La FTQ se prépare à une grève générale

Québec - La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) proposera à ses membres un recours «rapide» à la grève générale si le gouvernement Charest revient à la charge avec des «politiques antisyndicales».

«Il n'y aura pas de grève générale demain matin, car on s'en va consulter nos membres d'abord. On leur demande deux choses. Si le gouvernement maintient la même attitude avec des lois qui diminuent les conditions des travailleurs, êtes-vous prêts à la faire? Et deuxième chose, on va s'organiser pour que, si jamais on y est obligés, on soit capables de la faire très rapidement», a affirmé le président de la FTQ, Henri Massé, hier, en marge de son passage devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi sur la justice administrative.

Ce recours à une grève générale fera partie d'un plan d'action, qui fait présentement l'objet de débats au sein des plus hautes instances de la FTQ. En février, ce plan devrait être fin prêt et soumis à tous les syndicats locaux affiliés à la FTQ pour fin d'adoption officielle. La FTQ compte près de un demi-million de membres. «Il y a déjà des syndicats qui ont voté pour la grève générale. On va certainement faire un débat dans l'ensemble de nos syndicats locaux au Québec sur cette question-là. [...] On verra si on a à la faire ou pas [la grève générale]. Et si on a à la faire, on veut être prêts», a précisé Henri Massé. Le président de la FTQ n'a pas voulu donner plus de détails sur le contenu du plan d'action. Un recours éventuel à la grève générale avait été soulevé par Henri Massé en décembre dernier, lors de la «journée nationale de perturbation» organisée par les grandes centrales syndicales.

Après avoir manifesté sa colère à la fin de l'année dernière en raison de l'adoption de projets de loi auxquels elle était opposée, la FTQ s'est fait plus discrète depuis le début de l'année. Henri Massé assure cependant qu'un bris de confiance persiste toujours entre le syndicat et le gouvernement Charest.