Le PLQ et le PQ conservent leurs sièges

La candidate libérale Dominique Anglade est déclarée élue dans la circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne, lundi soir à Montréal.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La candidate libérale Dominique Anglade est déclarée élue dans la circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne, lundi soir à Montréal.

Le paysage politique reste inchangé : le Parti libéral du Québec et le Parti québécois ont conservé leurs circonscriptions respectives lundi soir, soit Saint-Henri–Sainte-Anne, Fabre et Beauce-Sud pour le PLQ et René-Lévesque pour le PQ.

Le vent d’opposition aux coupes du gouvernement de Philippe Couillard soufflait fort sur la circonscription de Saint–Henri-Sainte-Anne. Le PLQ s’y est toutefois accroché, profitant de la division des voix entre le Parti québécois et Québec solidaire.

La candidate libérale, Dominique Anglade, a recueilli 38,64 % des voix dans la circonscription montréalaise. Les candidates péquiste Gabrielle Lemieux et solidaire Marie-Eve Rancourt se sont disputé le deuxième rang à différents moments durant la soirée. Mme Lemieux et Mme Rancourt ont été créditées de l’appui de respectivement 29,89 % et 20,73 % de l’électorat.

Le premier ministre, Philippe Couillard, a attendu que le brouillard électoral se dissipe avant de s’adresser aux dizaines de militants libéraux réunis au Théâtre Paradoxe. Le PLQ célèbre « trois belles victoires et un beau combat », a-t-il déclaré après 22h. Les Québécois ont choisi le « parti du redressement et de la relance du Québec », a déclaré le chef libéral.

Avant son arrivée, une demi-douzaine de ministres tuait le temps en échangeant des poignées de main avec ceux ayant réussi à franchir les importants dispositifs de sécurité. La salle a éclaté en applaudissements à 21 h 40 seulement, alors que les chances du PQ de ravir le fief de l’ex-députée Marguerite Blais s’évanouissaient.

Les candidates péquiste et solidaire — respectivement drapées du slogan « Autrement, c’est possible » et « Agissons contre l’austérité » — ont cherché à faire du scrutin de lundi une élection référendaire sur le gouvernement de Philippe Couillard plus d’un an et demi après son arrivée au pouvoir. Le hic : ni l’une ni l’autre n’ont rallié suffisamment de mécontents de l’« austérité libérale » pour arracher Saint-Henri–Sainte-Anne au PLQ.

Les péquistes n’ont pas tardé à reprocher aux solidaires d’avoir « divisé le vote », permettant aux libéraux de garder Saint-Henri–Sainte-Anne. Les solidaires « n’ont aucunement à rougir » pour avoir obtenu l’appui d’un électeur sur cinq, a fait valoir le président de Québec solidaire, Andrés Fontecilla, en entrevue téléphonique avec Le Devoir.

De son côté, Mme Anglade, ex-présidente de la CAQ, n’a pas été en mesure de répéter l’exploit de la députée sortante, Marguerite Blais. À l’élection générale d’avril 2014, Mme Blais avait recueilli 52,5 % des voix — ou 11 540 votes de majorité contre 1206 pour Dominique Anglade.

La CAQ a été reléguée au quatrième rang dans Saint-Henri–Sainte-Anne (5,2 %). Le parti de François Legault s’enorgueillissait d’avoir réussi à détourner les messages de leur ancienne alliée Dominique Anglade au moyen de phylactères placés au-dessus de ses affiches électorales. « Si j’suis pas ministre, j’démissionne », pouvaient lire les citoyens du Sud-Ouest de Montréal sur des bulles caquistes.

M. Couillard a décrit la successeure de Marguerite Blais comme « une femme qui va parler, mais surtout agir pour Saint-Henri–Saint-Anne », nourrissant, sans doute involontairement, les rumeurs voulant qu’elle soit rapidement nommée au sein du Conseil des ministres. « Sachez que c’est un privilège pour moi que de siéger à l’Assemblée nationale à titre de députée de Saint-Henri–Saint-Anne. Je sais que ce privilège vient avec des responsabilités. Je serai à l’écoute », a déclaré Mme Anglade sur la scène du Théâtre Paradoxe.

