Sylvie Roy claque la porte de la CAQ

La députée Sylvie Roy siégera comme indépendante.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La députée Sylvie Roy siégera comme indépendante.

La députée d’Arthabaska, Sylvie Roy, quitte la Coalition avenir Québec pour siéger comme indépendante.

Élue pour la première fois sous la bannière de l’Action démocratique du Québec de Mario Dumont en 2003 dans la circonscription de Lotbinière, aujourd’hui redessinée, Sylvie Roy s’est distinguée comme porte-parole en matière de sécurité publique. Elle fut la première à réclamer à l’Assemblée nationale la tenue d’une commission d’enquête publique sur la corruption et la collusion dans l’industrie de la construction. À compter de janvier 2013, à la suite de l’élection de septembre 2012, Jacques Duchesneau, alors député de Saint-Jérôme, lui avait ravi cette responsabilité.

Dans une entrevue à Radio-Canada, Sylvie Roy, une avocate âgée de 50 ans, a affirmé qu’elle n’avait jamais été heureuse au sein de la CAQ de François Legault. Selon elle, il ne lui a jamais réservé la place qui lui revenait. Elle estime que le chef caquiste met trop l’accent sur le travail à l’Assemblée nationale alors qu’elle privilégie son travail dans la circonscription.

À la CAQ, on explique que la députée avait des « problèmes de comportement ». Le leader parlementaire de la CAQ et député de Granby, François Bonnardel, a indiqué qu’il avait passé tout l’après-midi de lundi avec la démissionnaire pour tenter de la convaincre d’accepter de l’aide. « Elle a des problèmes. Son travail de circonscription ne se faisait pas. Son travail à l’Assemblée nationale était déficient », a-t-il signalé au Devoir. « J’ai tout fait pour l’aider. »

Selon François Bonnardel, Sylvie Roy s’est mal adaptée à un parti qui compte une vingtaine de députés, alors qu’elle a connu des années où l’ADQ ne comptait que quatre élus. « Ce n’est pas la Sylvie que je connaissais. Ce n’est pas la Sylvie des années 2009 et 2010 », a-t-il déploré.

Troisième départ

C’est un autre départ avec lequel François Legault devra composer. Mais comme Sylvie Roy demeure députée indépendante, la CAQ n’aura pas à subir l’épreuve d’une élection partielle. Le départ de Gérard Deltell, annoncé en avril, s’est conclu par la perte de la circonscription de Chauveau en juin aux mains des libéraux. L’an dernier, c’est son porte-parole en matière d’économie, Christian Dubé, que François Legault voyait partir.

En outre, François Legault a congédié son directeur des communications, Jean-Luc Benoît, au retour de vacances de ce dernier. Ancien conseiller de Mario Dumont, Jean-Luc Benoît, à son grand dam aujourd’hui, avait quitté en octobre 2014 l’entourage du ministre conservateur Denis Lebel.

1 commentaire
  • Pierre Lefebvre - Inscrit 28 août 2015 04 h 04

    Entendre

    Et on entend encore des phrases qui veulent dire le contraire le lendemain de ce qu'elles signifiaient la veille. Est-ce moi qui s'habitue ou si les scripteurs commencent à manquer d'imagination ?

    PL