Québec reste sourd aux nombreux appels

Malgré les nombreuses demandes en faveur d’une enquête publique sur les violences qu’auraient subies pendant des années des femmes autochtones aux mains de policiers de la Sûreté du Québec, la ministre Lise Thériault refuse de s’engager à tenir un tel examen indépendant. Et selon elle, les victimes doivent d’abord dénoncer les abus, sans quoi il n’est pas possible d’agir.

En entrevue à l’émission Les coulisses du pouvoir, la ministre de la Sécurité publique du Québec s’en est remise à la promesse du nouveau gouvernement élu à Ottawa de mener une enquête sur les femmes autochtones, comme cela est réclamé depuis plusieurs années.

« Vous comprendrez qu’on ne peut pas lancer 12 enquêtes », a laissé tomber la ministre Thériault. Il est vrai que le premier ministre désigné, Justin Trudeau, s’est engagé à déclencher une enquête, mais celle-ci doit porter d’abord sur les très nombreux cas de femmes autochtones disparues ou assassinées. Qui plus est, les libéraux n’ont pas pris d’engagement précis sur le moment du déclenchement d’une telle enquête.

Mécanisme crédible

Pendant ce temps, après le Parti québécois et la Coalition avenir Québec, la CSN a réclamé dimanche la tenue d’une enquête approfondie sur les violences envers les femmes autochtones. « Si les révélations entendues à l’émission Enquête diffusée jeudi soir à Radio-Canada s’avèrent fondées, celles-ci laissent entendre que nous ne serions pas devant des cas isolés, a souligné dimanche la vice-présidente de la CSN, responsable du dossier de la condition féminine, Véronique De Sève. Il faut que le premier ministre Couillard prenne toutes les mesures nécessaires pour réellement élucider cette affaire et s’assurer qu’ultimement, justice soit rendue. À cette fin, les responsables et les mécanismes de cette enquête doivent être crédibles et complètement indépendants. »

Amnistie internationale réclame aussi une enquête « véritablement indépendante ». L’organisme exige également du gouvernement du Québec qu’il mette en place les conditions pour faciliter la dénonciation des abus qui auraient été perpétrés. La directrice de l’organisme pour le Canada francophone, Béatrice Vaugrante, dit admirer le courage des femmes qui ont dénoncé ces actes, et elle estime qu’elles doivent être « accompagnées ».

Mme Vaugrante explique que lors d’une mission menée en 2009 à Winneway, en Abitibi-Témiscamingue, Amnistie internationale avait constaté combien il est extrêmement difficile pour les femmes autochtones de prendre la parole et de dénoncer les sévices sexuels et la violence subie, et d’être entendues sans crainte.

Amnistie internationale documente la crise des femmes autochtones assassinées et disparues au Canada depuis plus de 10 ans. L’organisme a souvent dénoncé, entre autres, le manque de ressources et les réponses inadéquates des institutions policières et judiciaires dans ce dossier.

Le gouvernement Couillard a annoncé, vendredi, que l’enquête criminelle sur les policiers de la Sûreté du Québec qui seraient impliqués dans les cas d’agressions a été confiée au Service de police de la Ville de Montréal. Québec a aussi annoncé la tenue d’une Commission parlementaire sur la violence sexuelle et la violence conjugale envers les femmes autochtones, et ce, à la suite de la diffusion du reportage de l’émission Enquête.

Ce reportage révélait que huit policiers de la Sûreté du Québec auraient agressé des femmes autochtones de l’Abitibi, et ce, pendant des années, soit de 2002 à 2015.

