Lachance dénonce une «chasse aux sorcières»

Renaud Lachance soutient être « victime de sa rigueur ».
Photo: Annick MH De Carufel Le Devoir Renaud Lachance soutient être « victime de sa rigueur ».

Renaud Lachance monte au créneau pour défendre son intégrité. Au centre d’une controverse depuis le dépôt du rapport Charbonneau, le commissaire est sorti lundi de sa réserve en dénonçant une « chasse aux sorcières » dont il se dit la « principale victime ».

Dans une lettre ouverte envoyée à certains médias en fin de journée, M. Lachance soutient être « victime de sa rigueur ». « J’entends et je lis des commentaires me concernant d’une grande agressivité, souvent plus grande que celle exprimée envers des témoins qui étaient venus avouer à la commission avoir participé à la collusion […] ou être corrompus, écrit-il. Pourtant, je n’ai fait rien de cela. »

Visiblement choqué par la tournure des événements, le commissaire a choisi de répliquer — malgré la directive claire donnée par la présidente, France Charbonneau, lors du dépôt du rapport final de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (CEIC). « Les commissaires, tout comme les juges, sont tenus de faire preuve de réserve et ne peuvent commenter le rapport sur la place publique », avait-elle rappelé.

Sauf que Renaud Lachance estime aujourd’hui que sa réputation personnelle est en jeu. « Certains m’accusent d’être à la solde du gouvernement dirigé par le même parti que celui en place pendant toutes les années où j’étais vérificateur général [VG], relève-t-il. Quelle hérésie ! »

M. Lachance rappelle que la fonction de VG exige une « totale neutralité politique ». Et que, durant son mandat (2004-2011), « personne n’a dit que les vérifications que j’ai faites étaient tendres ou peu critiques ». « Je suis une personne apolitique, rigoureuse, intègre et surtout qui n’espère rien en retour », martèle-t-il.

Conflit

Le dépôt du rapport Charbonneau, le 24 novembre, a révélé une profonde division entre France Charbonneau et Renaud Lachance. Celle-ci est d’abord apparue par le biais d’une éclatante dissidence que M. Lachance signe en plein milieu du rapport pour se dissocier des conclusions établissant un lien indirect entre le financement politique et l’octroi de contrats publics.

Dans le rapport, M. Lachance a jugé « inutiles ou non pertinentes » les analyses de la CEIC dans le chapitre sur le financement politique provincial. Sa lettre n’élabore pas sa position : il répète essentiellement ne pas avoir entendu un seul témoin dire qu’il avait « reçu indirectement un contrat en retour d’une contribution politique ».

« À cause de l’absence d’un tel témoignage et de la rigueur inhérente à ma profession, il me fallait exprimer mon désaccord » avec les conclusions de Mme Charbonneau, explique-t-il dans sa lettre. M. Lachance soutient qu’il « savait très bien qu’un tel lien, direct même, aurait pu se matérialiser » et que c’est pourquoi la commission a fait des recommandations pour « empêcher une telle possibilité ».

Cette dissidence entre les deux commissaires au sujet du volet le plus attendu du rapport a fait sourciller l’opposition à Québec — alors que les libéraux de Philippe Couillard choisissaient de ne retenir que l’interprétation de M. Lachance.

Au lendemain du dépôt du rapport, la publication des réponses offertes aux « préavis de conclusions défavorables » de la commission a par ailleurs montré que la position de M. Lachance sur le financement politique était, à toutes fins utiles, identique à celle avancée par l’avocat du PLQ.

Mais ce sont surtout les révélations de l’émission Enquête, jeudi dernier, qui ont incité M. Lachance à réagir publiquement. Radio-Canada a mis la main sur une version préliminaire du chapitre sur le financement des partis politiques. Celle-ci montre que M. Lachance a voulu atténuer les critiques envers les partis politiques — surtout le PLQ. Il a employé à six reprises le mot « ridicule » pour commenter certains passages.

