Remaniement ministériel jeudi

Philippe Couillard procédera pour la première fois à des ajustements à son cabinet depuis son arrivée au pouvoir il y a près de deux ans, en avril 2014.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Philippe Couillard procédera pour la première fois à des ajustements à son cabinet depuis son arrivée au pouvoir il y a près de deux ans, en avril 2014.

Le premier ministre Philippe Couillard remaniera finalement son Conseil des ministres jeudi.

Un avis en ce sens a été transmis mardi en fin d’après-midi pour convoquer la presse au Salon rouge de l’Assemblée nationale jeudi matin.

Des rumeurs de remaniement couraient déjà depuis plusieurs mois et les partis d’opposition avaient aussi accentué la pression.

Pas plus tard que la semaine dernière, le Parti québécois réuni en caucus à Saguenay avait demandé au premier ministre de procéder à un remaniement afin de mettre fin à l’incertitude persistante qui nuisait à l’action gouvernementale.

Le leader parlementaire de l’opposition officielle, Bernard Drainville, avait notamment déclaré que personne ne pleurerait le départ du ministre du Développement économique, Jacques Daoust, du ministre de l’Environnement, David Heurtel, et de la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, qui ont été souvent critiqués au cours de la dernière année.

Philippe Couillard devra aussi statuer sur le sort de la ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre, Lise Thériault. Elle est en congé de maladie prolongé depuis qu’elle s’est effondrée en larmes, dans le dossier des allégations de sévices commis par des policiers de la Sûreté du Québec sur des femmes autochtones, l’automne dernier.

Actuellement, c’est le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, qui assure l’intérim.

M. Couillard pourrait aussi profiter de cette occasion pour faire place à de nouveaux venus dans son équipe. Il a en effet réussi à faire élire au cours d’élections complémentaires des candidats libéraux qui jouissaient d’un certain renom.

Il y a notamment Sébastien Proulx, élu dans Jean-Talon, un ancien leader parlementaire adéquiste, mais aussi Dominique Anglade, dans Saint-Henri–Sainte-Anne, et Véronyque Tremblay, qui a réussi à ravir la circonscription de Chauveau à la Coalition avenir Québec (CAQ).

C’est la deuxième fois que M. Couillard procédera à des ajustements à son cabinet depuis son arrivée au pouvoir il y a près de deux ans, en avril 2014. En février 2015, Yves Bolduc avait renoncé à sa fonction de ministre de l’Éducation à la suite d’une controverse sur les fouilles dans les écoles.

Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale de l’époque, François Blais, avait alors pris la relève, tandis que Sam Hamad avait hérité de son portefeuille, outre celui du Travail qu’il détenait déjà.

5 commentaires
  • Robert Beauchamp - Abonné 26 janvier 2016 17 h 36

    Les paris

    Je me risque à parier que quelques ministres vont changer de ministère, aucun ministre ne sera dégommé, et qu'une expansion des structures ministérielles va permettre une place à Anglade et Boulet. Zut! Je n'ai pas été capable d'insérer le mot austérité.

    • Donald Bordeleau - Abonné 27 janvier 2016 20 h 59

      SVP pas Boulet au MTQ pour éviter de mentir comme Ponce Pilate.

  • Donald Bordeleau - Abonné 26 janvier 2016 21 h 59

    Retraite et démission.

    Monsieur Pierre Gabriel Côté aura finalement raison. Il pourra bientôt faire fonctionner Investissement Québec selon sa vitesse de croisière.

    Monsieur Daoust pourra bientôt émonder ses vignes.

    L'entreprise exploitée sous la raison sociale Les vignes des Bacchantes est une initiative de Sébastien Daoust, l'un des fils du financier. Le vignoble est établi sur le site de l'ancien domaine de Brownlee, acquis en septembre dernier au coût de 685 000$ par la famille Daoust.

  • Normand Renaud - Inscrit 26 janvier 2016 22 h 26

    Inspiration

    Ce que je souhaite le plus serait que les personnes titulaires fassent plus que seulement gérer un ministère. On veut de la créativité en terme de développement régionale en créations d'emplois, une politique d'investissement dans le secteur manufacturier, agro-alimenentaire et industriel.
    Laisser le plan Nord sur la tablette, pas rentable.
    Investissons dans nos forces

  • Donald Bordeleau - Abonné 27 janvier 2016 20 h 57

    Il faut avoir les bonnes compétences, Cela fait défaut depuis 2 ans.

    Toujours des pertes avec Daoust.

    Sans vérifier les états financiers Monsieur Daoust a allongé jusqu’à 6 millions dans BCIA par l’intermédiaire de FIER avec l’influence de Perino et du programme Renfort grâce à des états financiers bidons.

    Monsieur Jacques Dupuis a déclaré être un FIER libéral en commission parlementaire en mai 2008.

    http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/

    En plus Investissement Québec vient de perdre 402 millions sur 1.350 milliard.

    Bravo pour trio économique de vrais comiques.« moins