Aux victimes de parler

En entrevue dimanche, la ministre Lise Thériault a par ailleurs insisté sur la responsabilité des victimes de dénoncer les crimes dont elles seraient victimes. « D’abord et avant tout, les femmes doivent dénoncer, a-t-elle insisté. La première étape, c’est de dénoncer aux bonnes personnes. Après cela, il peut y avoir des accusations portées, parce que nous avons de la matière pour faire des enquêtes. Mais tant que les gens ne parlent pas, qu’on ne fait que parler entre nous et qu’on ne trouve pas le courage et la force d’aller plus loin, on ne peut pas changer. »

Lise Thériault a par ailleurs refusé de dire si les cas dénoncés ne seraient que la pointe de l’iceberg d’un problème beaucoup plus large, comme le répètent plusieurs intervenants, et ce, depuis des années. « C’est un phénomène qui est très complexe, a fait valoir la ministre. Ce ne sont pas juste des policiers, c’est au-delà de ça. Mais je pense que ce serait illusoire de penser, comme gouvernement, que nous avons les réponses à tous les problèmes. Il va falloir travailler de concert avec les Premières Nations, mais aussi avec le gouvernement fédéral et même les instances municipales. »

44 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 25 octobre 2015 15 h 08

    Abus des femmes autochtones : Où sont les Janette quand on en a besoin?

    Mais où sont donc les Janette?

    Ces Julie Snyder, Janette Bertrand, Djemila Benhabib, Louise Mailoux et Cie, qui voulaient tant défendre les femmes durant le débat sur la Charte quand il s’agit de s’indigner pour défendre les femmes amérindiennes violées, humiliées, abaissées et terrorisées par les policiers de la Sûreté du Québec?

    Silence de crickets...

    Christian Montmarquette

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 25 octobre 2015 17 h 36

      Ce n’est pas en faisant un rapprochement entre le comportement inacceptable de certains policiers et la Charte qui parlait de laïcité que vous aiderez les femmes amérindiennes violées, humiliées, abaissées et terrorisées.

      Les policiers sont là pour faire respecter la loi, par pour la contourner.

      Quelquefois le silence est plus éloquent que la tonitruance.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 octobre 2015 19 h 39


      «Quelquefois le silence est plus éloquent que la tonitruance.»-
      Richard Génois Chalifoux

      Comme vous diites.

      Le silence des Jannette est «très» éloquent en effet.

      Pas loin du je m'en-foutisme en fait.

      Où sont donc nos grandes défenderesses des pauvres femmes opprimées par un voile, quand ils s'agit de défendre des femmes autochtones abusées par la police ?

      - Ne sont-elles pas des femmes opprimées autant que les femmes voilées?

      Deux poids deux mesures.

      Et surtout, pas de rentabilité élctorale en vue.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 octobre 2015 20 h 12


      «Et où est donc Québec Solidaire» - Christiane Gervais

      Québec Solidaire est mobilisé sur la question depuis longtemps.

      Référence :

      «Québec solidaire se mobilise à Québec et Montréal pour les femmes autochtones disparues et assassinées» octobre 2014 — Communiqués de presse

    • Carole Minguy - Inscrite 26 octobre 2015 07 h 28

      Mais ou était le conseil de bande et plus particulièrement son chef pendant ce temps? Ou étaient les hommes de la communauté pendant que leurs soeurs subissaient ces outrages et ces violences? Ignorants? Impossible de le croire. Elles ont et subissent non seulement du racisme mais du sexisme de la part de leur propre communauté masculine. Quoi elles étaient soules ou droguées? So what? pourquoi elles l'étaient? Who cares?
      Une enquête particulière doit être faite en regard des allégations faites à l'endroit de la SQ ce qui relève du gouvernement du Québec et une enquête pan canadienne en regard de l'ensemble des femmes autochtones. Pas astucieux et courageux de se réfugier derrière le grand frère fédéral.

    • Patrick Boulanger - Abonné 26 octobre 2015 08 h 19

      Je vous trouve bien rapide sur la gâchette ce matin M. Montmarquette (le dossier fait l'actualité depuis peu...). Elles se pointeront peut-être bientôt le bout du nez dans les médias ces Janettes. Cela étant dit, je dois vous dire que votre commentaire m'a fait sourire ce matin.

