Legault est convaincu qu’il parviendrait à rapatrier des pouvoirs

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault

S’il devient un jour premier ministre du Québec, François Legault misera sur son passé d’homme d’affaires pour réussir à arracher des pouvoirs à Ottawa.

« Moi, je suis un dealmaker », a fait valoir le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), dimanche, en entrevue à La Presse canadienne, en marge du congrès de son aile jeunesse, tenu à Victoriaville.

Malgré l’échec en 1990 de l’accord du Lac Meech, et le fait qu’aucun premier ministre du Québec n’a, depuis, osé proposer de rouvrir cette boîte de Pandore constitutionnelle, M. Legault se dit persuadé qu’il réussira là où d’autres ont échoué. Depuis le temps, le contexte politique canadien a bien changé, selon lui. Son passé d’entrepreneur lié à ses talents de négociateur devrait suffire à modifier le cours de l’histoire, soutient M. Legault, qui ne semble pas habité par le doute.

Contexte jugé favorable

Non seulement le Québec détiendrait tous les pouvoirs dans les secteurs de la langue et de l’immigration, mais son nouvel élan économique, sous la gouverne caquiste, ferait en sorte qu’il n’aurait plus besoin d’un seul dollar de péréquation d’Ottawa.

S’il était élu premier ministre du Québec en 2018, M. Legault ferait valoir à son homologue fédéral que le Canada n’aurait rien à perdre à se délester de certains champs de compétence.

Le chef caquiste semble minimiser les obstacles sur sa route, soit la conclusion, dans un premier temps, d’une entente avec Ottawa et les provinces, puis la ratification d’un éventuel projet d’entente par les divers Parlements du pays. « Je suis convaincu que je suis capable d’aller négocier une nouvelle entente avec le Canada. Je suis convaincu de ça », dit-il.

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9 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 14 septembre 2015 05 h 43

    Quel magicien!

    Il ne manque pas de toupet le chef caquiste! Pour sortir son parti de la torpeur, il se voue maintenant au saint constitutionnel! Tout un rigolo ce François Legault! Ça doit aller bien mal dans sa formation!

    M.L.

  • Josée Duplessis - Abonnée 14 septembre 2015 06 h 36

    PAs de mémoire....surtout si nos québécois intelligents par leur stratégie, élisent le NPD. ILs déchanteront car le NPD veut s'ingérer dans les champs de compétence tels la santé et les garderies.
    Quand allons-nous nous sortir de notre ignorance?
    Diable que nous allons droit vers le mur!!!

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 14 septembre 2015 06 h 59

    Mur

    Faudra qu'il me donne son truc, le monsieur, pour traverser les murs et les portes closes d'un système politique fédéral qui regarde au-dessus de toutes les têtes sans discernement.


    PL

  • Pierre Grandchamp - Abonné 14 septembre 2015 07 h 41

    En 2014, il était "convaincu" de ne pas parler de ça pendant 10 à 15 ans

    Il est très facile de consulter les déclarations de monsieur Legault au printemps 2014. Il déclarait à qui voulait l'entendre qu'il ne fallait pas parler de constitution avant "10 à 15 ans"(sic). Il fallait attendre que le Québec soit riche!

    Joseph Facal a pondu une chronique là-dessus, récemment) dans le JdMtl:” Faire semblant pour exister”.

    On ne peut pas revivre un autre Meech soit une entente entre les gouvernements provinciaux et fédéral. La Colombie-Britannique, l’Alberta et Terre-Neuve ont maintenant des lois provinciales obligeant la tenue de référendums avant que leurs législatures puissent adopter des résolutions amendant la Constitution.

    Depuis 20 ans, toutes sortes d’autres acteurs attendent leur tour: les autochtones, les gouvernements des Territoires, la minorité anglophone du Québec, les minorités francophones du Canada anglais, les minorités ethnoculturelles issues d’une immigration récente, tous auront leur liste d’épicerie.

    Difficile à suivre monsieur Legault. D'abord rappeler qu'il fut l'auteur du budget de l'an 1 d'un Québec indépendant. Étape 2: ne pas parler constitution pendant 10 à 15 ans. Étape 3: rouvrir le débat constitutionnel.....

    Charles Sirois avait vu juste: avec la division du vote francophone, le PLQ est abonné au pouvoir pour longtemps!

  • François Dugal - Inscrit 14 septembre 2015 07 h 51

    Enrichissons notre vocabulaire

    Pensée magique :
    Considérer des choses impossibles à réaliser comme facilement accessibles.