Un « ton franc et direct dont je n’avais pas l’exclusivité à la commission », commente Renaud Lachance. Il ajoute que « tous [ses] commentaires ont fait l’objet d’explications et de discussions ».

N’empêche : « À vouloir tout atténuer, il donne la fâcheuse impression qu’il veut protéger les libéraux ou Jean Charest », avait notamment réagi Amir Khadir, député de Québec solidaire. Les partis d’opposition souhaitent d’ailleurs entendre M. Lachance et Mme Charbonneau en commission parlementaire, pour qu’ils expliquent les raisons de leur interprétation divergente.

Courriels

Également dévoilée par Enquête, une série de courriels acrimonieux échangés entre M. Lachance et Mme Charbonneau a aussi révélé l’étendue de leur mésentente. Dans sa lettre, Renaud Lachance s’explique… sans toutefois en révéler beaucoup.

« Un échange de courriels est un peu comme un roman, dit-il. Prenez une phrase ici et là et vous pouvez en changer tout le propos. Moi, je le connais dans son entièreté. Je connais aussi les échanges verbaux qui y sont reliés. Mais il n’est pas question que je les commente, car je veux respecter mon serment de confidentialité », écrit-il.

« Bien sûr que nous avons eu des débats internes parfois intenses. N’était-ce pas le but recherché en nommant plus d’un commissaire ? »

Il termine sa missive en souhaitant qu’on « parle de choses plus sérieuses, comme les stratagèmes frauduleux identifiés par la commission ».

Sa lettre reste par ailleurs muette quant au contenu d’un article publié par La Presse samedi — à savoir qu’au lendemain de sa nomination comme commissaire, en 2011, Renaud Lachance a participé à un cocktail soulignant le départ à la retraite du grand patron du ministère des Transports. M. Lachance a nié, dans ce quotidien, s’être placé dans une situation apparente de conflit d’intérêts.

Un troisième commissaire, svp

Renaud Lachance consacre deux paragraphes de sa lettre à un éloge du troisième commissaire de la CEIC, Roderick McDonald — celui dont la voix aurait pu éviter le cul-de-sac de la commission sur la question du financement politique. « Malheureusement, à cause de la maladie terminale dont il était atteint, notre collègue n’a pas pu nous accompagner longtemps dans nos travaux. […] Il a été décidé de ne pas le remplacer. Maintenant, je peux dire que ce remplacement aurait changé bien des choses », écrit M. Lachance.

Je suis une personne apolitique, rigoureuse, intègre et surtout qui n’espère rien en retour

77 commentaires
  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 14 décembre 2015 22 h 11

    Comme un conte de Noël...

    N'importe quoi comme excuse. Monsieur serait victime d'une "chasse aux sorcières". Voici le renard qui se prend pour une poule! Son stratagème est tellement grossier qu'il en devient risible. Tout individu sensé a bien vu l'entourloupette que ce commissaire à commission voulait faire passer comme un beau gros sapin. On a beau être dans le temps des Fêtes, on n'est pas rendu des dindes pour autant!

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 15 décembre 2015 08 h 55

      M. Lachance n'a rien vu, rien entendu, ni rien trouvé du temps où il était vérificateur, pas surprenant qu'il s'acharne à demeurer aveugle aux révélations croustillantes des estafettes libérales chargées de recueillir 100k$ par tête de ministre. Car s'il devait désormais voir des liens, il se trouverait aussitôt à dévaluer sa propre compétence du temps où il était vérificateur. De deux choses l'une, soit qu'il était complètement naïf cet ex"académicien" ne pouvant ou ne voulant rien voir, soit qu'il nous prend pour plus innocent que lui!