      Bien cordialement,

      P.B.

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 26 octobre 2015 09 h 28

      @. C.Montmarquette

      Votre contribution à la recherche d’une solution à ce problème est vraiment exemplaire. On comprend mieux ainsi le sens que vous donnez au mot Solidaire.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 octobre 2015 10 h 14


      «Je vous trouve bien rapide sur la gâchette ce matin M. Montmarquette»-Patrick Boulanger

      Cher Monsieur Boulanger,

      Le dossier des femmes autochtones remonte à 2006.

      Il est clair pour moi que les Janette ne sont qu'un groupe opportuniste et partisan qui s'est servi de la cause des femmes pour soutenir «Le PQ» et non servir la cause des femmes.

      Je doute donc fort que les Janette se lèvent pour lutter contre l'oppression et la violence faites aux femmes autochtones.

      Merci de votre intérêt M. Boulanger.

      Vous êtes un participant exemplaire et respectueux.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 octobre 2015 10 h 24

      «Une enquête particulière doit être faite en regard des allégations faites à l'endroit de la SQ ce qui relève du gouvernement du Québec »-Carole Minguy

      Bien d'accord avec vous, Mme Minguy.

      Et malheureusement, les Janette brillent pas leur absence pour réclamer une enquête publique indépendante des corps policiers.


      Christian Montmarquette

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 26 octobre 2015 13 h 57


      @ C. Montmarquette

      « Le dossier des femmes autochtones remonte à 2006. »

      J’ai eu l’occasion de travailler comme intervenant auprès des communautés autochtones à la fin des années 80 et ce problème existait déjà depuis de très nombreuses années.

      Remettez vos pendules à l’heure monsieur…

      Ce n'est pas Québec solidaire qui a inventé les boutons à quatre trous.

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 26 octobre 2015 14 h 38

      « Mais où sont donc les Janette? Ces Julie Snyder, Janette Bertrand, Djemila Benhabib, Louise Mailoux et Cie, »

      C’est de la misogynie sélective basée sur de la partisannerie politique: certaines femmes méritent notre respect, d’autres pas.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 octobre 2015 18 h 48

      «C’est de la misogynie sélective basée sur de la partisannerie politique: certaines femmes méritent notre respect, d’autres pas.»- Richard Génois Chalifoux

      Alors, apprenez qu'il y avait des hommes dans les Janette, un groupe partisan qui a poussé comme un champigon créé par la conjointe de PKP pour soutenir «le PQ» et non les femmes opprimées. Et leur silence coupable continue de me donner raison à chaque jour de plus qui passe.

      - CM

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 octobre 2015 21 h 29

      «Mais ou était le conseil de bande et plus particulièrement son chef pendant ce temps? Ou étaient les hommes de la communauté pendant que leurs soeurs subissaient ces outrages et ces violences? »-Carole Minguy

      Je vous invite à lire Camil Bouchard quand écrit : « Personne ne m’expliquait pourquoi ces pensionnats. Ce n’est que beaucoup plus tard que j’ai compris qu’on voulait que ces enfants arrachés à leur famille oublient leur langue maternelle, que l’on voulait les dépouiller de leur identité et briser la transmission de leur culture. Ce n’est que beaucoup plus tard que j’ai compris que l’âme de ces hommes ivres morts était le produit d’un génocide culturel...»

      Christian Montmarquette

  • Michel Lebel - Abonné 25 octobre 2015 15 h 21

    Un dossier fort difficile!

    Mme Thériault a tout intérêt à associer le ministre des Affaires autochtones Kelley au dossier. Plus sérieusement, je me demande aussi si la ministre a la capacité de mener à bon port ce difficile dossier; tout un défi!
    La ministre a aussi tout intérêt à souligner que ce n'est pas une émission de Radio-Canada qui peut ou doit remplacer les enquêteurs de son ministère ou de tout autre ministère. Il y a dérapage à corriger de côté-là. Quant à Radio-Canada, elle fait un peu trop de millage ou de "pétage de bretelles" avec son émission Enquête. Un peu d'humilité, s.v.p.