Entourée de ses trois enfants, elle a appelé à « rassembler les forces » de la circonscription en plein bouleversement sociodémographique pour allier « développement économique » et « développement communautaire ». « Le développement économique ne va pas sans le développement communautaire », a-t-elle plaidé.

« J’ai voté pour un parti qui ne propose pas des coupes dans l’éducation », a lancé une résidante du quartier Saint-Henri à la sortie d’un bureau de vote, tout en se faisant tirer le bras par l’un de ses trois enfants.

Jean-Bernard a dit avoir voté pour la « seule » candidate « souverainiste » et « non parachutée » : la péquiste Gabrielle Lemieux. Sa copine, Amélie, kinésiologue, a indiqué au Devoir que l’« un des facteurs » l’ayant poussée à voter contre le PLQ était la tournure des négociations dans le secteur public.

Pour sa part, Stéfanie a dit toujours voter pour « le moins pire des candidats ». Elle n’a pas fait exception lundi soir. « Je souhaite une société entièrement différente », a affirmé celle qui arbore un « carré rouge » sur son manteau trois ans après le printemps érable. Elle dit avoir porté les préoccupations des « personnes dans la marge de la société » lorsqu’elle a enregistré son vote.

Ailleurs au Québec, le PQ a conservé la circonscription de René-Lévesque, sur la Côte-Nord, laissée vacante en raison du départ de la vie politique de Marjolain Dufour. Le candidat péquiste Martin Ouellet a été élu avec 1300 voix de majorité sur son adversaire libérale, Karine Otis. Mme Otis a « mené tout un combat », a souligné M. Couillard lundi soir. « Elle a presque doublé le pourcentage de votes du Parti libéral dans René-Lévesque [de 21,77 % en 2014 à 38,99 % lundi]. »

Les électeurs de René-Lévesque ont contribué à la « disparition quasi complète de la CAQ » dans la Côte-Nord au profit du PLQ, a fait valoir le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau. « C’est une très belle victoire. La performance du Parti québécois ce [lundi] soir est également remarquable. Tous nos candidats et candidates ont bien performé. […] Ce n’étaient pas des circonscriptions représentées par le Parti québécois, mais notre performance est excellente. Nous ne pouvons que nous en réjouir », a-t-il lancé lors d’un impromptu de presse.

À Laval, Monique Sauvé, l’ex-présidente du Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec, a remporté la bataille électorale dans Fabre (43,97 % des voix). Sa victoire a cependant été moins éclatante que celle de Gilles Ouimet en 2014 (55,14 % des voix).

Dans Beauce-Sud, le libéral Paul Busque succédera à Robert Dutil. Il a remporté une victoire décisive lundi soir, recueillant 55,9 % des voix. Le candidat caquiste, Tom Redmond, conseiller municipal de Saint-Georges-de-Beauce, a terminé deuxième avec moins de 30 % des voix.

Le chef libéral, Philippe Couillard, pourra donc se présenter bras dessus bras dessous avec trois nouveaux élus — Dominique Anglade (Saint-Henri–Sainte-Anne), Monique Sauvé (Fabre) et Paul Busque (Beauce-Sud) — au Conseil général du PLQ ce week-end à Québec. Le premier ministre avait justifié le déclenchement d’élections partielles dans quatre circonscriptions, en pleine campagne électorale fédérale, notamment par son désir de connaître l’identité de ses nouveaux collègues avant la tenue de cet événement partisan.

Les résultats en bref

Beauce-Sud

Paul Busque PLQ: 55,9 %
Tom Redmond CAQ: 29,85 %
Renaud Fortier PQ: 6,87 %
Milan Jovanovic ÉAP: 2,96 %
Diane Vincent QS: 2,19 %
Vanessa Roy ON: 1,39 %
Robert Genesse Ind.: 0,84 %

Fabre

Monique Sauvé PLQ: 43,97 %
Jibril Akaaboune Le-François PQ: 28,63 %
Carla El-Ghandour CAQ: 14,62 %    
Charles Lemieux QS: 6,45 %
Kim Raymond PVQ: 3,67 %    
Jeremy Dohan ÉAP: 1,4 %
Valérie Doucet ON: 1,27 %