    • Robert Beauchamp - Abonné 15 décembre 2015 11 h 40

      Facile de louanger celui qui est parti d'autant plus qu'il n'est jamais apparu, allez donc savoir pourquoi il a accepté un tel mandat s'il se savait atteint d'une grave maladie qui le rendait inapte à siéger. Plusieurs procureurs ont démissionné en cours de mandat et ont été remplacés, vous auriez dû en faire autant avant d'attendre la fin du mandat pour nous déclarer finalement que vous n'étiez pas à l'aise. Autant de temps pour vous en apercevoir? Allons donc! L'ensemble des réactions est assez éloquent pas besoin d'en rajouter. Le PLQ doit être content de vous, collusion ou pas.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Inscrite 15 décembre 2015 17 h 50

      Lisez-vous donc...

      Imaginez que ce soit ce soit ce que dit l'élite intellectuelle sur vous, alors que vous avez juste fait votre Devoir.

      Ce n'est pas lui qui citait les témoins, ce n'est quand même pas de sa faute si aucun cité prouvait un lien entre financement et octroi de contrat.

      Il a sans doute espéré jusqu'à la fin entendre les réels malfrats: Charest, puis Bibeau.

      La commission finie, il a drôlement du se demander pourquoi avoir perdu tant de temps sur des témoignages sans fondement pour ne jamais citer les fameuses sorcières que tous attendaient pour sentir qu'ils en avaient eu pour leur fric.

      C'est même pas un proche et je suis blessée. Je trouve les gens très corrosifs sans avoir regardé plus de la commission que les "faits saillants", seuls moments ou le témoin paraissait louche et jamais rien des contre-interrogatoires prouvant qu'il s'agissait en fait d'une énième accusation sans fondement, ainsi que les reportages de Marie-Maude Denis, qui a sincèrement beaucoup trop de crédibilité pour ce qu'elle mérite. Les reportages d'enquête sont excellents lorsqu'ils sont fait par d'autres journalistes, mais quand c'est Marie-Maude, c'est à croire qu'elle n'a pas non plus rien vu de sa vie, que c'est vrai que ça ressemble vigoureusement a de la "chasse aux sorcières", que c'est bourré d'insinuations indues criant au scandale, et que c'est franchement ridicule!

      J'espère que sourdrera un jour la vérité...

      Mais comme toujours, nul ne dira, "zut, j'ai "liké" untel qui l'invectivait alors qu'il est franc, rigoureux et honnête", non! On aura tout oublié de notre complicité dans son salissage éhonté. Marie-Maude ne fera pas un reportage pour dénoncer son sensationnalisme trompeur et les funestes conséquences qu'il eut sur la vie de Lachance, et M. David n'écrira pas un texte d'excuses.

      C'aurait été si plus aisé de prétendre avoir vu des liens, tel tout normal aurait fait! Mais non! "Vitam impedere vero"! Quel Homme d'une autre époque!

  • Raymond Labelle - Abonné 14 décembre 2015 22 h 27

    On aimerait des réponses plus précises à des questions précises.

    Par exemple, M. Lachance, dans ses commentaires d’ébauches du rapport, s'opposait à ce que l'on désigne M. Bibeau comme argentier du PLQ. Or, six ou sept témoins dignes de foi ont confirmé que M. Bibeau avait bel et bien ce rôle. Pourquoi M. Lachance considérait-il qu'il n'y avait pas de preuves suffisantes quant à ce rôle de M. Bibeau? Qu'il nous explique précisément pourquoi il ne jugeait pas ces témoins crédibles.

    Mme Normandeau elle-même reconnaissait que Roche avait été favorisée en raison du financement - elle s'est distancée de la manœuvre, désignant d'autres personnes (Marc-Yvan Côté et son chef de cabinet). Même en supposant que Mme Normandeau dit la vérité pour nier des interventions de sa part, il y a bel et bien lien entre dons et contrats. Pourquoi M. Lachance, dans ses commentaires sur l’ébauche, ne veut même pas envisager comme probable un tel lien dans ce cas. Précisément.

    Il faudrait faire une liste exhaustive et claire de ce genre de questions précises destinées à M. Lachance.

    Au travail journalistes! Et félicitations à Enquêtes.