    M.L.

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 25 octobre 2015 18 h 06

      Monsieur Lebel,

      Vous semblez avoir oublié que sans l’émission Enquête, il n’y aurait probablement jamais eu de Commission Charbonneau.

      Un peu de lucidité S.V.P.

    • Michel Lebel - Abonné 25 octobre 2015 19 h 21

      @ Richard Génois Chalifoux,

      Quand les émissions de télé ont plus de poids, sont plus respectées dans une société que les institutions publiques, nous sommes devant un sérieux défict démocratique. Qu'une émission comme Enquête(reprise en boucle par les médias) semble avoir fait plier une ministre, il y a problème. Problème chez le politique surtout, ici le gouvernement. Quand des politiques se sentent "obligés' de parader devant TLMEP, il y a problème. Ainsi va tristement le Québec politique contemporain.

      Michel Lebel

    • Cyril Dionne - Abonné 25 octobre 2015 23 h 09

      Monsieur Chalifoux, vous oubliez que ça fait longtemps que Radio-Canada a les informations en main. Et, ils n'ont pas tout dit sur cette affaire qui en cache plusieurs autres.

      C'est à se demander pourquoi maintenant ? Pour nous dire que les 1 500 millions qu’ils reçoivent par année en subventions sont bien dépensés ?

      Et je n’aurai jamais confiance dans un gouvernement qui s'assure que la police, police la police.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 26 octobre 2015 05 h 10

      @ M. Lebel
      Deux groupes de maganés. Soit le pauvre gouvernement qui en prend pour son rhume ou les femmes qui se font réveiller à coup de pied par des policiers pour leur éviter un rhume. Choisissez votre camp.

      Faudra ajouter un paragraphe dans le livre d’instruction des policiers : Page 4,
      Alinéa a) Il est préférable de réveiller les personnes couchées dans un banc de neige avec délicatesse.
      Alinéa b) Il est recommandé de ne pas faire de détour avec un passager pour le reconduire en cachot.
      Alinéa c) En cas de flou administratif, considérer avant tout acte, ce qui vous serait acceptable envers votre mère par une tierce personne.

      Étrangement, le comportement dénoncé, s’il avait été perpétré par un civil, celui-ci aurait été poursuivi avec toute la force de la loi. L’état physique ou psychique de la victime ne serait pas entré en ligne de compte.

      J’ai trouvé madame la ministre beaucoup plus ferme devant la FTQ. Eux, elle les a considérés comme des sauvages. Elle n’a pas attendu de plaintes formelles de victimes, plantant la page de journal au visage des représentants syndicaux, la «preuve journalistique» fut suffisante.

      Qu’est-ce que j’avais dit il y a trois jours ? Cette histoire va s’étouffer dans les dédales administratifs de bureaucrates assis bien au chaud.

      Quand les émissions de télé sont plus RESPECTABLES dans une société que les institutions publiques, nous sommes devant un sérieux déficit démocratique.
      Et quand le premier réflexe des institutions publiques est de se protéger elles-mêmes contre le public qu'elles sont supposées protéger, le déficit est encore plus grand.
      La «démocratie» fout le camp quand le comportement est «féodal» !

      Suggestion : Les chefs devraient présenter leur grief devant le tribunal des droits de la personne. Une certaine madame voilée y a eu beaucoup de succès.

      PL

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 26 octobre 2015 05 h 26

      J'ai oublié l'alinéa d) Il est fortement suggéré de ne pas introduire aucune partie de votre anatomie dans un endroit où vous n'avez pas été spécifiquement invité.

      Le gros bon sens n'ayant plus sa place pour ceux qui y vont «by the book», il faut y ajouter ces spécificités qui pourtant sont si claire pour les civils (excluant les maniaques et les dépravés, évidemment).