René-Lévesque

Martin Ouellet PQ: 48,97 %
Karine Otis PLQ: 38,99 %    
Dave Savard CAQ: 5,56 %
Claire Du Sablon QS: 4,88 %
Eric Sirois ÉAP: 0,88 %
Yan Rivard ON: 0,72 %

Saint-Henri–Sainte-Anne

Dominique Anglade PLQ: 38,64 % 
Gabrielle Lemieux PQ: 29,89 %
Marie-Eve Rancourt QS: 20,73 %
Louis-Philippe Boulanger CAQ: 5,2 %
Jiab Zuo PVQ: 3,68 %
Luc Lefebvre ON: 1,06 %
Christian Hébert ÉAP: 0,8 %
48 commentaires
  • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 10 novembre 2015 01 h 02

    Enfin une politicienne qui porte son coquelicot!

    Soyez attentifs dans les médias, c'est à croire que les femmes pourtant réputées pour leur si grande émotivité sont beaucoup plus insensibles à la mémoire des vétérans de la Première que les Hommes. C'est vrai qu'il ne sont plus là pour en être blessés mais...

    Il me semble que c'est un symbole lourd de sens et qu'aucune coquetterie ne justifie une désolidarisation envers tous ces petits hommes pétris de Courage, a l'apogée de leur santé, tous ces pères de famille, aller se faire charcuter et revenir, peut-être, si Dieu l'aime très fort, traumatisé pour le restant de sa vie en ayant comme unique récompense d'avoir collaborer pour rétablir la paix dans un continent ou jamais il n'aurait mis les pieds si ce n'était de cette guerre entre voisins qui a dégénérée, et à laquelle tu n'as d'aucune manière participé avant que ça ne soit déjà la catastrophe.

    Elle a un beau c.v. Et un beau coquelicot. Peut-être qu'on peut s'attendre de quelque chose de mme Anglade bien qu'elle soit une très ambitieuse transfuge.

    Je donne la chance à la coureuse. Les transfuges sont des gens avides de pouvoir, mais ça ne signifie pas qu'ils sont des incompétents.

    Tant qu'à y être, les gens bouchés à l'Émeri qui restent accrochés aux idées des années 80 et campés exactement sur les mêmes positions qu'à cette époque bouillonnante de notre Belle Histoire en se disant : moi je me souviens, rapatriement de la constitution 1982, je passe tellement mon temps à ne me rappeler que de ça, que je me reconnais dans ma devise si imméritée; alors que la société s'est littéralement métamorphosée depuis, et que comme dans un ordi, il faut fréquemment faire des " up date" dans la ligne du parti, bref ces gens nostalgiques m'essouflent encore plus qu'un transfuge.

    Chacun pour soi et Dieu pour tous!

    • Gilles Théberge - Abonné 10 novembre 2015 08 h 41

      Je ne vous cacherai pas madame Bouchard que la moutarde me monte au nez en lisant votre commentaire, et particulièrement votre dernier paragraphe.

      Bien sûr il, faut faire attention à ce qu'on écrit si on veut que ça passe la première ligne de "modération". Tout cela pour vous dire que j'aimerais bien vous connaître pour vous savonner les oreilles comme il faut...

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 10 novembre 2015 20 h 30

      M.Théberge, vous avez un peu mordu à l'hameçon, j'espérais ardemment que nul ne s'identifie au comportement hypothétique que je décrivais dans mon dernier paragraphe.

      Mais vous êtes au moins quatre à Avoir revêtu le chapeau.

      J'ai conduis des sondages téléphoniques sur la politique pendant 2 ans, j'adore être au fait des tendances actuelles.

      Parfois je fais exprès d'être un peu choquante pour tester les réactions. Je suis navrée pour la moutarde, j'espérais sincèrement ne viser personne.

  • Lise Bélanger - Abonnée 10 novembre 2015 06 h 52

    Ce que nous dit cette élection: il est clair que tant que les partisans Québec solidaire vont prendre les votes normalement dévolus au Parti Québécois, cela maintiendra les libéraux au pouvoir.

    Ce sont donc les québécois francophones qui divisent le vote et par le fait même rendront très difficile la possibilité d'un Québec indépendant en maintenant les libéraux au pouvoir.

