Une mère affligée attaque Trudeau

Affligée, Camille Carrier exhorte le premier ministre fédéral, Justin Trudeau, à riposter à l’attentat terroriste de Ouagadougou, au Burkina Faso, dans lequel sa fille Maude a péri aux côtés de son père, de son demi-frère, de sa belle-mère et de deux amis.

« Heille, il y a six Québécois de touchés. Pis de savoir qu’il ne participe pas aux combats. Même avant ça, j’avais honte de nous autres […] qu’il ne participe pas aux combats. Non, il fait de la petite éducation. Il veut envoyer des couvertes… qu’il aille donc les abattre, ces gens-là », a déclaré Mme Carrier, la voix étreinte par l’émotion, au micro d’Ici Radio-Canada.

Elle s’est dite « révoltée » lundi d’entendre M. Trudeau multiplier les « formules creuses », les « lieux communs », « des choses qu’on utilise pour être poli, convenant » depuis la tuerie dans la capitale burkinabée. Selon un bilan provisoire, au moins trente personnes ont été tuées et une trentaine d’autres ont été blessées vendredi et samedi aux abords du bar-restaurant Cappuccino et de l’hôtel Splendid par des assaillants sous la férule d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). La famille Carrier a été touchée en plein coeur.

M. Trudeau a condamné de vive voix l’attentat meurtrier de Ouagadougou, au Burkina Faso, mais également celui de Jakarta, en Indonésie, où un homme de Laval a trouvé la mort. « C’est un moment extrêmement difficile pour eux, [les proches des victimes], et le Canada aussi, d’avoir perdu tant de gens dans cette dernière semaine », a-t-il déclaré en marge d’une réunion du Conseil des ministres lundi à Saint-Andrews, au Nouveau-Brunswick.

Le chef du gouvernement canadien est toutefois demeuré ferme sur ses positions : les avions de chasse CF-18 resteront à distance des opérations de bombardements contre les positions du groupe armé État islamique en Irak et en Syrie. « La lutte contre le terrorisme à l’échelle mondiale est essentielle et doit se faire de façon intelligente, raisonnable et enthousiaste », s’est-il contenté de dire lors d’une conférence de presse.

La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, avait aussi appelé le chef libéral à revenir sur sa décision, mais en vain.

Lutte contre les barbares

Les « attaques inqualifiables » de djihadistes à Jakarta et à Ouagadougou, dans lesquelles sept Québécois ont péri au fil du week-end, renforcent la « détermination » du Québec à combattre la barbarie, et ce, « de toutes [ses] forces », a fait valoir de son côté le premier ministre québécois, Philippe Couillard.

Il a offert ses condoléances lundi aux proches de Tahar Amer-Ouali, mort en Indonésie, ainsi que de Louis Chabot, Suzanne Bernier, Yves Carrier et Gladys Chamberland, leur fils Charlélie et sa demi-soeur Maude, décédés au Burkina Faso alors qu’ils y faisaient du travail humanitaire. « Devant ces gestes odieux, nous nous sentons impuissants. Nous cherchons à comprendre ce qui n’est ni explicable ni justifiable. Rien ne peut expliquer des actes gratuits d’une telle lâcheté. Rien ne peut expliquer cette violence aveugle. Rien ne peut expliquer que l’on s’attaque aux gens qui contribuent, avec dévouement, à bâtir un monde meilleur. Cette attaque envers eux, elles, c’est aussi une attaque envers nous tous », a-t-il déclaré lors d’une allocution dans le hall de l’édifice Honoré-Mercier, sis sur la colline parlementaire.

Portés par des valeurs de « liberté », de « démocratie » et de « tolérance », les Québécois continueront de « [faire] la différence en apportant l’espoir » aux quatre coins du monde, a insisté M. Couillard. « Mais nous ferons tout cela sans illusions, naïveté ou compromis. Ces gestes doivent également renforcer notre détermination à combattre ces barbares de toutes nos forces, aux côtés de nos alliés », a-t-il insisté.

