Les chaînes humaines reprendront pour un réinvestissement «essentiel»

Quelque 65 écoles publiques devraient être ceinturées dès lundi par des parents, des élèves, des enseignants et des membres du personnel de soutien.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Quelque 65 écoles publiques devraient être ceinturées dès lundi par des parents, des élèves, des enseignants et des membres du personnel de soutien.

Les instigateurs du mouvement « Je protège mon école publique » n’ont rien perdu de leur détermination durant la période des Fêtes. Dès lundi, ils reviendront à la charge avec d’autres chaînes humaines.

Selon leur page « Facebook », quelque 65 écoles publiques seront alors ceinturées par des parents, des élèves, des enseignants et des membres du personnel de soutien.

D’après la porte-parole du mouvement, Pascale Grignon, ces actions doivent se poursuivre, car la situation dans les établissements scolaires ne s’améliore nullement.

Elle a soutenu que « les écoles sont toujours aussi vétustes qu’elles l’étaient précédemment, que la surcapacité y demeure un problème [et] que les enfants n’ont pas plus accès à des services particuliers qu’avant ».

Espoir

Mme Grignon a ajouté que, pour corriger le tir, le gouvernement provincial doit passer à l’action dès le dépôt du prochain budget. « On doit alors avoir un réinvestissement majeur. C’est essentiel », a-t-elle dit.

Mme Grignon a précisé qu’elle croisait les doigts pour que le nouveau ministre de l’Éducation ait suffisamment d’influence pour obtenir « un financement adéquat pour les écoles ».

Elle a laissé entendre que Pierre Moreau pourrait être l’homme de la situation, contrairement à son prédécesseur, François Blais. « On ne peut pas dire qu’on était particulièrement entichés du ministre précédent. Ça prend quelqu’un qui a une force importante pour défendre ce dossier. [Or], on sait que M. Moreau est quand même un joueur clé au sein du cabinet », a-t-elle souligné, optimiste.

L’an dernier, environ 100 000 participants s’étaient joints à des chaînes humaines devant plus de 600 établissements scolaires, selon les données compilées par le mouvement « Je protège mon école publique ».