    La vue trop courte, le manque d'anticipation, le nez collé sur leur écran de télé ou leur petite bière, se pensant tellement évolué de voter pour un parti qui ne sera jamais au pouvoir, ces québécois asphyxient leur propre peuple mais s'imaginent que Québec solidaire leur offre de meilleures mesures sociales: pourtant, que de la frime puisqu'il ne sera jamais au pouvoir.

    Étrange: les québécois ont refusé de voter pour le Bloc québécois au fédéral parce que ce parti ne prendra jamais le pouvoir au Canada mais au provincial ils votent pour Québec solidaire qui ne prendra jamais le pouvoir.

    Le chemin est libre pour les libéraux avec un tel électorat et cela ad vitam eternam

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 novembre 2015 09 h 11

      «Il est clair que tant que les partisans Québec solidaire vont prendre les votes normalement dévolus au Parti Québécois. » - Lise Bélanger

      Alors apprenes que Québec Solidaire ne prend les votes de personne sauf «les siens».

      Il n'y avait qu'un seul parti de gauche dans ces élections, et ce sont les trois partis de droite que sont le PQ, le PLQ et la CAQ qui se sont divisés les votes entre eux.

      Si le PQ veut des votes de gauche, qu'il endosse des politiques de gauche, au lieu de couper dans l'aide sociale en gavant les multinationales exactement comme le Parti libéral.


      - CM

    • Jean Jacques Roy - Abonné 10 novembre 2015 09 h 36

      "il est clair que tant que les partisans Québec solidaire vont prendre les votes normalement dévolus au Parti Québécois, cela maintiendra les libéraux au pouvoir." L.B.

      Étonnante conception concernant l'intelligence des électeurs et des électrices! Plus étonnante encore cette mentalité de propriétaire qui pense avoir une clientèle acquise!

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 11 novembre 2015 00 h 38

      Ne nous énervons pas avec la notion de division du vote, en blâmant Québec Solidaire. Ils sont allés chercher 20% du vote dans St-Henri, tant mieux pour eux. Il y a des gens là qui aiment leurs idées, bonnes en passant. Mais leur présence significative se limite à un secteur bien délimité de Montréal.

      Le Québec est bien plus souverainiste dans la région périphérique de Montréal, et dans le Québec des régions. Et dans les régions, Q.S. a obtenu 2,12% du vote dans Beauce-sud, 4,88% dans René-Lévesque, et 6,45% dans Fabre, pourtant très près de Montréal. Alors dans la plupart des comtés au Québec, Q.S. n'est pas un problème pour le P.Q.

      Alors laissons Q.S. vivre sa vie de tiers parti Montréalais en paix, et continuons avec le Parti Québécois à faire vibrer autour de 40% le vote en faveur de l'indépendance du Québec, tout en travaillant à l'augmenter.

      C'est cette base qui maintient l'idée d'indépendance, et elle est très fidèle et vivante dans nos régions. Cette base, je crois, veut d'abord régler le vieux problème de l'indépendance du Québec, qui trotte dans nos têtes depuis près de deux siècles. Ensuite pourrons nous mieux se concentrer sur des enjeux plus sociaux chers à notre peuple. Un pas à la fois.

      Un saguenéen.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 11 novembre 2015 18 h 02

      Espérons que votre commentaire calmera vos camarades de parti qui s'énervent devant QS et qui restent impassibles face à leurs adversaires de la CAQ!

      À savoir si ce sera le PQ de Péladeau ou QS engagé dans les luttes sociales qui, dans un futur prochain, qui changera la done? Vous admettrez que ni vous ni moi ne pourrions prédire l'avenir. Chacune des formations a ses propres handicaps. Celui que vous signalez concernant QS est juste et ce parti a de grandes difficultés à se faire reconnaître en région. Quant aux handicaps dont souffre votre parti, je crois que vous en êtes conscient...
      Sans doutes êtes-vous aussi conscient que si le PQ demeure sur la voie de droite... il sera dépassé sur sa gauche, y inclus dans cette belle région du Saguenay! Et si vous voulez changer de train en passant, pourquoi pas!

  • Jean Lapointe - Abonné 10 novembre 2015 07 h 03

    Le souverainistes sincères devraient réfléchir.