      PL

    • Jean-Marc Simard - Abonné 26 octobre 2015 05 h 28

      Quand on ne veut pas régler un dossier on dit qu'il est difficile ou complexe...

    • Michel Lebel - Abonné 26 octobre 2015 07 h 10

      @ Jean-Marc Simard,

      Le traitement accordé à la police et le sort des autochtones, quel que soit le pays, ne sont jamais choses simples, et particulièrement en régime démocratique. Ceci me semble relever de l'évidence. C'est pas ici la place pour les simplistes! Mais comme il y en a qui ne piffent jamais ce que fait le gouvernement Couillard, on s'en donne maintenant à coeur joie! Pas fort!


      Michel Lebel

    • Raymond Chalifoux - Abonné 26 octobre 2015 07 h 47

      ".. tout un défi!", qu'il dit.. Michel Lebel...

      Un défi? Quel défi?

      Il ne s'agit pas d'un défi mais d'un délit!!!

      Et devant une situation aussi claire, "you can't be half pregnant": un abuseur, c'est un abuseur, point à la ligne.

      Le délinquant doit être poursuivi en justice, fiché, suivi, et, préférablement, sa photo doit circuler afin que d’éventuelles victimes puissent se méfier…

      Et, accessoirement, comme ça en passant, je doute qu’il soit bien avisé qu’un individu chez qui c’est l’entre-jambe qui mène la tête, doive circuler portant un « gun » et un uniforme fourni par « la loi ».. .

      Quant à savoir s’il devrait être chargé, à l’occasion, de contrôler des manifs pleines de jeunes étudiantes…

      « Tout un défi? » Ah oui? Allez donc demander, monsieur Lebel, à un certain Marcel Aubut, ce qu’il en pense, lui? Lui qui vient de perdre, boulot, honneur et réputation parce que sa photo à lui, tout le monde l’avait déjà…

      Vous avez tout faux! Il ne s’agit pas de Politique, ni d’Institutions, ou de stratégie mais bien de délits, de victimes, de vies brisées, de blessures qui prennent toute une vie à.. NE JAMAIS.. cicatriser, Michel Lebel!

    • François Dugal - Inscrit 26 octobre 2015 09 h 10

      @M. Lebel
      Que fait-on quand les enquêteurs n'enquêtent pas et que le Ministère de la Justice fait la sourde oreille?

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 26 octobre 2015 09 h 47

      «Mais comme il y en a qui ne piffent jamais ce que fait le gouvernement Couillard, on s'en donne maintenant à coeur joie! Pas fort!»

      Ce n'est pas parce que c'est Couillard, ce n'est pas parce que ce sont des Libéraux; c'est parce qu'ils sont au «pouvoir». Ils ont voulu être responsables... Ils le sont !

      PL

    • Jean-Marc Simard - Abonné 26 octobre 2015 10 h 18

      @Michel Lebel

      Qu'est-ce qui est le plus fort, Monsieur Lebel, trouver toutes sortes d'arguments et de jeux de passe/passe pour tasser le problème, comme de dire que ce problème est difficile ou complexe, ou se retrousser les manches et au moins amorcer cette enquête tant attendue, sans chercher de faux alibis pour ne pas la réaliser ? Dire que c'est difficile reste un prétexte à l'inaction...Quant au Gouvernement Couillard, il est plus enclin à détruire qu'à construire...Ce n'est pas moi qui l'invente, c'est la commission Charbonneau et les syndiqués qui revendiquent dans les rues...Couillard aurait été plus utile en restant médecin qu'en devenant politicien...Que voulez-vous ? Certains ne l'ont pas...
      Bonne Journée...