M. Couillard a précisé avoir confié à la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, la tâche de poursuivre la lutte contre la radicalisation de concert avec les alliés du Québec. « Nous réalisons tous, toutes que cette violence barbare qui semblait si loin de nous autrefois peut également toucher le Québec, que le fait de vivre dans une société démocratique, ouverte, plus solidaire ne nous isole pas, ne nous protège pas du terrorisme. Pire encore, nous réalisons que ces caractéristiques dont nous sommes si fiers font partie des cibles que ces assassins veulent détruire. »

Le premier ministre québécois a aussi mentionné que le fleurdelisé flottant au-dessus de la tour centrale de l’hôtel du parlement a été descendu à mi-drisse en signe de « respect » et de « solidarité » envers les proches des victimes des événements tragiques survenus à Jakarta et à Ouagadougou. « Ce drapeau est le signe de notre force », a-t-il soutenu.

Après avoir encaissé le choc de la disparition de quatre de leurs collègues et amis, les employés des écoles Cardinal-Roy et Jean-de-Brébeuf, dans la Commission scolaire de la Capitale, tâcheront d’expliquer la tragédie à leurs élèves, qui étaient en congé forcé lundi. Une douzaine de psychologues seront disponibles pour leur prêter main-forte.

Frédéric Carrier, le fils d’Yves Carrier et frère de Charlélie, tués dans une attaque au Burkina Faso, enlace ses filles Olivia et Frédérique, lundi, lors d’une vigile tenue à Lac-Beauport en mémoire des six victimes.

Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne

Heille, il y a six Québécois de touchés. Pis de savoir qu’il ne participe pas aux combats. Même avant ça, j’avais honte de nous autres […]. Non, il fait de la petite éducation. Il veut envoyer des couvertes… qu’il aille donc les abattre, ces gens-là.

48 commentaires
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 19 janvier 2016 04 h 31

    … trop TARD ?

    Elle s’est dite « révoltée » lundi d’entendre M. Trudeau multiplier les « formules creuses », » (Marco Bélair-Cirino, Le Devoir)

    En effet, de cette citation d’une mère éplorée, il est révoltant de savoir que, de sa politique islamophile et québécophobe, le premier ministre du Canada, de même que celui du Québec, de jouer avec les mots-maux, et ce, sans parvenir à prendre des mesures susceptibles de promouvoir et défendre les intérêts de leur population, spécialement celle en situation de « danger » : révoltant !

    Le jour où ces personnes comprendront la gravité de ce qui se passe, sera-t-il …

    … trop TARD ? - 19 jan 2016 -

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 19 janvier 2016 09 h 03

      Quel dangereux discours!

      Une politique "islamophile"? Vous dites ça comme si d'accueillir des réfugiés était un crime grave. En même temps, outre vous plaindre de l'arrivée des Libéraux à la place des militaristes de Harper, vous tentez de jouer le jeu de la corrélation, en nous badinnant sur le rôle important que peut jouer l'armée canadienne avec ses 6 avions en Syrie, alors même que le massacre a eu lieu au Burkina Faso.

      Déjà que l'article laisse croire que Mme. ne comprend pas vraiment et est plus vengeresse, vous poursuivez dans la même veine.

      On apprendra probablement que les armes viennent de Lybie, pays dévasté par une guerre civile alimentée directement par l'Ouest et par le Canada. Quel beau résultat, n'est-ce pas?

      Pauvre pensée manichéenne...

      Heureusement qu'il n'est jamais trop tard pour réfléchir.

    • Francois Cossette - Inscrit 19 janvier 2016 10 h 52

      On entends pas madame verser une larme pour les centaines de milliers de mort, resultat des bombardements fait par les pays occidentaux depuis 15 ans, Des centaines de milliers et non pas 5-6 personnes, qui sont mortes. Est-ce que leur vie a moins de valeur que la notre.

    • Sylvain Rivest - Inscrit 19 janvier 2016 13 h 51

      @ Francois Cossette, Bon point!
      Ça passé sous le radar :-)

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 19 janvier 2016 17 h 57

      François Cossette a écrit : "On entends pas madame verser une larme pour les centaines de milliers de mort, resultat des bombardements fait par les pays occidentaux depuis 15 ans"

      Pour une mère, la perte d'une fille sera toujours plus importante que les 250,000 morts que nos bombardements ont contribué à causer en Syrie. À sa place, nous ferions pareil. Le coeur (le sien) et la raison (la vôtre et la mienne) sont deux choses différentes.