    « Les candidates péquiste Gabrielle Lemieux et solidaire Marie-Eve Rancourt se sont disputé le deuxième rang à différents moments durant la soirée. Mme Lemieux et Mme Rancourt ont été créditées de l’appui de respectivement 29,89 % et 20,73 % de l’électorat.» (Marco-Bélair Cirino)

    On a là encore une fois la preuve que Québec Solidaire n'est pas un parti souverainiste. S'ils étaient vraiment et sincèrement souverainistes ils ne présenteraient pas de candidats contre le Parti québécois.

    Il n' y a que le Parti québécois qui puisse sérieusement rendre la souveraineté possible parce que les solidaires ce n' est pas vraiment la souveraineté du Québec qu'ils veulent c'est de pouvoir appliquer leur programme considéré comme étant très «à gauche». La souveraineté vient en second pour eux. Ils ne pourraient donc jamais y arriver.

    Il est à espérer que les souverainistes sincères s'en souviendront lors des prochaines élections. S'ils veulent vraiment avoir un pays complet à eux, ils devront voter pour le Parti québécois.

    Pour ce qui est des gens qui ont voté pour le Parti libéral, tout ce que je peux dire d'eux c'est qu'ils sont vraiment aveugles. Ou peut-être qu'ils ne savent tout simplement pas ce que fait le Parti libéral du Québec depuis qu' il est au pouvoir.

    Il serait peut-être temps qu'ils commencent à s'informer. Ce n'est pas en restant ignorant qu'on peut voter de façon consciencieuse.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 novembre 2015 08 h 31

      « là encore une fois la preuve que Québec Solidaire n'est pas un parti souverainiste. » - Jean Lapointe

      Alors, sachez que votre petite théorie à cinq sous fonctionne dans les deux sens. D'autant plus que Québec Solidaire est «LE SEUL» parti de l'Assemblée nationale qui garanti un référendum dans un premier mandat. Alors qu'il y a plus de 20 ans que le PQ n'a plus de référendum au programme.

      Et pour citer ce grand artiste Québécois...

      Si les péquistes trouvent que QS divise le vote.. Y'ont rien qu'à voter pour nous autres!» - Richard Desjardins


      Christian Montmarquette

    • Jean Jacques Roy - Abonné 10 novembre 2015 11 h 42

      "Le souverainistes sincères devraient réfléchir."

      Sans vouloir vous offenser, Monsieur Lapointe, vous arrive-t-il de penser que les souverainistes sincères ne se reconnaissent plus dans ce qu'est devenu le Parti Québécois?
      Au lieu de vous réjouir d'avoir pu "conserver" René Levesque... vous blamez les électeurs et électrices pour vos défaites dans les autres circonscriptions! Et dans le cas de Saint-Henri, le seul comté où le vote de 21% en faveur de QS est nettement anti-austérité... vous manifestez votre dépit!

  • François Dugal - Inscrit 10 novembre 2015 07 h 37

    Gros merci

    Le PLQ remercie chaleureusement le parti QS d'avoir si subtilement divisé le vote de gauche, nous permettant ainsi de nous faufiler vers la victoire.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 novembre 2015 09 h 04


      « Le PLQ remercie chaleureusement le parti QS d'avoir si subtilement divisé le vote de gauche..» - François Dugal

      Vous voulez rire j'espère..

      Il y a belle lurette que le PQ endosse les même politiques néolibérales d'austérité, de dogme du déficit zéro et de coupures dans les services publics que le Parti libéral.

      C'est d'ailleurs exactement à cause du virage à droite du PQ que Québec Solidaire a été fondé!

      Le Parti québécois a choisi son camp de droite et ne peut réclamer le beurre et l'argent du beurre.

      Si le PQ veut le vote de gauche, qu'il se range à gauche au lieu de gaver les multinationales pendant qu'il coupait dans l'aide sociale.

