Les animaux sont doués de sensibilité, tranchent les élus

La SPCA espère que le ministre Paradis utilisera la nouvelle loi pour interdire l’enchaînement en permanence des chiens.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La SPCA espère que le ministre Paradis utilisera la nouvelle loi pour interdire l’enchaînement en permanence des chiens.

Québec — L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité, vendredi, le projet de loi 54 sur la protection des animaux, une loi qui redéfinit l’animal en tant qu’être « doué de sensibilité »Le ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis, souhaite que cette nouvelle loi aide à faire passer le Québec de l’une des juridictions les plus laxistes en Amérique du Nord en matière de règles sur le bien-être animal à l’une des plus strictes. La province traîne la triste réputation d’être la capitale des usines à chiots du continent.

Plus tôt cette année, M. Paradis s’était dit inspiré par le Manitoba, l’Ontario et la Colombie-Britannique, qui ont les lois les plus sévères pour la protection des animaux au pays.

Il avait aussi cité la France, qui a mis à jour ses propres lois en janvier dernier, pour changer le statut des animaux de biens meubles à êtres sensibles.

Le projet de loi 54 affirmait que les animaux ne sont « pas des biens », mais « des êtres doués de sensibilité » qui « ont des impératifs biologiques »Cela peut sembler évident pour beaucoup, mais jusqu’à ce vendredi, un animal au Québec avait les mêmes droits qu’un meuble.

10 commentaires
  • Hélène Boily - Abonnée 4 décembre 2015 21 h 33

    Enfin.

    Il était temps!

  • Maryse Veilleux - Abonnée 4 décembre 2015 22 h 07

    Rien par les villes!

    Les villes "dorment au gaz" quant à la réglementation qui devrait exister pour les propriétaires d'animaux. La possession de certaines races de chien devrait être restreinte, ainsi que le nombre d'animaux de compagnie. L'enregistrement devrait être obligatoire. De plus les réglementations des parcs sont inexistantes, les propriétaires font uriner leurs animaux à la base des arbres, facile à voir puisqu'elles sont plus blanche que les écorces supérieures. Bref, outre le fait de les protéger, il faut cesser ces discours de victimes que l'on entends, notamment par la SPCA, et responsabiliser les propriétaires afin de réduire le nombre d'animaux abandonnés

  • François Bélanger Boisclair - Abonné 4 décembre 2015 22 h 22

    Protections insuffisantes

    Où est-il marqué dans la loi qu'il est interdit de refuser les animaux dans les baux? Sans cette article, la situation de l'abandon des animaux reste un problème. Cette loi ne va réellement pas assez loin.

    Je pense aussi que la loi devrait obliger que la viande provenant d'un établissement commercial pour la consommation humaine, vendu ou importé au Québec, doivent obligatoirement provenir de bêtes qui ont été préalablement assommées ou rendu inconscientes.

    • François St-Pierre - Abonné 5 décembre 2015 20 h 06

      En effet, rien n'interdit à un locateur de prohiber les animaux. Les clauses de cette nature dans les règlements de copropriété demeurent également légales.

      Et c'est tout à fait logique. Les seuls vrais responsables de l'abandon d'animaux sont les gens qui s'en procurent sans s'assurer de pouvoir leur donner à long terme un milieu qui leur convient.

  • Dominique Boucher - Abonné 4 décembre 2015 22 h 43

    Il était grand temps!

    Le Québec commence enfin à joindre les rangs des peuples civilisés quant à la question du bien-être des animaux... Mais qu'est-ce qui peut bien expliquer que nous ayons pris tant de temps ?

    Jean-Marc Gélineau, Montréal

  • Yves Corbeil - Inscrit 5 décembre 2015 15 h 03

    Bravo il était temps

    Qu'ils fassent quelque chose pour protéger les animaux contre ces proprios qui abusent du meilleur amis des hommes.

    Maintenant quand aurons-nous droit à une loi qui protège les citoyens contre les gouvernements qui mettent en périls la santé mentale et physique des plus vulnérables de notre société aux benéfices d'une certaine catégorie avec des préjugés économiques biasés.