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 20 janvier 2016 07 h 28

      « Quel dangereux discours!
      Une politique "islamophile"? » (A L-T)

      De cette citation, deux douceurs :

      ! Lorsque cet attentat est survenu, le premier ministre du Canada a exprimé ses condoléances devant une mosquée plutôt qu’ailleurs, et ce, entouré des membres de la communauté musulmanne le conseillant, et ;

      2 Depuis la motion de l’ANQ concernant l’islamophobie (A), il est comme inquiétant, ou dangereux, de tenir un contre-discours !

      Bref ! 20 jan 2016 -

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 20 janvier 2016 07 h 30

      « Quel dangereux discours!
      Une politique "islamophile"? » (A L-T)

      De cette citation, deux douceurs :

      ! Lorsque cet attentat est survenu, le premier ministre du Canada a exprimé ses condoléances devant une mosquée plutôt qu’ailleurs, et ce, entouré des membres de la communauté musulmanne le conseillant, et ;

      2 Depuis la motion de l’ANQ concernant l’islamophobie (A), il est comme inquiétant, ou dangereux, de tenir un contre-discours !

      Bref ! 20 jan 2016 -

      A : http://www.ledevoir.com/non-classe/451583/quebec-a

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 20 janvier 2016 12 h 36

      @M. Fafouin

      Peu de douceurs, mais moult confusions :

      1. M. Trudeau était sur le site d'un bâtiment religieux canadien qui avait été victime d'un incendie et qui venait d'être réouvert. Ce n'était pas un choix lié à la présentation des condoléances, et les "membres de la communauté musulmane" ne le conseillent pas...;

      2. Votre deuxième point ne veut pas dire grand-chose. Si parler en mal de certaines personnes ne relèvent pas à tout coup de l'islamophobie, de même, parler à des citoyens canadiens ne relèvent pas de l'"islamophilie", à moins de faire le jeu de catégorisation dont je préfère me méfier.

      Plus largement, le catastrophisme décomplexé lié aux préoccupations concernant l'immigration musulmane, pour ne pas dire que la foi musulmane en général, est un véritable trou noir dans lequel patauge une pensée québécoise nationaliste qui a perdu ses repères et cherche des ennemis à opposer. C'est stérile, dangereux, nuisible à la cause. En fait, ça ressemble plus à un exutoire pour désespérés. Je pense que le Québec mérite beaucoup mieux que ça, ce qu'il vaux mieux comprendre tôt que tard...

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 21 janvier 2016 05 h 29

      « 1. M. Trudeau était sur le site d'un bâtiment religieux canadien » ; « 2. Votre deuxième point ne veut pas dire grand-chose. » (A L-T)

      De cette citation, deux autres douceurs :

      A Du point 1, l’information provient de cette référence (http://radioego.com/ego/listen/20768), où il est question d’une MOSQUÉE, et ;

      B Du deuxième, il est comme important de se rappeler que cette « motion » risque d’aviliser toute une communauté contre elle-même, notamment au niveau de la critique documentée raisonnable, responsable ou démocratique !

      Bref ! - 21 jan 2016 -

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 19 janvier 2016 04 h 42

    … trop TARD ?

    (modifié):
    Elle s’est dite « révoltée » lundi d’entendre M. Trudeau multiplier les « formules creuses », » (Marco Bélair-Cirino, Le Devoir)

    En effet, de cette citation d’une mère éplorée, il est révoltant de savoir que, de sa politique islamophile et québécophobe, le premier ministre du Canada, de même que celui du Québec, aiment jouer avec les mots-maux, et ce, sans parvenir à prendre des mesures susceptibles de promouvoir et défendre les intérêts de leur population, spécialement celle en situation de « danger » : révoltant !

    Le jour où ces personnes comprendront la gravité de ce qui se passe, sera-t-il …

    … trop TARD ? - 19 jan 2016 -

    • Sylvain Rivest - Inscrit 19 janvier 2016 08 h 55

      Marcel Blais, et les intérêts du Canada! Celui de vendre des armes?

      L'iniquité mondiale et le pillage des ressources naturelles sont les causes. Tuer des gens frustrés, qui n'ont d'autres options que le terrorisme, pour survivre n'amène aucune solution.

      La guerre n'a qu'un objectif pour les pays occidentaux, celui de vendre plus d'arme et de bombe et s'approprier des ressources diverses.

      Plusieurs pays dont le Canada tirent profit de ces conflits armés. Nos gouvernements, contrôlés par les lobbys, sont responsables tout comme les USA, l'Angleterre, la France, l'Allemagne, la Russie, l'Arabie Saoudite, Israël... de cette violence.