      Christian Montmarquette

    • Lucien Cimon - Inscrit 10 novembre 2015 18 h 47

      Les crypto-libéraux de QS ont fait élire les authentiques: ceux de Couillard.
      Il s'en trouve pour applaudir...
      Lucien Cimon

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 11 novembre 2015 07 h 26

      Coiteux qui coupe dans les chèques depuis hier avec son chum Hamad... il sont dans quel parti déjà ? Ah oui... Celui qui a «gagné» !
      Tirez-en vos propres conclusions.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 novembre 2015 08 h 04

      « Les crypto-libéraux de QS ont fait élire les authentiques» - Lucien Cimon

      C'est certain que les 350,000 partisans et les 15,000 membres de QS se téléphonent dans la nuit pour comploter contre le PQ afin que le Parti libéral gagne!

      Mais alors?

      Il faudrait nous expliquer pourquoi les solidaires on aussi battu les libéraux dans Mercier, Gouin et Sainte-Marie-Saint-Jacques, comme ils ont aussi failli le faire dans Laurier-Dorion?

      Christian Montmarquette

  • Christian Montmarquette - Abonné 10 novembre 2015 07 h 46

    Le PQ et la « division du vote »


    «Les péquistes n’ont pas tardé à reprocher aux solidaires d’avoir « divisé le vote » mentionne l'article..

    En fait, je ne vois pas comment un parti anti-néolibéral et anti-austérité comme Québec Solidaire pourrait prendre des votes à un Parti québécois aussi néolibéral et pro-austérité que le Parti libéral lui-même?

    S'il division du vote il y a eue, c'est bien entre ces trois partis néolibéraux que sont le Parti libéral, le Parti québécois et la CAQ, qui se disputent le même électorat, en défendant la même idéologie de coupures dans les services publics, de hausses de tarifs et de dogme du déficit zéro.

    Car l'électorat de droite ne vote pas pour un parti de gauche comme Québec Solidaire et la question nationale n'est pas un enjeu dans des élections partielles. Aucun parti ne fera l'indépendance de Saint-Henri-Sainte-Anne.

    Christian Montmarquette

    • Jean Jacques Roy - Abonné 10 novembre 2015 08 h 30

      "S'il division du vote il y a eue, c'est bien entre ces trois partis néolibéraux que sont le Parti libéral, le Parti québécois et la CAQ, qui se disputent le même électorat, en défendant la même idéologie de coupures dans les services publics, de hausses de tarifs et de dogme du déficit zéro. " CM

      Vous ne pouviez mieux dire Monsieur Montmarquette.

      En passant, j'aimerais féliciter la candidate de QS, dans Saint-Henri! 20% des votes c'est un bon et beau signal de confiance que les plus démuni.es de la société envoient à votre jeune parti.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 novembre 2015 08 h 45

      Merci M. Roy.

      Ils faudrait que les péquistes en reviennent avec leur sempiternelle «division du vote».

      Si le PQ veut avoir les votes de gauche de QS, il n'a qu'à défendre des idées gauche. Le PQ ne peut pas à la fois courtiser les votes de la CAQ et ceux de Québec Solidaire et réclamer et le beurre et l'argent du beurre.

      Christian Montmarquette

    • Gilles Théberge - Abonné 10 novembre 2015 08 h 47

      Vous ne voyez pas.....!

      Hé ben vous êtes seul à ne pas voir. Mais peut être que vous ne voulez pas voir ce qui saute aux yeux du reste des observateurs.

    • Gabriel Danis - Abonné 10 novembre 2015 10 h 00

      C'est bien beau votre discours, mais affirmer que le PQ, le PLQ et la CAQ c'est bonnet blanc, blanc bonnet vous décrédibilise totalement. Pendant vos tergiversations, les compressions dans les services publics ont des impacts réels sur des enfants réels. Le PQ n'est pas aussi à gauche que vous ne le souhaitez, soit. Désolé de briser vos rêves, mais dans un mode de scrutin majoritaire à un tour, il faut se rapprocher du centre pour prendre le pouvoir et pouvoir changer les choses. Les grandes réalisations progressistes des dernières années ont toutes été l'oeuvre du PQ : équité salariale, CPE, RQAP. Qu'à réalisé QS encore ? Depuis 10 ans, le Québec recule à vitesse grand V et sera sous le joug des libéraux pour combien d'années encore ? Quand ce sera suffisant, après 16 ans, 20 ans, 24 ans ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 novembre 2015 10 h 46



      «Mais peut être que vous ne voulez pas voir ce qui saute aux yeux du reste des observateurs. » - Gilles Théberge

      Ayez donc le courage d'aller jusqu'au bout de votre idée et au bout de votre phrase M. Théberge..