    M. Lachance, dans cet article, ne dit rien de précis sur les commentaires précis de l'émission Enquêtes - il ne fait que lancer une accusation générale de "chasse aux sorcières".

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 décembre 2015 10 h 45

      D'accord avec vous, M. Labelle.

    • Raymond Labelle - Abonné 15 décembre 2015 16 h 37

      Merci de le signaler M. Montmarquette!

  • François Dugal - Inscrit 14 décembre 2015 22 h 34

    Un audit (qui n'en était pas un)

    Monsieur Lachance est un comptable de formation. À la commission Charbonneau, on ne jugeait pas des colonnes de chiffres, mais des collusionnaires qui volaient l'état avec des complicités inavouables. Les témoignages entendus n'étaient pas comme un budget qu'il faut "balancer", mais le cheminement d'un vol collectif. Or, on ne juge pas un comportement criminel comme un audit.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 15 décembre 2015 08 h 47

      À la commission, on ne jugeait personne, justement. C'est à cette condition que les processus pouvaient être soumis à un examen que les exigences de la voie judiciaire aurait rendu sinon impossible, du moins très laborieux. C'était l'argument qu'on opposait au gouvernement quand il prétendait que l'UPAC suffirait. Maintenant que l'exercice est complété, on voudrait à posteriori donner à la Commission un statut de tribunal. Toute juge qu'elle soit, la présidente n'vait pas cette latitude. Ce n'était pas une cour de justice. Personne n'y était entendu comme prévenu, encore moins comme criminel.

      On peut dire cela sans être l'allié objectif des corrompus et des collusionnaires. Leur mise en accusation éventuelle relève des responsabilités de la DPCP. Plusieurs mauvaises raisons peuvent expliquer que les poursuites attendent, mais il y en certainement une bonne : dans la voie judiciaire, les accusations doivent reposer sur de la preuve, pas sur le sentiment d'évidence, soit-il celui de madame la juge Charbonneau, même à propos de monsieur trottoir ou de monsieur Bibeau.

    • Raymond Labelle - Abonné 15 décembre 2015 10 h 03

      Extrait du mandat officiel écrit de la Commission:

      "examiner l’existence de stratagèmes et, le cas échéant, de dresser un portrait de ceux-ci qui impliqueraient de possibles activités de collusion et de corruption dans l’octroi et la gestion de contrats publics dans l’industrie de la construction incluant, notamment, les organismes et les entreprises du gouvernement et les municipalités, incluant des liens possibles avec le financement des partis politiques."

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 15 décembre 2015 11 h 50

      Monsieur Labelle, c'est justement parce que je l'ai lu que j'ai l'interprétation que j'ai exposée ici et là. Si vous estimez que je suis dans l'erreur, indiquez moi plutôt de quelle manière.

    • Raymond Labelle - Abonné 15 décembre 2015 12 h 29

      À RMD. Ne pas être une cour criminelle ne signifie pas fermer les yeux sur tous les faits examinés de l'enquête et ne pas en rendre compte.

      Je vous réfère au texte du mandat. Les mots "notamment" et « incluant » montrent aussi que le mandat est large.

      Bien sûr que ça n'est pas une enquête en cour criminelle. Justement!

      Le fardeau de preuve de la Commission est moins lourd que pour un procès criminel - et même le mot "fardeau de preuve" n'est pas tout à fait approprié. Car les constats de la Commission ne mènent pas à des accusations criminelles.

      La Commission a pour devoir "d’examiner les stratagèmes" et "d’en rendre compte" - noir sur blanc dans son large mandat.

      Un exemple. Dans ses commentaires d'ébauche, M. Lachance dit qu'il n'y a pas de preuves comme quoi M. Bibeau était le grand argentier du PLQ et recommande donc de rayer l'extrait qui l'affirme. Six ou sept témoins dignes de foi ont mentionné clairement que tel était le rôle de M. Bibeau. Et aucun n'a laissé entendre le contraire. Je me souviens entre autres de la visite du témoignage de M. Zambito relatant sa visite à M. Bibeau à Loto-Québec (où M. Bibeau avait obtenu un poste de direction...)