      Cessons, collectivement, d'appauvrir 80% de la population mondiale, la paix viendra après. Redonnons la dignité à ces peuples africains et cessons d'appuyer les dictatures qui survivent grâce à nos appuie!

      Le terrorisme est un effet secondaire et non une cause.
      Pour ces pauvres l'islamisme n'est qu'une arme.
      Lorsqu'ils auront le ventre plein et des projets d'avenir ils n'en auront rien à foute de allala ou trololo.

      Et n'oublions pas qu'une source importante de tout ce merdier trouve sa source dans la politique d'Israël.

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 19 janvier 2016 10 h 27

      J'avoue que je partage aussi avec M. Rivest l'analyse géopolitique : on dit que ces crimes sont inexplicables or c'est simplement une insuffisante capacité de se mettre dans la peau d'un citoyen du Burkina Faso.
      Vous êtes pauvre, analphabète, votre pays, plein de ressources naturelles, n'en retire que des miètes. Il est classé 183e sur 187e pour l'indice de développement humain. Vous n'avez aucun avenir, aucun espoir de vous en sortir plus qu'un autre et face à votre impuissance, un groupe se lève et se lance dans une guerre de deséspéré : s'attaquer aux puissants de la planète. Séduit, dans votre ignorance, par des beaux-parleurs, vous acceptez la mort et toute la justification des extrémistes. Dans des moments d'hésitations, vous vous rapeller votre frère, votre soeur, votre cousin mort dans l'indifférence généralisée, dans une émeute quelconque ou de faim : voilà comment on devient terroriste.
      Il n'y a pas si longtemps, au Québec, des gens "normaux" et "purs laines" avaient le même raisonnement.

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 20 janvier 2016 07 h 36

      « Et n'oublions pas qu'une source importante de tout ce merdier trouve sa source dans la politique d'Israël. » (SR)

      De cette citation, que vient faire Israël dans ce décor ?

      Que veut-on insinuer ?

      ??? - 20 jan 2016 -

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 19 janvier 2016 04 h 54

    Si on etait un pays

    on aurait droit au chapitre,avec Couillard on restera a genoux. J-P.Grise

  • Michel Lebel - Abonné 19 janvier 2016 06 h 17

    Félicitations!

    Justin Trudeau de dire que la lutte au terrorisme doit se faire de "façon enthousiaste" (sic). J'ai bien entendu!! Dans quel monde vit ce premier ministre? Mais il a un plan, alors ne nous en faisons pas! Le monde peut s'écrouler autour de lui et il nous répéterait toujours la même sornette. Félicitations à Mme Carrier pour avoir mis les points sur les i et donné une bonne leçon de politique à notre extra-terrestre national.

    Michel Lebel

    • Robert Bernier - Abonné 19 janvier 2016 09 h 03

      Oui. Vous avez bien entendu!

      Robert Bernier
      Mirabel

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 19 janvier 2016 11 h 37

      Personnellement, je me demande bien en quoi consiste "la leçon de politique" que Mme Carrier a fait à M. Trudeau.
      De prendre la réalité au sérieux? (et non pas jovialement?)
      Loin de moi l'idée de défendre Trudeau, mais il n'y a pas davantage de réalisme à une "riposte" au Burkina Faso si ce n'est faire les jeux de l'émotivité déconnectée au service d'une guerre non officielle (donc interminable) faisant bien l'affaire des vendeurs d'armes.
      Sérieusement, va-t-on gagner là bas? Non, on ne gagnera pas, on fera un Irak, un Avghanistan 2.0.
      Bref, qu'une émotive fasse la leçon à un jovialiste ne nous aide aucunement. J'espère qu'une troisième voie, celle de l'analyste patient et objectif s'assurera que notre politique internationale aille dans une bonne direction.

    • François Dugal - Inscrit 19 janvier 2016 12 h 09

      Vous et moi, monsieurLebel, nous contemplons le néant, hélas.

    • Jocelyne de Repentigny - Abonnée 19 janvier 2016 12 h 13

      Tout comme vous, je n'ai pas "compris" l'emploi du mot "enthousiaste" dans un pareil contexte...

