Le Front commun décrète une journée de grève panquébécoise

Manifestants lors d'une grève tournante du secteur de l'éducation, en octobre dernier
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Manifestants lors d'une grève tournante du secteur de l'éducation, en octobre dernier

La plupart des écoles, établissements de santé et ministères québécois seront touchés par une grève des employés de l’État, mercredi, alors que le Front commun a annoncé une grève d’une journée et que la Fédération autonome de l’enseignement amorcera alors une séquence de trois journées de grève consécutives.

À quelques heures du déclenchement de cette grève, celle-ci semblait inévitable, malgré les progrès réalisés au cours des derniers jours à certaines tables de négociation sectorielles.

Le Front commun intersyndical, qui représente 400 000 des 500 000 employés de l’État, tiendra sa quatrième journée de grève mercredi, mais cette fois-ci, elle se tiendra dans l’ensemble du Québec, non plus région par région.

Le Front commun n’a pas renoncé à sa journée de grève, bien que des ententes de principe sectorielles aient été conclues au cours des derniers jours par ses syndicats membres représentant les employés du soutien scolaire, de la santé et des services sociaux, des fonctionnaires et ouvriers, ainsi que des professeurs de cégep.

« Elle nous semble imminente. Rien n’indique à cette heure qu’on devrait mettre de côté ce moyen de pression là. Cette grève-là, de toute évidence va s’exercer, parce qu’à l’heure où on se parle, même s’il y a eu au cours des derniers jours des ententes sectorielles qui sont importantes à souligner, il n’y a toujours pas de changement, pas de nouveau au niveau de la table centrale sur les paramètres salariaux et la retraite », a commenté la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, au cours d’une entrevue à La Presse canadienne.

Les négociations se poursuivaient néanmoins mardi avec le gouvernement du Québec.

La CSQ représente notamment les deux tiers des enseignants du primaire et du secondaire, soit 73 000 d’entre eux, des professionnels de l’éducation, des employés du soutien scolaire ainsi que des professeurs de cégep.

Trois jours de grève

De son côté, la FAE, qui représente l’autre tiers des enseignants du primaire et du secondaire, débraiera mercredi, jeudi et vendredi dans 800 écoles de certaines régions, dont Montréal, Laval et l’Outaouais.

Les établissements de santé seront aussi touchés par la journée de grève unique du Front commun. Toutefois, les services essentiels y seront assurés, comme l’exige le Code du travail.

D’ailleurs, les infirmières, dont la majorité sont syndiquées à la Fédération interprofessionnelle de la santé, qui n’est pas membre du Front commun, ne débraient pas.

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Entente de principe à la FTQ

La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a conclu mardi une entente de principe concernant ses 35 000 membres du secteur de la santé et des services sociaux. L’entente «empêche des reculs importants demandés par le gouvernement» et comprend des gains en matière de sécurité d’emploi et de mobilité du personnel, a annoncé le président du syndicat, Daniel Boyer. La conclusion de cet accord n’affecte pas les négociations en cours à la table centrale, notamment sur les salaires et la retraite. Les membres de la FTQ participeront donc aux manifestations prévues par le Front commun ce mercredi. Le Devoir