      Un commissaire de la Commission Charbonneau qui a entendu tous ces témoins et qui affirme qu'il n'y a pas de preuve que M. Bibeau était le grand argentier du PLQ. Je n'en reviens pas.

      Il n'y a plus de mots pour qualifier ceci, sauf peut-être « ridicule » - mot qu’affectionnait particulièrement M. Lachance (en majuscules et avec un, deux ou trois points d’exclamation) pour commenter sans explication plusieurs passages de l'ébauche du rapport...

    • Jean-Marc Simard - Abonné 15 décembre 2015 12 h 37

      Distribuer des blâmes n'est pas comme porter des accusations...La Commission n'était pas un tribunal où on rend justice, mais certainement un tribunal d'investigation...Monsieur Lachance aurait pu accompagner Madame Charbonneau dans la distribution de blâmes envers les partis politiques concernés sans que ces blâmes ne transforment la Commission en tribunal de justice...De toute façon la population n'a pas besoin de Renaud Lachance pour se faire une idée sur la corruption qui sévit au Québec...Les divers témoignages relatés lors des audiences de la Commission sont déjà très éloquents à cet effet...La dissidende de Monsieur Lachance aura au moins servi à mettre le rapport de la Commission sur la sellette et non sur les tablettes...Le débat sur le mandat de la Commission Charbonneau continue, et c'est tant mieux...À force d'en parler, on finira bien par trouver une solution pour contrer la collusion et la corruption au Québec...

  • Sylvain Rivest - Abonné 14 décembre 2015 23 h 00

    De l'incompétence ou un power trip?

    Les raisons ne rembourseront pas le mal qui a été fait au rapport. À vouloir laver plus blanc que blanc il a saboté un exercice important pour notre société face à la corruption.
    On peut se poser beaucoup de question sur son entêtement. Mais le fait reste le même, cet homme n'a pas eu le professionnalisme de se rallier.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 15 décembre 2015 08 h 49

      Quel tort a-t-il été fait aux recommandations unanimes de la Commission, à part celui fait à nos susceptibilités?

    • Réal Ouellet - Inscrit 15 décembre 2015 13 h 12

      Les recommandations sont unanimes à deux voix et tous soulèvent un problème face à la troisième présence sur la commission. C'est une commission à "cloche-pied", donc pas si unanime que ça.

      Les recommandations finissent par servir d'échappatoire et à détourner l'attention du vrai problème: le financement du parti libéral.

    • Sylvain Rivest - Abonné 15 décembre 2015 14 h 00

      Richard Maltais
      Sur les recommandations? Aucune.
      Mais un impact amoindrissant sur toutes possibilités de blâmes envers les principaux responsables de cette collusion, les libéraux de Jean Charest. Lorsqu’on se fait voler, c’est bien beau de se faire proposer de changer la serrure. Mais qu’est qu’on fait les voleurs? On se dit "pas de problème on a une nouvelle serrure" !!!

      De toute façon, qu'est-ce qu'un comptable faisait là? Il a beau avoir été vérificateur général, cette commission n'avait rien avoir avec les chiffres. Et c'est pour ça qu'il a été incapable de sortir de son entêtement et se rallier à la conclusion. Le droit n’est pas son domaine d’expertise! Tous les autres membres de la commission étaient des gens du milieu de la justice et du droit. Il semble que quelqu'un s'est dit, c'est un bon VG... c'est le principe de Peter.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 15 décembre 2015 15 h 13

      Quand monsieur Lachance exprime sa dissidence, il discrédite la commission.
      Au contraire, quand il exprime son accord, il discrédite la commission.

      Bref, la commission est discréditée de toute façon. C'est bien cela?

  • Jean-Marc Plante - Inscrit 14 décembre 2015 23 h 33

    Quand ça sent et que ça goûte la sorcière...