    • Michel Lebel - Abonné 26 octobre 2015 10 h 51

      @ Raymond Chalifoux,

      Je pose la question en terme politique au sens large. Je vais être encore plus clair: rien de plus difficile et délicat en système démocratique que de policer la police. Pourquoi? Elle a la force avec elle, c'est aussi simple que cela. C'est pourquoi, par exemple, en France on a multiplié les corps de police, aucun n'ayant un monopole. Et au bout du compte, il restera toujours l'armée!
      Quant à la question autochtone, l'évidence est là: la question est très complexe. J'ai mon idée sur le sujet et elle ne va pas dans le sens de conservation des réserves; et je n'appuie pas non plus l'idée de pureté racial ou de notion de race. Mais je ne suis pas autochtone! Alors je demeure prudent et résevé sur le sujet.


      Michel Lebel

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 26 octobre 2015 12 h 20

      M.Lebel
      « Quand les émissions de télé ont plus de poids, sont plus respectées dans une société que les institutions publiques, nous sommes devant un sérieux défict démocratique. »

      Qui sont responsables du déficit démocratique dont vous parlez; les émissions de télé ou les institutions publiques?

      Quand on pense que la ministre était au courant de cette situation depuis cinq mois et qu’il a fallu une émission de télé pour qu’elle vienne nous en parler la larme à l’œil, il y a surtout un déficit de crédibilité.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 29 octobre 2015 08 h 15

      « Quand on pense que la ministre était au courant de cette situation depuis cinq mois et qu’il a fallu une émission de télé pour qu’elle vienne nous en parler la larme à l’œil »

      Faux. Elle n'était pas au courant des allégations qu'elle n'a connues que jeudi dernier et qui ont entraîné ses décisions subséquentes. Même Mme Cloutier le reconnaît.

  • Robert Beauchamp - Abonné 25 octobre 2015 15 h 27

    Les motifs cachés

    Lors dune enquête publique, le déroulement et le résultat échappent au contrôle politique qui chercherait à éluder des questions pour lesquelles il devrait répondre. Sortez-moi le politique de ce dossier. Une enquête publique et indépendante doit avoir lieu. Après 5 mois ça suffit et voilà que le maire libéral de Val-D'Or en rajoute et la ministre Thériault qui cherche à sauver sa peau sans se soucier des réputations qui sont en jeu.

  • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 25 octobre 2015 15 h 55

    La ministre de quoi?

    « Mais tant que les gens ne parlent pas, qu’on ne fait que parler entre nous et qu’on ne trouve pas le courage et la force d’aller plus loin, on ne peut pas changer. »
    « ce serait illusoire de penser, comme gouvernement, que nous avons les réponses à tous les problèmes » Lise Thériault

    Pourquoi a-t-elle été élue et pourquoi a-t-elle été nommée ministre de la Sécurité publique du Québec; pour faire du tricot et placoter?

    Encore une fois le gouvernement Couillard s’en remet au fédéral quand il ne s’agit pas, selon lui, de vraies affaires.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 25 octobre 2015 21 h 10

      Comme d habltude Couillard ne met ses culottes Pénible.Plus faible que cette ministre.Incroyable. J-P.Grisé

    • Jacques Patenaude - Abonné 26 octobre 2015 09 h 52

      N'oublions pas que pour le gouvernement actuel nous ne sommes qu'une province comme les autres. Ce que nous dit la ministre c'est qu'elle laisse au fédéral ce dossier qui agira quand il le voudra. Le gouvernement du Québec n'est qu'un sous-gouvernement responsable d'administrer la province. Dépassé les responsabilité administratives elle ne se reconnait aucune responsabilité.

  • Robert Beauchamp - Abonné 25 octobre 2015 16 h 39

    La surdité

    Le parti libéral a toujours été sourd aux demandes d'enquête publique, rappelons-nous la Commission Charbonneau. 2 ans avant d'aboutir, le même temps semble s'appliquer à la diffusion du rapport.

    • Gilles Théberge - Abonné 26 octobre 2015 11 h 53

      Justement je me demandais récemment quand nous aurons le plaisir délire cette ode à la " vertu" libérale...

      Curieusement on entend parler que des enquêtes qui ne débouchent sur rien...