L’ancien député et journaliste Pierre de Bellefeuille s'éteint

Pierre de Bellefeuille
Photo: Source Le Couac Pierre de Bellefeuille

L’ex-député et journaliste Pierre de Bellefeuille est décédé mercredi à l’âge de 92 ans. Né à Ottawa le 12 mai 1923, Pierre de Bellefeuille a étudié en philosophie avant de se lancer dans une carrière en journalisme, durant laquelle il a notamment été reporter et chroniqueur parlementaire pour le journal Le Droit de 1945 à 1951 ainsi que rédacteur en chef du magazine Maclean’s de 1960 à 1964, l’ancêtre de L’actualité.

Il a été vice-président de l’Union canadienne des journalistes de langue française et président du Syndicat des journalistes d’Ottawa (CTCC).

Dans les années 1950, Pierre de Bellefeuille travaille à l’ONF ainsi qu’à la radio et à la télévision publiques, animant entre autres l’émission La part du lion sur les ondes de Radio-Canada en 1969-1970. Il dirige aussi l’Institut canadien des affaires publiques, où se retrouvent nombre d’intellectuels intéressés par les questions politiques de l’heure.

Élu comme député péquiste dans la circonscription de Deux-Montagnes en 1976, il a d’abord agi comme adjoint parlementaire du ministre des Affaires culturelles puis a assumé cette même fonction auprès des ministres des Affaires intergouvernementales et des Relations internationales.

En novembre 1984, Pierre de Bellefeuille quitte le caucus du Parti québécois pour siéger comme indépendant. Cet indépendantiste convaincu n’accepte pas le virage vers le « beau risque » du fédéralisme pris par René Lévesque. Aux élections de 1985, il ne réussit pas à se faire réélire comme député de Deux-Montagnes, cette fois sous la bannière du Parti indépendantiste.

À l’aide d’un petit héritage qu’il entend consacrer entièrement à la parution d’un journal d’enquêtes et de satires, Pierre de Bellefeuille cofonde avec l'auteur de ces lignes le mensuel Le Couac en 1997. Le journal s’inspire du Canard d’Hector Berthelot et de La Lanterne d’Arthur Buies, tout en soutenant au présent des liens avec Charlie Hebdo en France.

Il a publié quelques livres, dont L’ennemi intime (1992) et Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire (1998).

Dans les années 1990, il est un membre actif d’un groupe d’intellectuels connus sous le nom de Cercle Gérald-Godin. L’ancien politicien laisse derrière lui sa conjointe, Thérèse Romer, et ses deux enfants.

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