La CSQ n’en a pas fini avec l’austérité

Une manifestation contre l'austérité organisée par la CSQ, en février 2015
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Une manifestation contre l'austérité organisée par la CSQ, en février 2015

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a promis dimanche de poursuivre la lutte contre l’austérité, malgré la conclusion d’une entente de principe avec le gouvernement Couillard sur les conditions de travail des employés de l’État.

« On sait que le gouvernement continue, persiste et signe dans sa volonté de réduire de façon “exemplaire” dans les services de garde, en santé, en éducation, et ça, c’est un non-choix pour l’ensemble de la société québécoise », tonne la présidente de la CSQ, Louise Chabot, en entrevue à La Presse canadienne.

Elle demande aux travailleurs de retrousser leurs manches afin de faire reculer le gouvernement avant le prochain budget. « Si nous ne l’arrêtons pas, il va causer des dommages considérables à notre société », s’inquiète-t-elle.

Les politiques d’austérité mises en avant par le gouvernement de Philippe Couillard n’ont « rien à voir avec l’état des finances publiques, mais plutôt avec un préjugé favorable au secteur privé », dénonce-t-elle dans un communiqué.

Mme Chabot s’indigne de la tangente qu’a prise Québec en « étranglant financièrement » les services publics pour lancer « une véritable révolution du rôle de l’État au profit du secteur privé ».

Entente de principe

La centrale syndicale dit vouloir profiter des assemblées générales qui seront organisées au cours des prochaines semaines pour relancer la mobilisation. « Ça va prendre beaucoup de sensibilisation et d’information, c’est certain », convient Mme Chabot, qui estime tout de même que les membres de la CSQ seront au rendez-vous pour poursuivre leur lutte pour la défense des services publics.

À l’occasion de ces assemblées, les membres de la CSQ seront invités à voter sur l’entente de principe, fixant les conditions de travail des employés de l’État, conclue par le Front commun le 17 décembre.

Malgré plusieurs voix discordantes, Mme Chabot a bon espoir de voir les membres de la CSQ entériner l’entente. « C’est certain qu’il y aura des espoirs déçus avec cette entente, glisse-t-elle. […] Mais je pense que c’est une bonne entente. »

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Si nous ne l’arrêtons pas, il va causer des dommages considérables à notre société.

3 commentaires
  • Josée Duplessis - Abonnée 4 janvier 2016 08 h 27

    NON !

    Je dirai non à l'entente. Si nos représentants syndicaux veulent que l'on demeurent mobilisés nous devons en premier lieu le signifier par une volonté ferme d'avoir ce que l'on considère juste et équitable. Point à la ligne. Accepter cette entente serait pour ma part une traîtrise à la cause.

  • Roger Arbour - Abonné 4 janvier 2016 10 h 54

    La teneur du texte est ambiguë

    Comment lutter contre l'austérité du gouvernement et accepter l'entente de principe? Suis-je analphabète? Je trouve qu'il manque certaines informations pour mieux comprendre toutes les subtilités. Roger Arbour abonné

  • Roger Arbour - Abonné 4 janvier 2016 10 h 54

    La teneur du texte est ambiguë

    Comment lutter contre l'austérité du gouvernement et accepter l'entente de principe? Suis-je analphabète? Je trouve qu'il manque certaines informations pour mieux comprendre toutes les subtilités. Roger Arbour abonné