Québec mène une offensive contre les femmes, estime la FSSS

La FSSS, qui compte 80% de femmes, juge que celles-ci sont doublement discriminées par l’offre du gouvernement.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La FSSS, qui compte 80% de femmes, juge que celles-ci sont doublement discriminées par l’offre du gouvernement.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) estime qu’avec son offre dans le cadre des négociations du secteur public, le gouvernement de Philippe Couillard mène « une offensive » contre les femmes.

Insatisfaite de l’offre gouvernementale, la FSSS-CSN a recommandé à ses membres de rejeter l’entente de principe intervenue fin décembre entre le Front commun intersyndical et le gouvernement québécois.

La FSSS estime que Québec veut imposer dans cette entente un recul inacceptable en ce qui touche l’équité salariale.

Elle précise que Québec requiert que les travailleurs se désistent de plaintes faites en vertu de la Loi sur l’équité salariale et reconnaissent qu’il n’y a pas eu de discrimination sur certaines périodes.

La Fédération juge aussi « nettement insuffisantes » les augmentations salariales offertes.

La Fédération, qui compte 80 % de femmes, juge que celles-ci sont doublement discriminées par l’offre du gouvernement.

Selon la FSSS, le gouvernement peut aller de l’avant et finaliser son entente avec les autres membres du Front commun. Mais de son côté, elle souhaite continuer à négocier, a indiqué mercredi en entrevue Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération.

Ses membres voteront lors d’assemblées au cours des prochaines semaines sur l’entente négociée par le Front commun.

S’ils la rejettent, un plan d’action sera mis en place pour poursuivre la mobilisation des membres et décider de potentiels moyens de pression.

La FSSS représente quelque 110 000 syndiqués, dans tous les types d’établissements de santé et de services sociaux et dans différents titres d’emploi.

Le Front commun intersyndical représente 400 000 des quelque 550 000 employés de l’État. Il regroupe la CSN et la FTQ, en plus du Secrétariat intersyndical des services publics, lui-même constitué de la CSQ, du Syndicat de la fonction publique du Québec et de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux.