Le PQ n’a pas le monopole de la souveraineté, dit PKP

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a affirmé que le PQ veut être prêt à répondre aux attaques de ses adversaires contre le projet souverainiste, d’ici la prochaine campagne électorale de 2018. 
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a affirmé que le PQ veut être prêt à répondre aux attaques de ses adversaires contre le projet souverainiste, d’ici la prochaine campagne électorale de 2018. 

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau ne voit pas la présence d’autres partis souverainistes comme un obstacle à une unification des militants pour l’indépendance du Québec.

Le Parti québécois n’a pas le monopole du projet souverainiste, ce qui l’oblige à travailler avec les autres partis qui partagent cet objectif, a déclaré M. Péladeau en conférence presse, mercredi. « Nous partageons un objectif commun, celui de la liberté, celui de la formation d’un pays, celui de l’indépendance et de la souveraineté, a-t-il dit. Et le Parti québécois n’a pas le monopole en cette matière. Il nous apparaît essentiel et incontournable justement que nous nous rassemblions tous ensemble pour cet objectif. »

M. Péladeau a même évoqué l’influence que les citoyens et membres d’autres partis souverainistes pourront avoir dans l’élaboration de la stratégie référendaire péquiste. « Certainement que les citoyens et les citoyennes, les militants et les militantes d’autres partis politiques vont enrichir la conversation », a-t-il affirmé.

Responsable de la convergence du mouvement indépendantiste, la députée Véronique Hivon a affirmé que le PQ a mis de côté la question des alliances qui permettraient de faire élire plus de députés des partis souverainistes. « Il ne faut pas voir le mouvement qui est amorcé par le prisme d’une simple question d’alliances, a-t-elle déclaré. Justement, je pense qu’une erreur, dans le passé, ça a été de partir du prisme de l’alliance électorale. »

Discussions possibles

 

Mme Hivon a expliqué que le PQ souhaite plutôt travailler avec les autres partis souverainistes, Option nationale et Québec solidaire, sur les points communs. « On n’est pas en train de remettre leur existence en question, a-t-elle dit. Ce que l’on souhaite, c’est pouvoir travailler ensemble, justement, au-delà des allégeances partisanes sur ce qui nous rassemble. »

M. Péladeau a donné l’exemple de la région espagnole de Catalogne, où des partis souverainistes se partagent l’échiquier politique. « Il y a deux partis qui sont souverainistes, et ils sont ensemble pour justement faire en sorte d’atteindre l’objectif qui est le leur, c’est-à-dire que la Catalogne devienne un pays », a-t-il indiqué.

La députée Françoise David, de Québec solidaire, a déclaré en point de presse que des discussions sont possibles avec d’autres partis souverainistes. Mme David a fait référence au mandat confié par les militants qui oblige le parti à présenter des candidats dans les 125 circonscriptions québécoises. « Si ce mandat devait changer, on verra, mais, pour le moment, c’est le mandat que nous avons, a-t-elle dit. Je pense que c’est clair. »

M. Péladeau a affirmé que le PQ veut être prêt à répondre aux attaques de ses adversaires contre le projet souverainiste, d’ici la prochaine campagne électorale de 2018. « Nous allons avoir des réponses aux questions que les fédéralistes ont toujours posées et aussi, surtout, aux campagnes de peur que nous connaissons, a-t-il affirmé. Nous l’avons connu en 1980, nous l’avons connu en 1995. »

Radio-Canada a rapporté mardi que le PQ veut mettre en place une stratégie pour transformer la formation en « machine de guerre », créant notamment une école pour enseigner aux militants les arguments pour l’indépendance du Québec, ce qui a suscité des railleries dans le camp libéral. « Ils parlent d’ouvrir des écoles de souveraineté, ils veulent endoctriner, essayer d’exposer un point de vue à partir de réponses qu’ils disent qu’ils n’ont pas », a déclaré le leader parlementaire Jean-Marc Fournier.

Nous partageons un objectif commun, celui de la liberté, celui de la formation d’un pays, celui de l’indépendance et de la souveraineté. Et le Parti québécois n’a pas le monopole en cette matière. Il nous apparaît essentiel et incontournable justement que nous nous rassemblions tous ensemble pour cet objectif.

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