Les réfugiés parrainés par Couillard attendront comme les autres

La famille de réfugiés syriens que parrainera le premier ministre Philippe Couillard ne bénéficiera pas d’un traitement de faveur : elle sera soumise aux mêmes délais que tous les autres réfugiés.

C’est ce qu’a tenu à préciser mardi le cabinet du premier ministre. Ces délais sont actuellement de six à neuf mois au Québec. C’est donc dire que Philippe Couillard ne devrait pas accueillir la famille de réfugiés qu’il veut parrainer avant le printemps prochain.

Le premier ministre a révélé à un quotidien local son intention de se joindre à un groupe de parrainage de réfugiés dans sa région du Lac-Saint-Jean. Il n’a toutefois pas encore choisi ce groupe ni la famille syrienne qu’il compte aider à s’établir au Québec, a-t-on indiqué à son cabinet.

Lundi, la ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Kathleen Weil, a annoncé que le Québec entend tripler le nombre de réfugiés qui seront accueillis cette année, un nombre qui passerait de 1200 à 3650 personnes. Pour y arriver, Québec dépend de la collaboration du gouvernement fédéral. Mardi, son cabinet a signalé que le ministre canadien de l’Immigration, Chris Alexander, n’avait pas encore assuré la ministre québécoise de sa collaboration pour réduire les délais d’accueil. Une porte-parole du Parti conservateur a toutefois donné l’assurance qu’on examinait les moyens d’accélérer le processus.

Les fonctionnaires fédéraux discuteront de la proposition de la ministre Weil dans les prochains jours avec leurs pendants québécois, a indiqué au Devoir une porte-parole de Citoyenneté et Immigration Canada. « Les temps de traitement pour les demandes présentées par les Syriens ont diminué considérablement. Nous traitons les cas de réinstallation des Syriens dans un délai d’un an et nous cherchons constamment des moyens de simplifier le processus », écrit dans un courriel la porte-parole du ministère fédéral. Les délais pour accueillir des réfugiés au Québec sont plus courts que dans le reste du Canada, mais Kathleen Weil veut les réduire davantage en raison de la crise humanitaire qui sévit.

Avec La Presse canadienne

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