Couillard sommé d’inclure la CSDM et English-Montréal

Françoise David estime que la situation actuelle est « anormale ».
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Françoise David estime que la situation actuelle est « anormale ».

Le gouvernement de Philippe Couillard plie aux demandes des établissements scolaires de Montréal et de l'opposition. La Commission scolaire de Montréal (CSDM) et la Commission scolaire English-Montréal (CSEM) seront tout compte fait entendues dans le cadre de la commission parlementaire en lien avec l’étude du projet de loi 86, qui porte sur la réforme de la gouvernance des commissions scolaires.

Le ministre de l'Éducation François Blais avait été critiqué de toutes parts au cours des derniers jours pour son refus d’inclure la CSDM dans la liste des intervenants appelés à comparaître devant cette commission parlementaire. La CSEM et la CSDM sont les deux plus importantes administrations scolaires des réseaux anglophone et francophone.

La journée du ministre Blais a été des plus mouvementées, lui qui visitait pour la toute première fois une école de la région de Montréal, près d'un an après son entrée en poste à titre de ministre de l'Éducation. 

François Blais a eu droit à un « comité d'accueil » de la part d'employés syndiqués de la CSDM. Il a par ailleurs ignoré les questions des nombreux journalistes présents à l'école Saint-Jean-de-Matha, dans l'arrondissement de Ville-Émard, dans le sud-ouest de la métropole.

Le Devoir a également accompagné le ministre Blais à l'école Saint-Zotique, dans Saint-Henri. Là encore, M. Blais a refusé de commenter la décision de son gouvernement d'inclure la CSDM dans les consultations, tout comme la nouvelle députée du secteur, Dominique Anglade, qui l'accompagnait. 

Les élus de la commission scolaire de Montréal, tout comme leurs collègues d’autres administrations de la métropole et de nombreux groupes de parents, demandaient depuis des lustres que le ministre de l’Éducation visite l’un de leurs établissements. M. Blais avait jusqu’à présent refusé toutes les invitations à visiter une école publique de Montréal.
 
Ses visites dans des écoles primaires et secondaires des autres régions du Québec se compteraient quant à elles sur une main, depuis un an.
 
Par ailleurs, plusieurs rumeurs concernant un remaniement ministériel imminent laissent entendre que M. Blais pourrait perdre son poste.

On assiste à une opération extrêmement antidémocratique

4 commentaires
  • Pierre Schneider - Abonné 14 janvier 2016 19 h 31

    Et si ?

    Et si Pierre Karl Péladeau n'était pas tout simplement le défenseur de toutes les minorités ?

    • Gilles Théberge - Abonné 15 janvier 2016 08 h 54

      Ça ne veut pas dire qu'il compte les favoriser. Disons que c'est une justice élémentaire que de leur donner la parole.

      Pour le reste leur évolution démographique il na pas à s'insérer là-dedans

  • Jean Lapointe - Abonné 15 janvier 2016 07 h 44

    Il n'y a rien d'étonnant là-dedans.

    «Pierre Karl Péladeau s’est quant à lui posé en grand défenseur de la minorité anglo-québécoise, jeudi, à l’issue d’une rencontre avec la présidente de la CSEM, Angela Mancini.» (Philippe Orfali)

    Il y a des gens qui semblent s'étonner du fait que Pierre Karl Péladeau se pose en «grand défenseur de la minorité anglo-québécoise».

    C'est comme si pour ces gens vouloir l'indépendance du Québec ce serait être contre les anglo-Québcois.

    C'est mal comprendre pourquoi Pierre Karl Péladeau, et la plupart des souverainistes très probablement, veulent que le Québec devienne indépendant.

    Ce n' est pas parce qu'ils sont «contre» les «Anglais» mais bien plutôt parce qu' ils veulent plus de liberté pour les Québécois et les Québécoises. Ils veulent se prendre en main complètement.

    Il a toujours été dit par les souverainites que les droits de la minorité anglophone seraient respectés si jamais le Québec devenait un pays libre.

    En prenant la défense des anglo-Québécois dans cette affaire, Pierre Karl Péladeau ne fait que respecter cet engagement.

    Il n'y a pas de quoi s'en étonner.

    Il ne faut quand même pas reprocher à Pierre Karl Péladeau ce qu'il n'est pas.

    Surtout de la part des journalistes.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 16 janvier 2016 05 h 34

      L'éléphant dans la pièce est qu'il est obligé de les défendre contre les Libéraux.

      PL