PKP nie avoir demandé à Pierre Duchesne de partir

Selon diverses sources d’informations, Pierre Karl Péladeau chercherait à calmer la grogne au sein de son caucus, qui peine à gagner la confiance populaire, notamment en montrant la porte à M. Duchesne.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Selon diverses sources d’informations, Pierre Karl Péladeau chercherait à calmer la grogne au sein de son caucus, qui peine à gagner la confiance populaire, notamment en montrant la porte à M. Duchesne.

Le chef du Parti québécoisPierre Karl Péladeau, s’est abstenu mardi après-midi de réitérer sa confiance à l’égard de son chef de cabinet Pierre Duchesne, sous le feu des critiques. Il a néanmoins cherché à couper court aux spéculations sur un départ imminent de son bras droit à l’Assemblée nationale. « Je n’ai pas l’intention de commenter les rumeurs des médias. Pierre fait son travail. Annick fait son travail. Nous sommes au travail ! » a-t-il déclaré lors d’un impromptu de presse à la veille du caucus présessionnel du PQ à Saguenay.

« Demandez-vous son départ ? » a demandé une journaliste. « Pas du tout », a répondu du tac au tac M. Péladeau. « Vous lui faites toujours confiance ? », l’a interrogé un autre. « Écoutez, je n’ai pas d’autres commentaires à vous donner que ceux que je viens de faire », a rétorqué le chef péquiste en marge d’une tournée dans la circonscription de Chicoutimi.

Selon diverses sources d’informations, M. Péladeau chercherait à calmer la grogne au sein de son caucus, qui peine à gagner la confiance populaire, notamment en montrant la porte à M. Duchesne. L’ex-journaliste est décrit comme un homme hautain et arrogant par plusieurs membres de l’aile parlementaire péquiste.

En prévision de la rentrée parlementaire, le cabinet du chef de l’opposition a toutefois annoncé le départ de la directrice de la recherche Louise-Andrée Moisan. « Ce n’était pas un poste qui lui convenait. Je pense que tout le monde l’a réalisé. Ça ne fonctionnait juste pas », a expliqué un employé du PQ. Jean-François Guilbeault, ex-conseiller économique, a pris la tête de la direction de la recherche.

M. Péladeau et tous les députés — sauf ceux de Verchères, Stéphane Bergeron, et de Vachon, Martine Ouellet, — participent mardi à une tournée d’intervenants socio-économiques de Chicoutimi. La circonscription est tombée dans l’escarcelle du PQ en 1993. Elle est vacante depuis le départ tumultueux de Stéphane Bédard de l’arène politique à la fin octobre. D’ailleurs, les élus péquistes convergeront à l’hôtel Le Montagnais en fin d’après-midi pour un « 5 à 7 » — de la réconciliation ? — en compagnie notamment de M. Bédard, qui a été chef intérimaire du PQ avant l’élection de M. Péladeau à la mi-mai dernier.

D’autres détails suivront.

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