vivre les travailleurs.

      Ce sont les travailleurs qui font vivre les entreprises.

      Dans «mon» Québec idéal, les entreprises ne disposeraient pas du droit de s'enrichir inpunément avec tous les avantages en santé, éducation, infrastructures, congé fiscal, rabais du coût de l'électricité, grasses subventions et de se défiler en Chine, au Mexique, en Indes ou ailleurs, avec le pactole sans assumer leurs responsabilités sociales.

      Ce Québec égoïste, cupide et irresponsable, c'est le vôtre. Pas le mien.

      Christian Montmarquette

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 4 février 2016 18 h 33

      «c'est le vôtre. Pas le mien.»
      Si vous pouvez me garantir que dans «votre» Québec, il n'y aura pas de voleurs, de violeurs d'enfants cupides et irresponsable, je signe en bas. Mais vous ne le pouvez pas. Alors... le pelletage de nuage, on repassera.

      PL

  • Pierre Desautels - Abonné 2 février 2016 08 h 13

    Dernier appel...

    « Peut-être que si le Parti libéral est majoritaire pendant encore 20 ans, le PQ comprendra qu’il a avantage à faire des alliances. On n’en est pas là. »

    Sauf vot' respect, Monsieur Sarra-Bournet, aux élections de 2018, ça fera presque 15 ans que le PLQ est au pouvoir. Le PQ à 25% aux élections de 2014 et 27% dans le dernier sondage. C'est d'ici 20 mois que le PQ doit "clencher" pour établir des alliances. Il y a urgence en la demeure...

    • Patrick Boulanger - Abonné 2 février 2016 15 h 46

      Je suis d'accord que les partis indépendantistes ont inrérêts à s'entendre sur certains points pour tenter de renverser le PLQ. QS, On et le PQ pourraient tout d'abord se concerter pour que Laurier-Dorion et Saint-Henri-Sainte-anne ne retombent pas dans les mains des libéraux lors des prochaines élections générales.

  • Bernard Terreault - Abonné 2 février 2016 09 h 05

    Qui trop embrasse, mal étreint

    Féministe, écologiste, altermondialiste et souverainiste. Et je dirais aussi socialiste et multiculturaliste. Facile, quand on est dans l'opposition, plus difficile au pouvoir quand il faut prendre des décisions. Je connais de jeunes féministes ambitieuses ni écologistes ni socialistes. Et des multiculturalistes pas altermondialistes. Et des socialistes pas écolo pour deux sous (meilleurs exemples, les pays communistes présents et passés). Et des souverainistes capitalistes. Et des socialistes pas multiculturalistes.

  • Gilles Théberge - Abonné 2 février 2016 09 h 54

    Farceur va !

    Ainsi peut-être que si le parti libéral est majoritaire pendant 20 ans, le parti québécois comprendra qu'il a avantage à faire de alliances...

    Vous êtes un sapré farceur monsieur.