Le ministère du Revenu transformé en agence - Une firme comptable évaluera le projet

Le ministère du Revenu a fait appel à la firme comptable Mallette pour évaluer le projet de sa transformation en agence gouvernementale.

Cette firme, qui bénéficie d'un contrat d'une valeur maximale de 24 000 $, doit analyser les scénarios soumis par le comité de fonctionnaires responsable du dossier de la «réingénierie» de l'État au sein du ministère du Revenu, a confirmé le ministère au Devoir hier. Le mandat se termine fin janvier.

Depuis quelques années déjà, l'idée d'un changement du statut du ministère du Revenu, selon l'exemple du gouvernement fédéral qui a déjà créé une telle agence, a fait son chemin. Cette transformation pourrait vraisemblablement permettre une plus grande souplesse en ce qui a trait à la gestion des employés ainsi qu'à la tarification des services rendus à titre de mandataire du gouvernement fédéral pour la perception de la TPS.

La firme Mallette doit faire rapport d'ici quelques semaines, juste à temps pour la réunion du comité de gouverne présidé par le premier ministre Jean Charest, prévue fin janvier ou début février. Avec plus d'un mois de retard sur le calendrier initialement établi, cette réunion permettra aux six comités de pilotage de remettre leur rapport d'étape. Cette étape franchie, les premiers changements dans la machine gouvernementale devraient être annoncés. Le gouvernement s'accorde toutefois quatre ans pour mener à terme cette «réingénierie» qu'il appelle maintenant «modernisation de l'État».

Tous les ministères et organismes gouvernementaux ont été invités à revoir en profondeur leurs façons de faire, question de «recentrer l'État sur ses missions essentielles». Ce travail de remue-méninges se déroule principalement à l'interne. Peu de contrats ont été accordés au secteur privé. Les ministères des Relations internationales, des Ressources naturelles et de l'Immigration se sont appuyés uniquement sur l'expertise dans leurs rangs.

L'automne dernier, le Conseil du trésor, qui coordonne cette réduction de la taille de l'État, avait constitué une banque de 13 consultants pour l'accompagner dans cette tâche délicate. Un premier contrat a été accordé aux firmes Secor, Cap Gemini Ernst & Young et PriceWaterhouseCoopers.