      ...ce qui saute aux yeux «des observateurs «péquistes», qui n'avaient qu'à retirer leur candidats s'ils tenaient tant à ne pas diviser le vote souverainiste.

      De toute manière, le PQ n'a plus un foutu de mot à dire sur la question de la division du vote depuis qu'ils ont éliminé le scrutin proportionnel de leur programme en 2011.

      Alors, au lieu de vous lamenter sans cesse contre les autres, ayez au moins la décence d'assumer les conséquences de vos propres décisions.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 novembre 2015 11 h 43

      «Affirmer que le PQ, le PLQ et la CAQ c'est bonnet blanc, blanc bonnet vous décrédibilise totalement..» - Gabriel Danis

      Désolé, mais non seulement le PQ endosse-t-il la même idéologie néolibérale de dogme du déficit zéro et d'austérité pour les services publics que le Parti libéral pendant qu'il gavait les banques et les multitationales à raison de 10 milliards par année.. Mais le PQ en est-il l'instigateur même en 1996 sous la gouverne de Lucien-Lucide Bouchard.

      Et il faut avoir du front tout le tour de la tête pour se prétendre le moindrement de gauche pour gaver les entreprises à coups de milliards en même temps que le PQ coupait dans l'aide sociale durant son dernier mandat.

      Christian Montmarquette

    • David Cormier - Abonné 10 novembre 2015 11 h 55

      Christian Montmarquette passe ses journées entières à répéter dans les espaces de commentaires du Devoir que le PQ est néolibéral et de droite. Cette inlassable répétition n'en fait pas pour autant une vérité. Le PQ est un parti de centre gauche, que M. Montmarquette le veuille ou non. La véritable droite, elle est représentée par le parti au pouvoir actuellement. Je parle ici du PLQ, ce parti qui sacage actuellement nos acquis (dont une grande partie nous viennent du PQ) et qui de plus recrute maintenant à la CAQ, qu'on aurait pu voir autrefois comme plus à droite que les Libéraux bien que ce ne soit plus vraiment le cas aujourd'hui.

      En plus des exemples cités dans l'excellent commentaire de Gabriel Denis plus haut (équité salariale, CPE, RQAP) ajoutons ces mesures proposées par le PQ durant son trop court mandat minoritaire : augmentation des impôts des plus riches, fermeture de Gentilly-2 et réforme du régime de redevances minières où les redevances auraient été payées sur la valeur du minerai extrait plutôt que sur les profits.

      Malheureusement, rien n'est jamais assez à gauche pour QS et avec une telle attitude intransigeante où tout ce qui est de centre-gauche est assimilié à l'extrême-droite, ce parti contribue à maintenir le PLQ - la véritable droite - au pouvoir. Ne pas le voir relève de l'aveuglement volontaire et nous ressasser les mêmes discours intellectuellement malhonnêtea à longueur de journée n'y changera rien.

    • Serge Morin - Inscrit 10 novembre 2015 18 h 28

      Le jour ou vous pourrez faire un commentaire sans chercher à chicaner, je pourrais m'' intéresser à QS.
      PAS AVANT

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 11 novembre 2015 07 h 30

      «PAS AVANT»
      Ne retenez pas votre souffle, M. Morin, ça peut être long !

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 novembre 2015 08 h 10

      Le jour ou vous pourrez faire un commentaire sans chercher à chicaner, je pourrais m'' intéresser à QS.- Serge Morin

      Si vous ne vous intéressez-pas à QS, pourquoi passez-vous votre temps à nous en donner vos commentaires ?

      - CM

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 novembre 2015 10 h 07

      Le PQ est un parti de centre gauche- David Cormier

      Si le PQ est à gauche, pourquoi alors s'est-il choisi un chef anti-syndical qui veut s'attaquer à la formul Rand et le champion des look-out au Québec?


      PKP.. Un millardaire pro-pétrole qui veut avoir les deux mains dans le plat de bonbons du Trésors public pour favoriser sa business!

      - Quel beau représentant de la gauche !


      Christian Montmarquette