Le SPGQ demande à son tour la médiation

Le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux

Après le Front commun syndical au début du mois, le Syndicat de professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) demande à son tour l’intervention d’un médiateur pour dénouer l’impasse des négociations avec la partie patronale.

Les pourparlers sont au point mort malgré une vingtaine de rencontres avec les négociateurs du gouvernement, a expliqué, mardi, la vice-présidente du SPGQ et porte-parole du comité de négociation pour la fonction publique, Francine L’Espérance.

Selon la leader syndicale, l’employeur fait preuve d’intransigeance en demeurant ferme sur sa volonté de réduire la rémunération globale des salariés, y compris en ce qui concerne la rente de retraite.

Le Conseil du trésor offre aux 540 000 employés de l’État un gel salarial de deux ans assorti d’une augmentation de 1% par année pendant trois ans. À cela s’ajoutent la réduction de cinq jours du nombre de congés de maladie annuels et l’augmentation de l’âge de la retraite de 60 à 62 ans.

Sur le plan salarial, les employés engagés dans les négociations pour le renouvellement des conventions collectives exigent une hausse de 4,5 % par année pendant trois ans.

Mme L’Espérance prévient que si le Conseil du trésor reste inflexible, le SPGQ examinera la possibilité d’exercer les moyens de pression requis pour forcer l’employeur à faire preuve de plus de souplesse. La grève demeure cependant le tout dernier recours, a-t-elle précisé.

En vertu de la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic, la médiation est un processus obligatoire, préalable à l’exercice du droit de grève. Elle est d’une durée de 60 jours.

Le mois dernier, le SPGQ a recouru à la médiation pour les 720 membres professionnels des 16 collèges qu’il représente.

Le SPGQ représente plus de 24 250 professionnels, dont environ 17 300 dans la fonction publique.

LE COURRIER DE LA COLLINE

Nouvelle infolettre

Chaque jeudi, l'équipe du Devoir à Québec résume l'essentiel de la semaine parlementaire. Retrouvez aussi la note de Michel David, notre chroniqueur politique. Inscrivez-vous, c'est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.

3 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 21 juillet 2015 16 h 06

    0%

    C'est l'augmentation de salaire que j'ai obtenue pour les trois dernières années de service que j'ai passées dans la fonction publique. Ça allait mal, que ça allait donc mal. Faut dire qu'ils avaient besoin de «cash flow» pour préparer les primes variées et les retraites de leurs amis. Alors voyez-vous, le petit personnel...

    Il y a dans ce qui se passe présentement quelque chose que les anglais appellent du «déjà vu».

    Je conseille fortement à ceux de mes ex collègues qui le peuvent, de quitter ce bateau ivre maintenant. Maintenant pendant qu'ils n'ont pas encore besoin d'une ceinture de sauvetage. Vous savez, il y a une vie utile et féconde après la fonction publique.

    Faites-le avant que ces fanatiques inepte que sont les Couillard et Coiteux qui n'ont ni affection ni respect pour les employés de l'État n'aient réussi à démantibuler complètement le joyau indispensabe qu'est la fonction publique et altéré la richesse méconnue que vous représentez.

    Bon courage.

    • Michel Gélinas - Abonné 22 juillet 2015 06 h 17

      Quitter ce bateau?

      Tout ce que souhaitent ces neo-liberaux de l'Institut économique de Montréal, c'est justement qu'il n'y ait plus de forces vives au sein de l'appareil de l'État pour qu'enfin les services soient donnés en sous-traitance par leurs amis du secteur privé. Qu'ainsi les coûts de livraison des services aux citoyens et aux familles, s'il en reste, soient réduits à leur minimum en éliminant les protections et les régimes de soutien des travailleurs, ce "carrosse doré"...
      Sans État, qui protégera l'environnement, la santé, l'éducation, la classe moyenne et les démunis? Qui organisera et dispensera les services qui ne peuvent qu'etre publics car non rentables? Le "Privé" ne visant que le profit...
      Là n'est pas la solution.

    • Josée Duplessis - Abonnée 22 juillet 2015 06 h 31

      J'appuie votre pensée M.THéberge. C'est ce que j'ai fait.