    • Michel Lebel - Abonné 19 janvier 2016 13 h 24

      Cette apostrophe de Mme Carrier m'a fait penser à celle donnée jadis, par une autre femme, à Brian Mulroney, qualifiant celui-ci de "Charlie Brown". La "remarque" était laissée coller longtemps à Mulroney. L'apostrophe de Mme Carrier restera-t-elle collée à Justin Trudeau?

      Dans une période de grave lutte au terrorisme, la philosophie jovialiste n'est pas de mise. Nous ne sommes plus au temps de Lester B.Pearson et du temps glorieux des Casques bleus. Malheureusement, mais telle est la réalité actuelle. Certes le Canada aura toujours un rôle modeste sur la scène internationale, mais il se doit d'être solidaire avec les autres pays dans la lutte active contre le terrorisme. Jouer à l'autruche ou à la colombe ne servirait pas ici ses intérêts ni ceux de la communauté internationale.


      Michel Lebel

    • Gilles Théberge - Abonné 19 janvier 2016 16 h 25

      Enthousiaste est sans doute un expression que l'on utilise quand on en a trouvé du bon....Mais je ne vois pas ce que ça vient faire dans un discours en français.

      Je veux dire en français véritable. On le vois c'est pas tout de vivre au Québec pour "avoir l'air" d'être francophone...

      Quand à Couillard vous aurez remarqué qu'il a confié à Christine St-Pierre la mission de "poursuivre le lutte contre la radicalisation"...

      Vous vous souvenez sans doute qu'il avait déclaré que l'extrémisme était un choix individuel... C'est bon de savoir que maintenant Christine elle va se battre!

    • Carmen Labelle - Abonnée 19 janvier 2016 20 h 52

      «Félicitations à Mme Carrier pour avoir mis les points sur les i et donné une bonne leçon de politique à notre extra-terrestre national» .Michel Lebel, il faut être un extraterrestre et ignorer l'histoire de l'humanité pour penser que riposter à la guerre par la guerre foctionnera alors que cela n'a jamais fonctionné depuis que le monde est monde. Les guerres mondiales ne se sont terminées que parce que la destruction et les pertes humaines avaient atteit un point critique. Il faut couper les vivres, arrêter les ventes d'armest, encadrer les mouvements fondamentalistes et faire échec au recrutement.Il faut aussi mieux protéger et encadrer les travailleurs humanitaires.

  • Maryse Veilleux - Abonnée 19 janvier 2016 06 h 39

    Le fardeau du chagrin

    Cette dame croule sous le chagrin et avec raison. Toutefois il ne faut pas mélanger les choses: émotions et politique. Selon ce que je sais oui nous participons aux combats avec les F-18, mais l'événement met en évidence que la présence de CF-18 dans le ciel du Burkina Faso n'aurait rien changé à ce qui s'est passé. Il faut aussi, quelques soient nos sentiments, nous avouer que nous ne sommes pas une force militaire et que la situation que nous connaissons maintenant est le résultat de problèmes politiques majeurs à l'étranger. Malheureusement ce n'est pas la dernière fois que des travailleurs humanitaires sont victimes de tels actes. D'autres se produiront sûrement.

    • Micheline Gagnon - Abonnée 19 janvier 2016 08 h 24

      Merci pour votre commentaire objectif. On oublie souvent que nous sommes un grand pays «peu peuplé» et donc ne représentons pas une bien grande force militaire.

    • Claude Richard - Abonné 19 janvier 2016 10 h 16

      "La présence de CF-18 dans le ciel du Burkina Faso n'aurait rien changé à ce qui s'est passé." `
      À court terme, c'est sûr. Mais il faut voir plus loin que le bout de son nez. À s'écraser et à vouloir faire l'ange, comme Trudeau nous le propose, le court terme va durer longtemps. Oui à un rééquilibrage de notre politique extérieure et à l'abandon du soutien inconditionnel à Israël. Mais prétexter que nous ne sommes pas une "force militaire" pour se retirer des combats est lâche. À la dernière guerre, nous étions encore moins une force militaire mais notre participation a contribué à la chute d'Hitler. Daech et Al Quaïda, ce sont des barbares modernes. Il faut les combattre avec autre chose que des tire-pois.

    • Jacques Morin - Inscrit 19 janvier 2016 11 h 18

      Autrement dit, on se tait et on endure en silence! Ce commentaire est inepte. Et sa soi-disant objectivité fourmille de raccourcis paresseux. Pourquoi creuser et essayer de comprendre un phénomène alors qu'il est si reposant de l'effleurer?